Mardi… Quelle journée de merde!

23 07 2008

Un autre petit texte qui ne parle de rien d’autre que du fait que le mardi ça reste une journée de merde, on entend rarement les gens s’exalter sur le mardi. Je sais qu’à textes du genre on ne me lira peut-être jamais, peut-être le prochain je l’appellerai sexe, simplement pour attirer les regards!

Pauvre petit mardi, d’où il vient on ne sait pas trop, avait-on besoin de lui? Si on décortique la semaine en tranches fines on s’en rendra compte que chacun à sa place. Je sais que ce que je vais dire là est vrai pour beaucoup de gens, surtout les gens qui font du 5 jours semaine du lundi au vendredi… pour les autres à 5 jours, je suis certain que vous trouviez votre mardi dans votre semaine de 5 jours (un truc c’est la 2e journée de travail) pour les autres à l’horaire farfelu ou international, vous verrez peut-être là un point positif à ne pas travailler du lundi au vendredi.

Le petit premier, lundi, ça débute la semaine, ça nous ramène à notre réalité métro-boulot-dodo, beaucoup le trouvent déplaisant, moi je le trouve plein de charme, n’est-il pas celui qui nous donne l’occasion de faire du voyeurisme sur les vies des autres (eh oui! je suis un voyeur à suivre sur mon blogue… Voyeur VS Exhibitionniste). Lundi dans les transports en commun, les gens partagent leur gueule de pas réveiller, de mécontent de ce retour, c’est la journée zéro-sourire. Moi je les regarde souriant, je passe généralement de bons weekend, alors pourquoi ne pas le montrer à tout le monde que je suis en train de sourire de leur petit malheur du lundi, prenez le temps de regarder autour de vous, chercher les sourires, vous n’en trouverez pas beaucoup, peut-être que si vous passez le mot vous trouverez que la moyenne sourire augmentera. C’est aussi une journée 20 % productif/20% de que c’est-il passé la semaine dernière et 60 % sociabilité. Lundi, les gens répondent à la question « Comment ça va? » de la façon suivante « Comme un lundi » ce qui est particulier parce qu’on entendra rarement la même phrase pour les autres jours de la semaine. Il faut bien commencer quelque part alors pourquoi pas lundi.

Mardi je le passe pour le traiter plus tard (voyez, ça commence mal)

Mercredi, milieu de semaine, le petit nombril de la semaine, ce qui coupe la semaine en deux, le centre des 5 jours de travail, des 7 jours de la semaine complète sur la plupart des calendriers aussi. C’est probablement la journée la plus productive au travail aussi, sur la courbe de productivité on doit être au 80 % productif, le reste varie. Mercredi reste quant à moi le roi de la montagne, après on commence la descente vers le weekend. Cette journée devrait être honorée par une journée de congé (c’est personnellement ma préféré pour prendre une journée pendant la semaine, ça coupe, ça fait de petites semaines de 2 jours). C’est tout pour mercredi, il est là, inoffensif, douillet, réconfortant.

Jeudi, l’avant-dernière, le jour de la paye, le jour où l’on 5 à 7 jusqu’à 3 h (le 5 à 7… happyhour, ça reste bien en culture d’entreprise, les gens qui sortent dans les 5 à 7 ne sont pas les mêmes qu’après 9 h le soir). Le 5 à 7 du jeudi c’est comme célébrer dans un bar la fin de semaine qui s’en vient quand il nous en reste une à faire, je dirais aussi que durant les 5 jours c’est celle où les gens sont plus heureux, ils ont des attentes sur ce qui s’en vient pour le weekend. Jeudi on fait des folies et le vendredi ce n’est pas grave si on est un peu de travers pour la dernière journée, quand tout le monde est un peu de travers, on dirait quand même que le monde tourne rond. Aux jeudis festifs et remplis de surprise, je lève mon chapeau.

Vendredi, journée officielle de la fin de semaine, dernière journée de travail, la fatigue de la veille et l’attente récompensées, car la fin de semaine est là. Le vendredi c’est la même journée que le lundi, mais inverse dans son déroulement, elle commence productive et se termine sociale. C’est la journée où même si la fatigue se fait sentir, on a quand même bien de l’agrément à sortir le soir, la pression de la semaine se dissipe pour laisser place au repos du guerrier. La préférée de beaucoup.

Le dialogue est court sur le samedi et dimanche, on se la coule douce, on s’occupe des enfants s’il y a lieu, de notre domaine de vie. On pense plus à la semaine, certains ont une pensée pour le lundi quand ils arrivent au dimanche. Moi je trouve qu’on devrait attendre que ça arrive avant d’y penser, comme ça on ne gâchera pas notre weekend. C’est semble t’il les journées qui passent le plus vite, car on n’en a jamais assez de temps pour nous et que deux jours c’est bien peu pour le faire. Certains empièteront sur le vendredi ou lundi pour faire de leur fin de semaine un moment plus mémorable. La fin de semaine c’est aussi pour les longues matinées sous la couette, les fruits qu’on mange au lit sous les rayons du soleil, les chocolatines, le café qu’on peut vraiment prendre le temps de déguster.

Mais le mardi, ce mardi, il n’a pas de place dans cette semaine. Ce n’est pas le début, pas la fin, pas le milieu. C’est presque la journée inutile de la semaine. Personne ne se demande à quand la semaine des 4 mardis, comme on le fait avec le jeudi? Personne n’est particulièrement heureux que ce soit mardi! Les commerçants vont jusqu’à s’inventer des journées cinémas moins chers le mardi pour attirer des gens, car probablement que c’est la journée la plus calme de la semaine. Merci au Festival de jazz de Montréal de lui avoir laissé une journée pour faire sa grosse soirée. Mardi c’est la journée des opportunistes en fait, on s’en sert pour promouvoir des trucs qui en d’autres occasions n’aurait pas eu le même impact. Même mercredi profite du statut de journée moche pour se prendre pour le roi de la montagne, sans mardi mercredi n’aurait pas le statut de milieu.

Mais il semble qu’on pourra ne rien y changer, sinon que notre façon de voir les choses! On devrait faire de mardi une journée toute particulière. Reste à trouver quoi faire!