Nos corps s’aiment… ou nos Corses sèment… j’ai peut-être mal compris!

30 09 2008

Me revoici après 15 jours de Guadeloupe. Un voyage magnifique rempli d’expériences enrichissantes, de soleil, de pluie, de plage bref un beau voyage pour un premier voyage. Je mettrai peut-être un peu de couleur histoire de vous faire rêver.

Pis, pis, pis se demandent certains d’entre vous se demandant où est rendue mon histoire d’amour sens unique! Là bas, j’ai écrit mon carnet de voyage, j’ai écrit à celle que j’aime dans ce carnet de voyage, la prémisse se voulait « Simplement ce que j’aurais aimé de dire ou que j’aurais aimé que tu vives avec moi » une petite soixantaine de pages sur lesquels je racontais mes aventures de voyage et découvertes autant géographiques que culinaires. Je vous ferai peut-être un petit résumé de mes aventures et mésaventure dans un prochain article.

Bon donc, on à correspondu un peu, on c’est appelé 2 fois pendant ce voyage, assez pour planifier un retour et un arrêt chez elle. Dans ces bras je me suis retrouvé, mon corps disais enfin, ma tête avait pas envie de s’y trouver avant l’arrivé, probablement le temps des vacances m’apportait l’incertitude. Les vacances fût remplient de remises en question, de constats de ma vie actuelle, de raisonnements. Un de ces raisonnements était que je savais qu’elle était encore prise dans son ancienne relation, comme j’ai déjà dit, j’ai le choix d’être ou ne pas être dans cette relation. Alors revenons à la première nuit, comme à l’habitude nos corps se sont emmêler pour ne donner qu’un. C’est la première fois que j’entends une dérivation d’amour sortant de sa bouche à mon égard. « Nos corps s’aiment » qu’elle me lance, moi a ce moment là je pense que c’est pareil comme quand je suis parti. Mais nos corps s’aiment, 25% qu’ils se passent quelque chose de plus si on se dit qu’on est fait de notre corps et de notre esprit. Mais bon c’est un énorme 25%, ça m’a simplement surpris. La suite? Je remets mon carnet, on passe le dimanche qui suit ensemble et lundi retour à la réalité.

Retour à la réalité car je retourne travailler. Parce que je retrouve ma vie d’avant les vacances. Parce que les vacances c’est difficile, c’est une fausse fuite, un simple appui sur pause le temps de prendre son souffle, de foncer dans le tas parce que cet appui sur pause nous donne de la perspective et le recule sur notre vie (découverte de ma part, j’étais jamais allez en vacances). Retour horrible, mélangé de plein de sentiments divers, de pas envie de retourner dans mon travail actuel, de mon constat sur ma relation actuelle, de ma vie en général, on finit par s’ennuyer du sud mais je sais que ce n’est pas la réalité et mon coté réaliste fait que je dois allez de l’avant, hier c’était simplement le constant décourageant du travail à faire. Mais quand j’ai des tonnes de choses à faire, je me fais une liste et j’attaque une chose à la fois cette liste de chose à faire, après tout, il n’y a que moi qui peut agir sur ma vie.

Donc une journée commencé en pleurs et terminer de la même façon. Cette lourdeur sur l’heure de l’être qui fait en sorte qu’on a plus envie d’avancer et ce dans aucune direction, dépression post-vacances. Une journée horrible, aujourd’hui ça va mieux. Je remercie Birdman et maman d’avoir été là encore pour moi, à écouter mes mêmes histoires d’avant les vacances qui me rendent le coeur gros, sans jamais dire un mot. Alors dans une journée non encourageantes au travail, la journée fût remplie de gris et de pluie. Et tant qu’à passé une mauvaise journée, elle c’est terminé avec la même couleur.

