Mapocri

17 07 2008

J’aime les contractions de mots qui en donnent de nouveau. Un titre simplement pour dire que ma peau crie, réclame des câlins sans cesse à se rendre malade. Comme une plante sans eau, sans lumière, elle se dessèche, elle se meurt. Cela semble ridicule, mais qui n’a pas besoin de cette douceur qui calme l’être et lui fait un bien fou.

Le temps passe et me donne doucement l’envie de revivre. Les dernières semaines furent ma foi plus difficiles que je pensais. Mais le vent souffle pour pousser les nuages du soleil et me ré-énergiser enfin. Par chance il soufflera encore pour remettre en place ces porteurs de pluie qui m’inspire.

Disons que dans un appartement un peu dépouillé, il est difficile de faire son nid, quand la chambre est le seul refuge possible, le seul fait de s’y retrouver seul n’a rien de bien motivant. Mais doucement, je meuble une à une les pièces d’un univers que je fais mien. Tout ceci reste bien matériel et mes pensées souvent s’emmêlent sans raison. Le seul besoin de tendresse se fait sentir, mais je l’étouffe par peur, parce que j’en ai envie, mais que je n’ai envie que de ça pour le moment. Dans un espace de vie où le temps file, parfois on sent simplement cette envie de tendresse sans question, mais de peur de créer des attentes, je me prive de moments doux. Sauf hier, la situation s’y est prêtée et c’était simplement doux, chaleureux, divin sur mon divan.

Est-ce moi qui me pose trop de questions? Je ne sais pas, je ne crois pas. J’essaie de m’exposer cela d’un oeil externe, mais mon coté sensible me dit « Qu’est ce que tu fais là? » simplement parce que je ne sais pas ce que je fais, je laisse allez mes gestes comme mon corps me le demande, sans me poser de question. J’apprécie chaque minute où ma peau prend des degrés supplémentaires, réagissant à une caresse, jusqu’à ce qu’elle surchauffe, quel plaisir intense. Je ne pense pas à après, qu’à pendant et je n’ai pas envie de me poser de questions justement, juste d’accepter le moment, de le savourer pour chacun des centimètres de ma peau qui sont découverts par ses doigts. De rendre ces caresses, car une peau qui caresse est aussi une peau qui en obtient une. J’aurais envie de lèvre, mais je me dis que je pousse un peu, un baiser c’est si personnel, je me contente de caresses.

La raison et l’envie n’auraient pas fait bon ménage.


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