Le weekend déjà passé, tu t’es envolée à la volée, déposant sur mes lèvres un baiser. J’avais encore l’impression de rêver mais la route me rappelait à l’ordre me disant simplement que je n’étais pas où je voulais être. Cette habitude que j’ai d’être à tes cotés et ces lundi trop lourd d’un vide sans toi mais avec quelques pensées. Elles te sont toutes destinées. Mais où est ta chaleur, ta douceur, cette peau qui sur la mienne brûle doucement. Mon coeur s’enflamme et ma tête tremble. Puis-je être vraiment si bien. Me retrouverai-je sur la route un matin, les yeux remplient d’eau parce que j’aurai trop bu de toi. Je suis un alcoolique de ta personne, j’ai soif de toi. Laisse moi boire à toi, laisse-moi me saouler, m’endormir, reboire à en être malade. Laisse-moi me noyer dans tes yeux, nager sur ta bouche, me consoler sur ton sein, t’aimer. Non. Ne pars pas. Le temps passe si vite. L’ouïe attentive ne dort plus sur un téléphone muet. Il est trop tard maintenant pour reculer pour moi. Je me dessèche lentement, revient. J’ai soif de toi. Je t’aime.
À mort le deuil! (Partie 2)
25 08 2008Bon, quelques jours depuis le dernier article qui fût quand même lourd. On a beau vivre son deuil, quand on parle des trucs qui nous ont touché je crois qu’on retombe dans le coté émotif du moment passé. La deuxième partie de cet article, c’est pour l’autre deuil, celui des gens qui demeure en vie. Il est facile de se résilier à la mort d’une personne quand on sait très bien qu’on ne peut plus rentrer en contact avec cette dernière. Mais lorsqu’on vit un deuil d’une personne vivante, c’est plus facile de rester accrocher et de tenter de revenir en arrière. Que ce soit d’avoir décider de faire une croix sur un ami pour X raison ou le cas le plus commun, celui de laisser une personne qu’on a aimé parce que la vie nous a menée vers des trajets bien différent.
Je fais un simple survol du premier cas, celui de laisser un ami derrière nous. Ca ne m’est pas arrivé souvent mais tout de même c’est déjà arrivé. Souvent on décide de s’acharner parce que les souvenirs, les moments passés nous rendent nostalgique. Il faut se rendre à l’évidence qu’un moment donné dans notre vie on se doit de couper les liens plutôt que d’envenimer la relation. C’est similaire qu’en couple à l’exception près d’un tantinet plus d’intimité en couple. J’ai toujours ces bons souvenirs et je crois que peut-être un jour la relation pourra reprendre, certain passade de vie font qu’on s’éloigne, le temps de vivre certaines expériences (la drogue dans laquelle mon ami était) pour un jour reprendre un chemin moins difficile. Je sais qu’aujourd’hui il a des enfants, sa copine, je suis content pour lui qu’il ait terminé ses « trip ». Je crois que je reste plus attaché au souvenir qu’à une relation actuelle possible.
L’autre cas, c’est plus délicat parce que personne ne le voit de la même façon. J’expliquerai quelques concepts qui régissent ma vie de façon générale. Je partage ici ma façon de penser qui n’est pas celle des autres, mais je vis bien avec ça et je suis ouvert à l’évolution de mes pensées. Premièrement je ne crois pas à l’amitié entre les gars et les filles. Beaucoup de gens y croient, beaucoup de gens veulent y croire. Je pense que une relation gars-fille ca finit toujours par aller vers une relation rempli de désir d’un coté ou de l’autre, sinon des deux. Souvent les filles (ou gars) qui disent qu’ils ont plein d’amis de gars (ou fille) ca cache souvent un désir ou une relation passé, une relation consumée, une passion cachée. Ça na rien de mal, si on s’entend bien avec une personne du sexe opposé, c’est parfaitement normal qu’on se demande si c’est la personne qu’il nous faut dans notre vie ou simplement un désir sexuel qui grandit parce que l’autre personne nous attire par tout ce qu’elle représente. En partant ce se fait, moi je n’ai pas de nombreuses amies de filles, souvent justement des relations passées et quand je regarde autour de moi, que j’interroge, c’est souvent le cas pour les autres aussi.