Appel de l’être aimé, elle a lu, déjà, le carnet. Elle n’est pas capable de me donner ce que je suis capable de lui donner, elle savait pourtant mes sentiments et je lui ai pas demandé quoi que ce soit. Aujourd’hui je suis plus zen et je dirais que c’est vrai que ce n’est pas sain, mais comme j’ai dit au point où j’en suis la douleur de fin était présente, elle me l’a déjà dit, « il se peut qu’un jour je back off sans raison », ça c’était hier. Discussion de 2 heures où je me suis surpris à me défendre pour ne pas mettre fin à cette aventure. Oui je t’aime, oui j’ai fait un choix en me lançant dans cette aventure, j’aime ce que je vis avec toi, sont tous des trucs que j’ai dit et que je pense. Elle se sent mal, prend chacune de mes actions comme une réaction à ses paroles ou gestes, elle ne veut pas sentir ça. On se comprend mal, on s’écoute mal aussi, ça tourne en rond, je me lance parce que je n’en peux plus de cette histoire, moi j’ai fait mes choix, je suis conscient de ce qui m’attend, je n’ai pas envie de vivre des choses avec quelqu’un d’autre parce que je suis bien avec elle. Elle aussi qu’elle me dit, elle ne fait plus ces choses parce qu’elle est avec moi, elle ne s’occupe plus de sa vie, durant mes deux semaines de vacances elle a rien fait qu’elle devait faire dans sa vie, on agit exactement pareil elle et moi. Mais elle se sent mal, ne veut pas me faire mal, ne veut pas penser qu’elle peut me faire mal. Je dis alors « Si tu n’es pas bien dans cette relation, il est mieux qu’on ne se voit plus », wow, ça sorti de ma bouche ça, m’ai-je bien entendu? C’est pas ça qu’elle veut et revient le monologue du on est collé quand on est ensemble, qu’elle est bien, mais qu’elle peut pas vivre ça parce qu’elle est pas bien avec ça. Je comprends plus trop, peut-être que vous non plus, je suis bien mais je ne suis pas bien, ça s’annule? Elle dit qu’elle a besoin de temps, qu’elle doit prendre soin d’elle, qu’elle doit s’occuper d’elle, de son fils. Je comprends, je connais ca situation, mais les deux semaines qu’elle a rien fait, elle a fait quoi? Les choses chez elle n’ont pas bougé pendant les deux semaines que je n’étais pas là, comme si la vie avait arrêté. Peu importe ce que je dis ca reste sans bruit, prend le temps, on va se voir moins souvent, fait tes choses mais tout ça ne change rien. Je reviens donc à « Je crois qu’on est mieux de plus se voir si tel est le cas, tu sembles mal avec ça » mais encore il semble que c’est pas ce qu’elle veule, mais qu’est ce qu’elle veut, je comprends plus trop. Nos corps s’aiment, elle a toujours envie de me voir, une réplique qui dit que la seule différence entre sortir ensemble n’est pas bien grande, mais ce n’est pas ça qu’elle veut. Elle n’a pas voulu rencontrer ma mère par gêne, qu’elle trouve que ca fait trop officiel, moi j’ai mangé avec son père, j’ai rencontré ces soeurs, son fils, elle m’a ouvert toute les portes de son univers, moi je dois rester sur le même point. J’aime les femmes qui contrôle que je me demande maintenant, oui je crois bien, mais chacun ses goûts. Donc on n’avance pas, je lui fais un résumé, oui j’ai des sentiments, c’est certain que je serai affecté quand tu vas backer off, j’ai décidé de vivre cette relation parce qu’après tout j’en tire des moments vraiment plaisant, j’ai fait mes choix et je ne peux pas faire les siens. C’est suivit d’un mélange de oui, de non, surtout plus de non que de oui et je lâche pour une dernière fois « Je crois qu’on avance pas, que tu es pas bien dans ce qu’on vit, on est mieux de plus ce voir! » faut croire que ma prise de contrôle pour une troisième fois lui plait pas, elle semble pas vouloir ça du tout, moi je me surprends de mon calme, je sais que cette rupture me fera de la peine, je suis un être sensible quand même, mais j’ai fait mes choix et je les assume plus que je pensais. Silence, on a fait le tour de la question, elle doit faire ces trucs, on raccroche. Pas de fin, pas de suite, j’aimais la simplicité des rapports qu’on avait, j’ai été assez grand pour décider qu’on devait mettre fin à cette relation même si mon coeur disait « Je t’aime ». Avant de raccrocher, elle a dit « On peut s’appeler en fin de semaine! », c’est quoi ça! Je suis épuisé de la conversation, je veux dormir, je vais dormir.

