Fatigue

29 07 2008

Mes doigts martels les touches du clavier et je me dis que chaque lettre sur lesquels j’appuie me fait perdre les infimes quantités d’énergie qui me reste. La nuit fût longue, réveil en sueur, change de coté de lit, réveil en sueur, je me lève et laisse sécher.

Sur l’ordi je navigue entre deux rêves, entres deux pensées, entre deux chaises et je me dis où va ma vie? J’ai l’impression de voir un doux brouillard qui ne tient pas nécessairement à se dissiper. J’ai besoin de m’évader, seul dans une prison. La fatigue surement. Ma mère me dit toujours de ne pas réfléchir quand je suis trop fatigué. Je lui prouve souvent que le contraire est bien plus agréable. Dans une situation ou je me sens pas bien, je suis capable d’énumérer chacun des points qui font défaut, sans m’emporter émotionnellement, sans me compliquer la vie par les « et si ». Ça déboule sans embûche de ma bouche, extériorisant ma penser, dissipant le brouillard. Lentement je prends action sur les choses de ma vie à régler, mais je suis faible et sensible à la femme et on dirait que retombe toujours, je devrais m’isoler.

Quand je suis fatigué, je n’ai pas l’énergie de me stresser, alors ça part déjà bien. On dirait que le manque d’énergie fait en sorte que je tente de prendre tout au premier niveau, sans complexité. Wow j’y vois clair maintenant. On devrait au moins un jour semaine, faire le Ramadan du sommeil, un jour d’éveil complet, suivit d’une méditation sur notre vie et d’un sommeil récupérateur. Le premier degré de réflexion enlève souvent tous les voiles sur notre jugement.

Je me sens pas clair, c’est la fatigue surement. Je vais partir en vacances, je tenterai d’être fatigué au moins une journée pour penser à ma vie mais à distance de celle-ci. Est-ce vrai que la distance nous rapproche de nous même?





Femme

28 07 2008

Inspire-moi, respire-moi, encore une fois puis expire-moi à la date que tu choisiras.

Ce matin dans le métro, on est lundi, je regardais les gens… pas tous les gens ce matin, une femme parce que je la trouvais belle. Pourquoi une femme, parce qu’elles sont toutes uniques, toutes belles dans leur costume de femme. Une femme, une autre, toutes les femmes parce que c’est beau une femme. C’est doux une femme, c’est mystérieux et simple à la fois. On cherche parfois à se casser la tête, mais on dirait que l’on fait simplement ne pas regarder la vérité en face quand on regarde la femme, on ne prend pas le temps de voir les signes clairs, les paroles franches et celles bourrées de poésie.

La gestuelle, une danse qui me séduit à tout coup. Plus la femme est loin plus ses mouvements sont évidents, plus elle est proche plus on devient aveugle, peut-être que l’odeur de la femme rend aveugle, ou simplement son regard qui rend fou. De loin, on peut voir comment son corps est construit, comment chacun de ses gestes suivent une chorégraphie bien symbolique. Tant que je ne suis pas repéré, je peux apprécier ses ondulations primitives de séduction, parce que la séduction commence souvent par elle même chez la femme. La séduction par comparaison de leur propre costume de femme par rapport à celui des autres. C’est fou de voir comment cette différence homme/femme est flagrante, peut-être dans ma tête en fait, mais flagrante pour moi, car moi dans le métro, je n’en ai rien à cirer de regarder les autres hommes pour me comparer, je n’ai pas envie de me changer pour qui que ce soit, je suis ce que je suis. Je regarde la femme, je la trouve belle, je trouve très souvent (parce que j’allais écrire toujours et ce n’est pas réaliste) ce qui rend la femme belle, chaque femme si belle. La femme elle regarde aussi la femme avant même de regarder l’homme, elle ne jette qu’un oeil rapide pour qu’on puisse lire dans son visage acceptation ou mépris. C’est au moment qu’elle a admis qu’elle soit LA plus belle qu’elle parcourra du regard ceux qui l’entourent. Je mets un bémol ici, je crois que la confiance en soi va jouer un grand rôle sur sa décision d’être LA plus belle. Une femme qui se sent belle ça se voit, ça se perçoit, une femme qui se sent trop au dessus de la moyenne aussi, ça aussi c’est palpable, personnellement c’est repoussant, ça fait peur. J’aime la femme qui fait attention à elle et par faire attention à elle j’entends simplement de s’écouter, de répondre elle-même à ses envies que ses envies passent de s’enfiler une poutine sans dire à tout le monde que ça va directement dans ses fesses, qu’elle s’alimente de végétation de toute sorte, qu’elle s’entraine, qu’elle préfère faire du « couch surfing » pendant un weekend, tant que les remords n’y sont pas c’est l’important, les remords, ça ne mène nulle part et ça fait dire que la décision prise n’était pas responsable. Il faut simplement qu’elle vive, qu’elle respire, qu’elle morde dans la vie à pleine dent parce que je pense qu’on est simplement là pour ça.

