C’est ce matin que ça fait le plus mal. Pourquoi? Souvent la fatigue nous fait devenir plus sensible. Une phrase qu’elle prononce et ça me rappelle le passé, pourquoi je focus pas sur le présent? Elle n’a pas à être celle qui ramasse mon silence parce que j’ai été affecté par le passé. Comme si ça pouvait se finir là!
Mais non, « appelle-moi! », qu’elle me dit par sms sur mon cell. Je l’appelle. Malaise parce qu’elle ne veut pas se sentir mal à mon égard et je ne veux pas qu’elle soit mal à mon égard. Je suis pris par mes sentiments, qui pour elle, grandissent. Je n’y peux rien, tout est parfait. Tout sauf le fait qu’elle est là et qu’elle ne veut pas vraiment de moi, du moins pas pour une longue période. Les heures sont comptées avant que le couperet me fasse rouler la tête qui est déjà un peu absente ces temps ci. À chacun ses besoins, les miens ne peuvent pas être comblé. Elle veut du simple, elle veut de sexe. Je lui donne du simple et du sexe. Je veux bâtir. En fait tout ce qui est dans nos têtes ce bouscule. Les paroles sortent de sa bouche et me lacère le coeur « Tu es amoureux? » … non je lui réponds. Quel mensonge, je tente de rattraper la balle en balbutiant un « Et si je l’étais ca changerait quoi? Il est vrai que je suis bien avec toi, que j’aime tout ce qu’on partage, que j’aime ta présence. » parce que justement ce n’est pas que du sexe, c’est une relation toute simple où les échanges intellectuels autant que charnels sont magistraux. Pourquoi je n’ai pas dit « Oui je suis amoureux » c’est la première fois que je vois une photo, sans voir plus de la personne, que quelques échanges courriels et que je me dis « Wow! », mais je garde les pieds par terre parce que je ne la connais pas. Maintenant je la connais « Wow! ». Quand affinités et timing sont de paire, tout peut arriver, là, il manque le timing. J’ai déjà écrit dans un courriel comme sujet « Pourquoi quand je fais tic tu fais tac? ». C’est triste tout de même. La réalité en plein visage. Mais cette discussion par téléphone je ne me souviens pas comment ca c’est terminé. Probablement en fuite mal à l’aise vers un espace de mon cerveau ou ce trouvait un sujet bidon. Mais le seul truc que je suis sur, c’est que la défense de la fuite c’est enclenchée pour une raison de non retour. Non retour sur les sentiments qui m’habitent. Malgré les presque 3 semaines de fréquentation (je sais, c’est peu) il n’y a que 3 jours que nous n’avons pas dormi ensemble. Semble que ca voulait dire quelque chose que pour moi même si ce n’est pas souvent moi qui initie la démarche. Je finis par raccrocher, coeur serré et l’envie de fumer, pleurer, m’enfuir. Pourquoi c’est comme ça? Probablement parce que je dois encore apprendre beaucoup sur la vie. Probablement parce que la vie me montre ce que je veux vraiment, elle mais avec le timing. Ça n’arrivera pas malheureusement.
Le reste de l’après midi, j’ai pensé. J’ai pensé que c’est vrai au fond que je ne recherche pas ce genre de relation dans ma vie. Je me suis fait prendre à un jeu auquel je n’ai aucune aptitude sauf celui d’être moi, sauf celui d’être là pour elle. On c’est créer un confort bien à nous et on s’y retrouve fréquemment. Je sais que la meilleure façon de m’en sortir c’est de mettre un terme à cette histoire. Mon être tout entier n’est malheureusement pas capable de se dire simplement… en attendant, car quand je suis avec une personne je ne peux pas être avec une autre. C’est simplement fermer une porte et rêver, croire en dieu, croire en l’impossible et remettre cela entre les mains de quelqu’un qui ne fera rien. La seule personne qui peut agir c’est moi et je dois mettre fin à cette histoire. Je suis séparé en deux parce qu’une partie de moi aime, l’autre raisonne.
La journée en temps que tel c’est déroulé comme à l’habitude, des échanges de mot, de désir, de plans pour la soirée. On se voit encore ce soir et ma tête crie « Pour une dernière fois ».