Qu’il est parfois lourd le temps qui passe. Je viens d’écouter L’âge des ténèbres et je vous assure que c’est un film qui n’a rien à se tirer par les fenêtres, mais il a tout de même faite réfléchir l’homme en moi, jeune mais tourmenter par ce qui se passe dans sa vie. Un jour une amie c’est entêté à me demander « Es-tu heureux? » au début je répondais oui… maintenant je ne peux pas dire non. Mais quand la question se pose j’y réfléchi à se grand vide qui habite mes journées, remplie d’espoir, de rêve mais sans l’énergie pour me rendre à l’évidence qu’il me manque quelque chose.
Je « travaille » si on peut encore appeler ça comme ça. Pour moi le travail m’anime, me donne l’envie d’avancer, me donne l’envie de montrer au gens que je suis capable de faire avancer un train quand on m’en donne la responsabilité. Présentement il me manque la responsabilité, je n’ai qu’une petite barque qui flotte sur un cour d’eau sans vent. J’aspire a plus mais je ne demande rien car je ne sais pas vers où je veux aller. C’est fou car ma dernière copine c’était un peu la même chose, elle cherche encore ce qui l’anime, on dirait qu’on ne peut pas simplement travailler pour travailler, il faut aimer ce qu’on fait. J’aimerais avoir les fonds suffisant pour me retirer du travail, pour faire de ma vie une quête vers le bonheur. Mon bonheur c’est de rendre les gens heureux, de les aider à réaliser leur rêve, de les faire voir la vie sous un autre jour. Ai-je l’âme d’un Gandhi ou simplement ai-je besoin de l’amour des gens que j’aide et qui apprécie ce service. Ca me suit, j’essais, je deviendrais psychothérapeute simplement pour offrir une oreille à toute ces âmes en peine. Ma vie me lasse d’un gris trop foncé.
Quel est ce gros nuage qui plane sur ma vie présentement? L’amour comme je l’ai déjà vécu, un amour sens unique qui brûle l’intérieur de mon corps, l’entité de ma cage thoracique brûle d’espoir, de désir et d’amour pour celle avec qui je passe mes nuits. Une semaine où toutes les nuits sont remplies de son odeur et où sa chaleur m’enveloppe comme une couverture réconfortante que l’on donne aux enfants. N’est point un besoin que celui d’être aimer? Tant qu’on ne pose pas de question on risque d’avoir des attentes et quand les attentes sont réglées par les réponses, le tout devient lourd. Le tout ayant commencé par une histoire purement de cul, je me trouve maintenant piégé dans mon propre jeu. Comme un conte de fée commencé à l’envers, j’ai l’impression que la naissance de cette relation sera douloureuse. Est-ce des attentes? Est-ce que si j’avais lu le livre le Secret je serais en train d’aligner les astres pour un résultat que je connais ou pense connaitre? La fin d’une histoire trop vite commencer, d’une passion vite enflammée qui me consume jour après jours brûlant dans ma tête son visage si doux comme son corps si parfait. C’était supposé duré simplement une nuit et maintenant pas une journée depuis ce jour n’est passée sans que ces lèvres caressent les miennes, sans que nos sexes s’enlacent comme si on était fait l’un pour l’autre. Je crois que même si on croit être le meilleur au lit, je crois aussi que sans partenaire ce concept n’a pas lieu. Tout est parfait, les mots, les caresses, les regards où l’on se perd l’un dans l’autre, où les silences comme la musique nous berce un moment. J’ai besoin d’écrire tout ça car je ne peux pas vivre seul avec tout ça. Certain diront que je ne suis pas à plaindre, d’autre feront simplement abstraction simplement de cette histoire, mais je suis certain de n’être pas le seul à vivre ce genre d’histoire. Elle fait attention a moi, elle prend du temps pour moi, elle est là, dans ma tête, toujours. Le « Hic » c’est que c’est simplement une histoire de cul encore pour elle, a-t’elle peur de s’engager, n’est elle pas prête pour le faire? On se voit tous les jours et ce n’est pas assez, autant pour elle que pour moi. Le discours qu’elle maintient par contre, c’est le plaisir, toutes ces soirées ensembles, les discussions, la perfection de chacun des moments, c’est simplement pour le bon plaisir. C’est vrai que c’est plaisant, mais malheureusement, j’ai un coté grand passionné qui est en train de s’attacher, je sais qu’il est déjà trop tard, que si la situation reste plaisir, je serai anéanti, quelques jours, histoire de vivre ma peine. Je souhaite de tout coeur que ca fonctionne, mais tant que son discours ne changera pas, il me sera difficile d’être sur mes deux pieds. J’aime ce petit nuage confortable du moment où je suis dans ces bras. J’aime moi ce moment présent où mes doigts ne sont jamais assez habiles pour dire comment je me sens vraiment. Une partie de moi me dit de me sauver en courant, de ne pas rester là à attendre de voir ce qui se passe, me dit de vivre, de ne pas arrêter. Simplement en penser, cette sensation qu’elle me procure me transporte, fait battre mon coeur, je suis vivant. L’autre partie, celle qui a déjà vécu ça à plus d’une reprise, des relations passionnelles et douloureuses, me dit reste, soit patient, prend ton temps, savoure le moment. C’est ce que j’ai envie de faire malgré cette peur qui me tourmente.
Il faut toujours voir le coté pire des choses dans chacune des décisions que l’on prend, dans ce cas ci, le pire c’est que tout ce termine. Ce sera déchirant mais la peine comme l’amour est pour moi une façon de me sentir vivant. D’ici là, je ne peux que rêver quand elle n’est pas à mes cotés et embrasser chacune des parcelles d’épiderme qui constituent sa personne. Hier elle m’a même prêté sa peau car je ne peux pas m’en départir, mes mains fragiles ont parcouruent de façon agile son corps entier que j’ai recouvert d’huile. Pourquoi je ne suis pas marié fut sa question… j’avais simplement envie de lui dire « je t’attendais… »