Le regard, le premier contact souvent depuis bien longtemps établi par moi, disons que je ne crois pas à la subtilité, j’aime bien qu’une femme sente mon regard peser sur elle, un regard plutôt fasciné, un regard intéressé, un regard de salutation qui dit simplement « Tu es jolie tu sais ». J’aime les petits sourires en coin un peu timides qui rendent la femme encore plus irrésistible, un sourire à faire arrêter la planète de tournée. Souvent, même dans mon cas, ça s’arrêtera là, la timidité et le rêve font en sorte que j’aime ce que je vis maintenant, que je ne me pose pas de question, que ce petit moment doux et simple, je peux m’en contenter. Bien souvent, on ne peut même pas l’échanger, car pour attirer l’attention sans bruit, sans mouvement, c’est plutôt difficile, il faut que l’autre personne ce poids que mes yeux ont sur leur être. Des fois je me dis comme dans La vie est belle, je me prends pour Guido qui se répète sans cesse… « Regarde-moi… regarde-moi… » des fois cela fonctionne, des fois je continue de rêver. J’aime bien rêver.

J’aime bien être un observateur silencieux, voir chacun des mouvements, observer chacune des lignes qui découpent leur costume de femme. Les plus grands designers ne sont-ils pas les parents de toutes ces femmes, qui conçoivent de magnifiques chefs d’oeuvres? Le détail porté à la composition de leur visage, les lèvres fines, parfois pulpeuse, parfois presque absente, leur seul point commun, l’envie de découvrir un baiser pour vraiment comprendre cette merveille que sont les lèvres. Ces mêmes lèvres qui s’entrouvrent pour laisser sortir un sourire, un rire, toujours bien personnel à chacune. Les yeux, expressifs, passifs, clairs ou foncés, c’est les 20 000 lieux sous les mers où un homme se noierait sans même se poser de question. Les plus belles histoires y passent si on y est attentif, les plus beaux compliments, les rêves les plus intimes. Ça me scie que d’y penser. Le nez, souvent complexe chez les femmes, mais personnellement je trouve qu’on y trouve tout le caractère de la femme, qu’il soit fin, allongé, aquilin ou plus présent, il personnalise celle qui le porte sans exception. La peau, ma préférée, douce, tendre, ferme, poilue, froide comme la neige, brulante de désir, c’est toujours un plaisir d’y glisser mes doigts, de la sentir, parce que ça sent bon la peau d’une femme, de sentir la chaleur d’une peau qu’on ne touche pas encore. À distance j’aime bien me faire des idées sur la sensation de la peau qui glisse sous ma main. J’aime aussi les touchers accidentels qui arrivent parce qu’il y a trop de gens dans le métro, qui rendent un peu mal à l’aise parce que de toucher un étranger c’est un peu tabou, interdit, mais tellement plaisant pour toutes ces mêmes raisons. Si on pouvait simplement dire, votre peau m’interpelle, je pourrais simplement en avoir un échantillon tactile pour le confirmer. Ça reste tellement personnel, mais la tentation fait en sorte que tout ça reste bien dans le domaine du désir. Sinon, il y a par la suite toutes les formes qui accompagnent la femme, parfois longiligne parfois plus ronde. Grande ou petite, mince ou ronde tant qu’elle se sente bien dans ce costume qu’elle habite. Moi je l’aime. À chacune son charme, à chacune de porter de façon élégante, gamine, rebelle, un agencement de forme qui la rend irrésistible. De la pointe des pieds jusqu’à la racine des cheveux, l’unicité de chacune est un pur délice. Toutes les formes, les seins, les fesses ou les cuisses me procurent un sourire qui ne décroche plus. Les seins qu’ils soient immenses ou presque absents, tant qu’elle est fière de les porter. Les haches qui donnent sur les fesses de toutes formes, un délice pour lequel un aveugle retrouverait la vue.