Ce matin je vais bien, bien mieux si on compare à hier. Le processus de fin s’enclenche en moi, et plus de retour en arrière possible, quand je suis tombé célibataire je me suis dit que je voulais rien compliquer, trois mois que je suis dans cette relation, simple au début, maintenant un casse tête qui manque des pièces, encore une fois il faut que je deuil, il faut que je passe à autre chose, j’ai envie d’autre chose. Mes sentiments toujours présents discuteront avec ma raison et ensemble trouveront une façon de me remettre sur pied et d’aller vers de nouvelles expériences. Le présent c’est un cadeau qu’on doit vivre dans le présent, ça c’est ma mouman qui dit ça.





Fuir enfin… le décompte est lancé!

9 09 2008

Ah! La fuite est proche. Je compte les dodos avant le départ, encore tellement de chose à faire avant de partir pour affronter les ouragans. Je partirai, petite valise, appareil photo, calepin pour écrire et bouquins. C’est la première fois que je voyage à l’extérieur du pays. La première fois que je pars seul. Un peu de peur s’installe mais rien qui m’empêcherait de partir. Ce voyage découle d’un paquet de joyeuses circonstances qui font que je me retrouve pendant deux semaines les fesses bien enfoncées dans le sable. Je ne sais trop à quoi m’attendre, loin des voyages organisés ou des touts inclus, je passerai les prochaines semaines de ma vie loin de tout ce qui m’est familier. Je suis conscient que bien d’autre sont passé par là avant moi. S’en souviennent-ils vraiment? J’ai gardé trace de mes nouvelles expériences simplement pour ne pas les oublier, pour me souvenir de la fébrilité du moment. Vous souvenez vous de votre premier amour, votre premier baiser ou la première relation sexuelle. Souvent le temps avance et tout ça est bien loin derrière nous. Moi j’aime me souvenir de tout, me souvenir de ce qui fait que je suis moi aujourd’hui.

*************** Aujourd’hui… la première partie était hier ***************

Une autre nuit de passé, une de moins avant le départ. Je me lève ce matin et je vais de mieux en mieux. La tête prend le dessus sur le coeur, pour faire doucement le ménage dans mes idées, pour réaliser ce dans quoi je me trouve. Je vais bien et je me dis que ça tombe bien à la veille de vacances. Mes sentiments toujours existant ne m’empêchent plus de penser, le deuil c’est installé lentement. J’ai hier pensé au passé, ces premières nuits où ma porte débarré, j’étais réveillé en plein milieu de la nuit par elle que je ne connaissais pas encore. J’aurai toujours ces souvenirs du bon temps passé.

******************* Ce Soir ****************

La journée est finie, plus que trois jours de boulot et les vacances. La tonne de trucs au travail qui me tombe sur la tête fait en sorte que les journées passent vite, que j’ai de plus en plus envie de partir. Ce soir, je m’ennui vraiment d’elle. J’aimerais bien me blottir contre elle. Y dormir toute la nuit, l’embrasser encore. C’est fou comment le vent tourne parfois. Dire que ce matin je me portais à merveille. Je crois que ses deux appels ce matin n’ont pas aidé ma cause. Pourquoi ces appels, pourquoi ce retour vers moi? J’ai pensé a elle toute la journée, j’ai tenté de la rejoindre mais en vain. Je souhaite à nouveau son appel, entendre sa douce voix. Je rêve encore que tout est possible.





À mort le deuil! (Partie 3)

