Un ticket de stationnement pour avoir été en état d’ébriété

10 07 2008

Le titre est bien bizarre, mais c’est vraiment le cas… L’injustice elle est où? Et bien elle est là où elle doit être, mais on n’a pas besoin d’être d’accord.

Commençons par le commencement, je suis capable de prendre mes responsabilités. Et ceux, qui visite ou habite la grande île de Montréal savent qu’il faut se méfier quand on veut se stationner. Dû à un oubli de ma part, il m’est arrivé d’avoir un magnifique ticket (infraction/contravention) pour ne pas avoir déplacé mon véhicule de l’autre coté de rue parce que la ville c’est réservé une plage horaire pour faire le nettoyage des rues au grand plaisir de tous les citoyens (qu’un peu de sarcasme, parce que j’aime avoir ma rue propre, si cette maintenance était toujours effectuée par contre…). C’est seulement en rentrant du travail que j’ai vu léger dans le vent, retenu par mon essuie-glace, ce magnifique billet de stationnement, rédigé par un ordinateur, dirigé par un employé de la ville. Je suis bon joueur pour celui-là! C’est ma responsabilité de déplacer ma voiture, ma faute. Les seuls constats que je peux faire, c’est que ma rue n’est pas plus propre que le matin, que je pense avoir donné un sourire à un employé de la ville et j’aurai bientôt 42 $ de moins dans mon compte en banque. Jusqu’ici tout va bien, tout le monde à fait sa job comme il le devait tant pis pour moi.

Prise deux… eh oui! il y a une prise deux! Semaine de la St-Jean-Baptiste, fête des Québécois, fête de la boisson à profusion. Je n’aime pas les grands rassemblements alors je me suis retrouvé invité dernière minute dans un BBQ de quartier où une communauté assez multiculturelle échangeait bonne bouffe, bon vin et discussions qui étaient parfois très profonde et d’autre très légère, probablement qu’avec les bouteilles qui ne cessait de se vider ça n’aidait en rien. Je suis allez me coucher, à pied, pas très tard et je suis tombé dans mon lit de façon comateuse pour me réveiller le matin sans mal de tête, mais encore saoul (il y avait vraiment beaucoup de bouteilles) à me dire que je n’allais pas travailler et encore moins changé ma voiture de coté de rue… je l’ai pourtant regardée, je l’ai saluée, et je me suis dit que j’allais payer le 42 $ nécessaire, car j’aurais pu être très dangereux, même pour un coté de rue, je me suis consolé en me disant qu’elle allait être du bon coté pour le lendemain.

Et maintenant pourquoi j’écris ça? Parce qu’il y a longtemps que j’avais envie de péter ma coche sur cet événement pour les raisons simples qui suivent. Pourquoi la ville organise des fêtes de la St-Jean et qu’elle fait travailler son monde le lendemain? Aurais-je eu le droit d’écrire dans mon pare-brise : désolé l’ami, je t’aime, mais je ne peux pas déplacer ma voiture pour le bien de ma communauté! : je ne pense pas que ça aurait passé. Pourquoi moi qui ai tenté de ne tuer personne je dois payer 42 $ pour avoir pris la bonne décision? 42 $ plus la journée de boulot que j’ai perdue, plus le temps que je prends à y réfléchir… c’est pour ça que je l’extériorise, pour ne plus avoir à en parler. Je me suis même vu haïr la personne que je ne connais pas qui m’a donné ma contravention, parce que c’était deux fois la même, c’est en plus écrit sur le billet et ça nous aide à la détester deux fois plus. À tenter de penser comment peut-on faire une job qui fait que personne ne nous aime, voir que tout le monde nous déteste, mais mon coté bon coeur c’est vu la prendre en pitié, pensant que cette personne a toujours été seule, sans amis ou qu’elle n’a simplement que raté sa vie, pas fait d’étude énorme, manquée son examen pour rentrer dans la police. Mais je n’aime pas haïr les gens, surtout quand ils font des emplois ingrats, surtout quand la personne a simplement été juste parce que mon char était là et il ne devait pas y être.

Je suis bon joueur… je vais payer le total des 84 $. Ce que je trouve plate, c’est que la maudite rue, bien ce soir la quand je suis allez ramasser mon billet de sur mon pare-brise, bien elle était encore sale.