Pour toutes ces raisons, j’admire, louange, vénère la femme qui chaque jour attire mon attention, peu importe où je la trouve. C’est simplement une tendre passion pour le genre féminin.





Mardi… Quelle journée de merde!

23 07 2008

Un autre petit texte qui ne parle de rien d’autre que du fait que le mardi ça reste une journée de merde, on entend rarement les gens s’exalter sur le mardi. Je sais qu’à textes du genre on ne me lira peut-être jamais, peut-être le prochain je l’appellerai sexe, simplement pour attirer les regards!

Pauvre petit mardi, d’où il vient on ne sait pas trop, avait-on besoin de lui? Si on décortique la semaine en tranches fines on s’en rendra compte que chacun à sa place. Je sais que ce que je vais dire là est vrai pour beaucoup de gens, surtout les gens qui font du 5 jours semaine du lundi au vendredi… pour les autres à 5 jours, je suis certain que vous trouviez votre mardi dans votre semaine de 5 jours (un truc c’est la 2e journée de travail) pour les autres à l’horaire farfelu ou international, vous verrez peut-être là un point positif à ne pas travailler du lundi au vendredi.

Le petit premier, lundi, ça débute la semaine, ça nous ramène à notre réalité métro-boulot-dodo, beaucoup le trouvent déplaisant, moi je le trouve plein de charme, n’est-il pas celui qui nous donne l’occasion de faire du voyeurisme sur les vies des autres (eh oui! je suis un voyeur à suivre sur mon blogue… Voyeur VS Exhibitionniste). Lundi dans les transports en commun, les gens partagent leur gueule de pas réveiller, de mécontent de ce retour, c’est la journée zéro-sourire. Moi je les regarde souriant, je passe généralement de bons weekend, alors pourquoi ne pas le montrer à tout le monde que je suis en train de sourire de leur petit malheur du lundi, prenez le temps de regarder autour de vous, chercher les sourires, vous n’en trouverez pas beaucoup, peut-être que si vous passez le mot vous trouverez que la moyenne sourire augmentera. C’est aussi une journée 20 % productif/20% de que c’est-il passé la semaine dernière et 60 % sociabilité. Lundi, les gens répondent à la question « Comment ça va? » de la façon suivante « Comme un lundi » ce qui est particulier parce qu’on entendra rarement la même phrase pour les autres jours de la semaine. Il faut bien commencer quelque part alors pourquoi pas lundi.

Mardi je le passe pour le traiter plus tard (voyez, ça commence mal)

Mercredi, milieu de semaine, le petit nombril de la semaine, ce qui coupe la semaine en deux, le centre des 5 jours de travail, des 7 jours de la semaine complète sur la plupart des calendriers aussi. C’est probablement la journée la plus productive au travail aussi, sur la courbe de productivité on doit être au 80 % productif, le reste varie. Mercredi reste quant à moi le roi de la montagne, après on commence la descente vers le weekend. Cette journée devrait être honorée par une journée de congé (c’est personnellement ma préféré pour prendre une journée pendant la semaine, ça coupe, ça fait de petites semaines de 2 jours). C’est tout pour mercredi, il est là, inoffensif, douillet, réconfortant.