J’ai cette façon bien à moi de vivre le deuil qui fait que quand ça termine, quand ça fait stop dans ma tête, que je décide de prendre une décision de renoncer au couple, cette journée c’est vraiment la dernière. Je vis la mort du couple pendant le couple, c’est horrible à y penser mais quand la relation termine, je me pose des questions sur le pourquoi je me sens comme ça, qu’est ce que je peux faire pour régler la situation, j’en parle avec ma copine, on voit ce qu’on fait, s’il y a des actions possibles pour revenir au couple solide. Souvent, je sais très bien que quand cette question surgit, il est trop tard, le processus de fin est enclenché. Je suis fait comme ça, quand je suis en amour, je ne me pose pas de question sur le couple, des questions oui mais pas du genre « est-ce vraiment la personne de ma vie », je préfère y croire. Un peu romantique, passionné ou aveugle, j’ai peu d’expérience en couple. Mais du moins, quand tous les temps difficiles sont passés, que la décision est prise d’agir pour son bien personnel et aussi pour celui de l’autre, cette journée là c’est la dernière. C’est jamais facile ces décisions, c’est déchirant et pour moi c’est un point de non retour. Suis-je dur avec moi même ou les autres? Je ne crois simplement pas aux deuxièmes chances. J’ai tellement vu de genre se laisser, revenir, se relaisser, se revenir pour donner le même résultat qui était la décision initiale de mettre fin au couple. Je ne crois pas qu’on change foncièrement mais par dessus tout je crois que si on prend une décision aussi importante et cruelle que de laisser l’autre, je crois qu’il faut s’assurer que c’est la bonne décision qu’on prend, que toutes les options ont été tentées avant de prendre la décision finale. Soit ça ou que les gens sont foncièrement masochiste que d’aimer les ruptures et les tortures du coeur. C’est certain que je suis comme ça et que je trouve que c’est correct, c’est pas toujours facile parce que c’est encore une fois bourré de souvenirs et de sentiments, mais pourquoi pas faire comme dans le cas d’une mort réelle et pas vivre notre deuil et continuer en se souvenant des bons moments passés? Je trouve très difficile et même maintenant je tente de me tenir loin quand je vois que les sentiments de l’autre traine encore dans les émotions passées. Parce que si on ne prend pas le temps de guérir, on risque de blesser encore parce qu’on aura eu la tête dans le brouillard. C’est souvent ce besoin d’affection qui nous fait nous rapprocher des autres sans qu’on y pense vraiment à si on a fait notre deuil ou pas.
Je trouve que les gens devraient plus être à l’écoute de leur émotion. Le passé existera toujours et c’est clair que je ne veux pas non plus pas m’en débarrasser car c’est lui qui me forme, qui m’apprend tant de chose aujourd’hui. Même si les gens laissés en deuil d’amour survivent, je ne veux pas avec eux entretenir des relations amicales avec eux. Je laisse en bon terme n’est pas nécessairement synonyme de mes ex sont mes meilleures amies. J’ai eu une relation où la fille côtoyait tout les gars de son passé et ça n’a rien de plaisant de souper avec l’ex. Je n’ignorerai jamais une ex (relation ou copine) mais je ne courrai pas non plus après un lien que je ne veux pas couper parce que je me suis attaché pendant une période de ma vie à cette autre personne.
Mon passé est réglé, j’avance en gardant tous les apprentissages que j’y ai fait en tentant d’être heureux et laisser moi vous dire que ça marche assez bien! Mais c’est ma façon à moi de vivre mes deuils. Mon coté passionné m’empêchera malheureusement jamais de tomber amoureux d’une fille au passé pas réglé où je me casserai la gueule, encore… Mais ne vous inquiété pas, on est bien fait nous les êtres humains, on se relève toujours un jour.
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