Fatigue

29 07 2008

Mes doigts martels les touches du clavier et je me dis que chaque lettre sur lesquels j’appuie me fait perdre les infimes quantités d’énergie qui me reste. La nuit fût longue, réveil en sueur, change de coté de lit, réveil en sueur, je me lève et laisse sécher.

Sur l’ordi je navigue entre deux rêves, entres deux pensées, entre deux chaises et je me dis où va ma vie? J’ai l’impression de voir un doux brouillard qui ne tient pas nécessairement à se dissiper. J’ai besoin de m’évader, seul dans une prison. La fatigue surement. Ma mère me dit toujours de ne pas réfléchir quand je suis trop fatigué. Je lui prouve souvent que le contraire est bien plus agréable. Dans une situation ou je me sens pas bien, je suis capable d’énumérer chacun des points qui font défaut, sans m’emporter émotionnellement, sans me compliquer la vie par les « et si ». Ça déboule sans embûche de ma bouche, extériorisant ma penser, dissipant le brouillard. Lentement je prends action sur les choses de ma vie à régler, mais je suis faible et sensible à la femme et on dirait que retombe toujours, je devrais m’isoler.

Quand je suis fatigué, je n’ai pas l’énergie de me stresser, alors ça part déjà bien. On dirait que le manque d’énergie fait en sorte que je tente de prendre tout au premier niveau, sans complexité. Wow j’y vois clair maintenant. On devrait au moins un jour semaine, faire le Ramadan du sommeil, un jour d’éveil complet, suivit d’une méditation sur notre vie et d’un sommeil récupérateur. Le premier degré de réflexion enlève souvent tous les voiles sur notre jugement.

Je me sens pas clair, c’est la fatigue surement. Je vais partir en vacances, je tenterai d’être fatigué au moins une journée pour penser à ma vie mais à distance de celle-ci. Est-ce vrai que la distance nous rapproche de nous même?