Jeudi, l’avant-dernière, le jour de la paye, le jour où l’on 5 à 7 jusqu’à 3 h (le 5 à 7… happyhour, ça reste bien en culture d’entreprise, les gens qui sortent dans les 5 à 7 ne sont pas les mêmes qu’après 9 h le soir). Le 5 à 7 du jeudi c’est comme célébrer dans un bar la fin de semaine qui s’en vient quand il nous en reste une à faire, je dirais aussi que durant les 5 jours c’est celle où les gens sont plus heureux, ils ont des attentes sur ce qui s’en vient pour le weekend. Jeudi on fait des folies et le vendredi ce n’est pas grave si on est un peu de travers pour la dernière journée, quand tout le monde est un peu de travers, on dirait quand même que le monde tourne rond. Aux jeudis festifs et remplis de surprise, je lève mon chapeau.

Vendredi, journée officielle de la fin de semaine, dernière journée de travail, la fatigue de la veille et l’attente récompensées, car la fin de semaine est là. Le vendredi c’est la même journée que le lundi, mais inverse dans son déroulement, elle commence productive et se termine sociale. C’est la journée où même si la fatigue se fait sentir, on a quand même bien de l’agrément à sortir le soir, la pression de la semaine se dissipe pour laisser place au repos du guerrier. La préférée de beaucoup.

Le dialogue est court sur le samedi et dimanche, on se la coule douce, on s’occupe des enfants s’il y a lieu, de notre domaine de vie. On pense plus à la semaine, certains ont une pensée pour le lundi quand ils arrivent au dimanche. Moi je trouve qu’on devrait attendre que ça arrive avant d’y penser, comme ça on ne gâchera pas notre weekend. C’est semble t’il les journées qui passent le plus vite, car on n’en a jamais assez de temps pour nous et que deux jours c’est bien peu pour le faire. Certains empièteront sur le vendredi ou lundi pour faire de leur fin de semaine un moment plus mémorable. La fin de semaine c’est aussi pour les longues matinées sous la couette, les fruits qu’on mange au lit sous les rayons du soleil, les chocolatines, le café qu’on peut vraiment prendre le temps de déguster.

Mais le mardi, ce mardi, il n’a pas de place dans cette semaine. Ce n’est pas le début, pas la fin, pas le milieu. C’est presque la journée inutile de la semaine. Personne ne se demande à quand la semaine des 4 mardis, comme on le fait avec le jeudi? Personne n’est particulièrement heureux que ce soit mardi! Les commerçants vont jusqu’à s’inventer des journées cinémas moins chers le mardi pour attirer des gens, car probablement que c’est la journée la plus calme de la semaine. Merci au Festival de jazz de Montréal de lui avoir laissé une journée pour faire sa grosse soirée. Mardi c’est la journée des opportunistes en fait, on s’en sert pour promouvoir des trucs qui en d’autres occasions n’aurait pas eu le même impact. Même mercredi profite du statut de journée moche pour se prendre pour le roi de la montagne, sans mardi mercredi n’aurait pas le statut de milieu.

Mais il semble qu’on pourra ne rien y changer, sinon que notre façon de voir les choses! On devrait faire de mardi une journée toute particulière. Reste à trouver quoi faire!





Mapocri

17 07 2008

J’aime les contractions de mots qui en donnent de nouveau. Un titre simplement pour dire que ma peau crie, réclame des câlins sans cesse à se rendre malade. Comme une plante sans eau, sans lumière, elle se dessèche, elle se meurt. Cela semble ridicule, mais qui n’a pas besoin de cette douceur qui calme l’être et lui fait un bien fou.

Le temps passe et me donne doucement l’envie de revivre. Les dernières semaines furent ma foi plus difficiles que je pensais. Mais le vent souffle pour pousser les nuages du soleil et me ré-énergiser enfin. Par chance il soufflera encore pour remettre en place ces porteurs de pluie qui m’inspire.

Disons que dans un appartement un peu dépouillé, il est difficile de faire son nid, quand la chambre est le seul refuge possible, le seul fait de s’y retrouver seul n’a rien de bien motivant. Mais doucement, je meuble une à une les pièces d’un univers que je fais mien. Tout ceci reste bien matériel et mes pensées souvent s’emmêlent sans raison. Le seul besoin de tendresse se fait sentir, mais je l’étouffe par peur, parce que j’en ai envie, mais que je n’ai envie que de ça pour le moment. Dans un espace de vie où le temps file, parfois on sent simplement cette envie de tendresse sans question, mais de peur de créer des attentes, je me prive de moments doux. Sauf hier, la situation s’y est prêtée et c’était simplement doux, chaleureux, divin sur mon divan.

Est-ce moi qui me pose trop de questions? Je ne sais pas, je ne crois pas. J’essaie de m’exposer cela d’un oeil externe, mais mon coté sensible me dit « Qu’est ce que tu fais là? » simplement parce que je ne sais pas ce que je fais, je laisse allez mes gestes comme mon corps me le demande, sans me poser de question. J’apprécie chaque minute où ma peau prend des degrés supplémentaires, réagissant à une caresse, jusqu’à ce qu’elle surchauffe, quel plaisir intense. Je ne pense pas à après, qu’à pendant et je n’ai pas envie de me poser de questions justement, juste d’accepter le moment, de le savourer pour chacun des centimètres de ma peau qui sont découverts par ses doigts. De rendre ces caresses, car une peau qui caresse est aussi une peau qui en obtient une. J’aurais envie de lèvre, mais je me dis que je pousse un peu, un baiser c’est si personnel, je me contente de caresses.

La raison et l’envie n’auraient pas fait bon ménage.





À brasier ouvert

14 07 2008

J’ai un peu mal au coeur, pas un mal physique, mais un mal spirituel. Je ne sais pas d’où cela sort. Moi l’être passionné que j’ai déjà connu j’ai l’impression d’être éteint. On dirait que je n’avance plus. On dirait que chaque minute que je passe, je me pose la question si tout redevenait comme avant. Qu’est-ce qui met tant de lourdeur sur mes petites épaules?

Avant… Avant c’était simplement compliqué, un désagréable dont on ne peut pas se passer. Ça faisait mal sans raison autre que le désir brûlant de l’autre. Pas nécessairement un désir sexuel, mais un désir présent et grandissant d’envelopper l’autre de tous mes bras, simplement pour sentir aussi sa chaleur. Sans me poser de question. Je le faisais à qui mieux mieux un temps, mais depuis peu on dirait que ma flamme ne brûle plus du même feu. Où ça va tout ça? Où vais-je moi? On dirait que les journées ont toutes la même couleur, la même odeur, avec des variantes quand doucement une personne glisse un doigt sur une de mes cordes, mais jamais assez fort pour m’éveiller vraiment. Moi qui étais capable de tomber amoureux à la seule vue d’une belle demoiselle, on dirait simplement que j’ai perdu la vue. Peut-être devrais-je être patient, peut-être je devrai simplement laisser la vie faire son travail, me laisser allez à tout vent sans penser, seulement sans penser à « what’s next ». Je tente de garder les yeux, les bras, ouverts, mais j’ai l’impression que tout passe pas assez vite… je voudrais être demain et bien. Mon avant était douloureux, mais rempli de saveur, d’odeur, de goût qui faisait que tout brillait, que j’appréciais les nuages en pleurant, sachant très bien que demain j’allais sourire.

Pour maintenant, je tente de traverser cette étape de ma vie, en essayant de m’agripper aux sourires, à la pluie. Pour l’instant, un collègue passe devant mon bureau, pour me dire que j’ai l’air d’un chien battu, je lui réponds que c’est ainsi que je me sens, il me sert dans ses bras et me dit qu’il est là, j’ai envie de pleurer. Le chagrin, ça vient en motte, pis tant que le motton ne passe pas on est pris avec ça de travers dans la gorge. Ça, mélangé au pollen… ça m’empêche de respirer aisément.

L’important c’est d’être patient et d’y croire, croire que tout ça sera comme avant où l’innocence de la vie avait un goût plus doux.





Un ticket de stationnement pour avoir été en état d’ébriété

10 07 2008

Le titre est bien bizarre, mais c’est vraiment le cas… L’injustice elle est où? Et bien elle est là où elle doit être, mais on n’a pas besoin d’être d’accord.

Commençons par le commencement, je suis capable de prendre mes responsabilités. Et ceux, qui visite ou habite la grande île de Montréal savent qu’il faut se méfier quand on veut se stationner. Dû à un oubli de ma part, il m’est arrivé d’avoir un magnifique ticket (infraction/contravention) pour ne pas avoir déplacé mon véhicule de l’autre coté de rue parce que la ville c’est réservé une plage horaire pour faire le nettoyage des rues au grand plaisir de tous les citoyens (qu’un peu de sarcasme, parce que j’aime avoir ma rue propre, si cette maintenance était toujours effectuée par contre…). C’est seulement en rentrant du travail que j’ai vu léger dans le vent, retenu par mon essuie-glace, ce magnifique billet de stationnement, rédigé par un ordinateur, dirigé par un employé de la ville. Je suis bon joueur pour celui-là! C’est ma responsabilité de déplacer ma voiture, ma faute. Les seuls constats que je peux faire, c’est que ma rue n’est pas plus propre que le matin, que je pense avoir donné un sourire à un employé de la ville et j’aurai bientôt 42 $ de moins dans mon compte en banque. Jusqu’ici tout va bien, tout le monde à fait sa job comme il le devait tant pis pour moi.

Prise deux… eh oui! il y a une prise deux! Semaine de la St-Jean-Baptiste, fête des Québécois, fête de la boisson à profusion. Je n’aime pas les grands rassemblements alors je me suis retrouvé invité dernière minute dans un BBQ de quartier où une communauté assez multiculturelle échangeait bonne bouffe, bon vin et discussions qui étaient parfois très profonde et d’autre très légère, probablement qu’avec les bouteilles qui ne cessait de se vider ça n’aidait en rien. Je suis allez me coucher, à pied, pas très tard et je suis tombé dans mon lit de façon comateuse pour me réveiller le matin sans mal de tête, mais encore saoul (il y avait vraiment beaucoup de bouteilles) à me dire que je n’allais pas travailler et encore moins changé ma voiture de coté de rue… je l’ai pourtant regardée, je l’ai saluée, et je me suis dit que j’allais payer le 42 $ nécessaire, car j’aurais pu être très dangereux, même pour un coté de rue, je me suis consolé en me disant qu’elle allait être du bon coté pour le lendemain.

Et maintenant pourquoi j’écris ça? Parce qu’il y a longtemps que j’avais envie de péter ma coche sur cet événement pour les raisons simples qui suivent. Pourquoi la ville organise des fêtes de la St-Jean et qu’elle fait travailler son monde le lendemain? Aurais-je eu le droit d’écrire dans mon pare-brise : désolé l’ami, je t’aime, mais je ne peux pas déplacer ma voiture pour le bien de ma communauté! : je ne pense pas que ça aurait passé. Pourquoi moi qui ai tenté de ne tuer personne je dois payer 42 $ pour avoir pris la bonne décision? 42 $ plus la journée de boulot que j’ai perdue, plus le temps que je prends à y réfléchir… c’est pour ça que je l’extériorise, pour ne plus avoir à en parler. Je me suis même vu haïr la personne que je ne connais pas qui m’a donné ma contravention, parce que c’était deux fois la même, c’est en plus écrit sur le billet et ça nous aide à la détester deux fois plus. À tenter de penser comment peut-on faire une job qui fait que personne ne nous aime, voir que tout le monde nous déteste, mais mon coté bon coeur c’est vu la prendre en pitié, pensant que cette personne a toujours été seule, sans amis ou qu’elle n’a simplement que raté sa vie, pas fait d’étude énorme, manquée son examen pour rentrer dans la police. Mais je n’aime pas haïr les gens, surtout quand ils font des emplois ingrats, surtout quand la personne a simplement été juste parce que mon char était là et il ne devait pas y être.

Je suis bon joueur… je vais payer le total des 84 $. Ce que je trouve plate, c’est que la maudite rue, bien ce soir la quand je suis allez ramasser mon billet de sur mon pare-brise, bien elle était encore sale.





Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?

9 07 2008

Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.

Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.

Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.

Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.