7 09 2008

Ce matin je m’ouvre les yeux, la lumière douce qui entre dans ma chambre me fait dire qu’il est très tôt. Je regarde l’heure, il est  6:12. Je me réveille doucement, pensant à hier, pensant à avant, pensant à ce que je ferai aujourd’hui, peut-être un déjeuner au resto, relaxer un peu, mon dernier weekend avant les vacances, peut-être que j’oublie quelque chose? Je pense aussi à demain, je pense aussi à elle, un peu de vide m’envahi. Le deuil s’installe un peu, les pensées se font moins troublantes et je vis de mieux en mieux avec cette idée de ne plus la revoir. Sur ma table de chevet, trois livres y sont déposés. Un livre de religion, le Coran, simplement parce qu’au lieu de critiquer une religion j’aime mieux savoir de quoi je parle avant. J’ai lu quelques pages de se livre et c’est rempli de trucs qui ressemblent à la Bible. Sur ce livre se trouve Persepolis de Marjane Satrapi. Une bédé qui raconte un peu sa vie, son enfance. Je n’ai lu que le premier chapitre de se livre pour le moment. Sur le dessus de la pile, c’est un livre de François Avard qui s’y trouve, Avard Chronique, que j’ai lu presqu’en entier, il me restait peut-être cinq chroniques à lire. J’ai terminé ce livre ce matin et je me suis senti bizarre.

Il est bien dans la vie de se rendre compte de certaines choses qui nous sont parfois rendu tellement présente et assimilé qu’elles font partie de notre vie. Dans mon cas ce matin, lorsque j’ai fermé le dernier couvert, complétant la fin de ma lecture, j’étais un peu triste. C’était la fin, pas de retour en arrière, les derniers mots luent comme les premiers étaient derrière moi. Je pourrais bien sur reprendre cette lecture mais j’ai lu en grosse lettre FIN, message évident de la fin d’une histoire. Je me suis levé, j’ai été porté mon livre dans ma bibliothèque, parmi d’autre qui était fini ou aussi mis de coté pour les mêmes raisons que ceux mis de coté sur ma table de chevet, sur le plancher, dans chaque pièce qui se trouve dans la maison. Ce vide qui m’envahi est le même que celui du deuil humain. La fin d’une histoire dans laquelle on a mis un peu de son temps, s’attachant au narrateur comme aux personnages qui habitent l’histoire. Cette histoire maintenant derrière moi n’est plus présente dans ma vie. Je dois en garder les souvenirs que je désire et passé au prochain livre. Savourer le moment, apprécier cette histoire pour ce qu’elle est vraiment, pour ce qu’elle m’a apporté. Cette odeur de fin qui me revient, je la trouve moins amer parce que maintenant elle explique plusieurs choses chez moi. Plusieurs choses que je me cachais à moi même simplement inconscient de ce qui m’arrivait.

Dimanche 7 septembre 2008, je me rends compte de la cause qui fait que mes livres restent à demi terminer. Si ça ne touchait que les livres ça ne serait pas une énorme histoire mais elle affecte ma vie de tous les jours dans plusieurs domaines qui m’entoure. Les livres c’est une chose oui, je ne suis pas un grand lecteur à la base, mais j’aime écrire, j’adore écrire poussé par des idées plus farfelues les unes que les autres. Ici je n’écrit que mes états d’âme mais sur le papier c’est des histoires comme celle que j’ose lire, comme celle que je n’ose pas terminer. Comme celle que je lis, mes histoires ne se terminent pas. J’ai compris que c’est la peur de faire mon deuil avec celle-ci qui bloque la fin de mes histoires. Souvent j’en connais la fin, je connais lorsque je commence une histoire, chacun des détails qui l’habite, chacun des traits qui caractérisent les personnages de celle-ci. Je n’avais peut-être pas envie que ces histoires se retrouve derrière moi, qu’avec des souvenirs en guise de consolation. Mais le fait de réaliser cela, m’éclaire énormément sur la suite des événements.

C’est plus facile d’avancer quand on sait sur quoi on marche!





Le transfert d’émotions

6 09 2008

Les yeux fermés je réfléchis à ce qui m’arrive. Parfois le vide s’installe, ne me donnant envie de rien d’autre que le sommeil. Le reste du temps, mon coeur s’emporte et me fait rêver, réfléchir, m’inspire. Mais pris dans ce courant de sentiment je bloque à ne plus savoir comment agir. À ne plus savoir comment penser et que faire de ces idées. Pourquoi je ne me servirais pas de cette énergie dégagée par ces sentiments pour créer. J’ai depuis des années accumulées des idées, des projets que j’ai mis sur papier, qui sont maintenant dormant car les années ont fait que je les ai mis de coté. Quand je commence à écrire je ne peux plus arrêter car tout s’anime dans ma tête. Donc logiquement si l’activité qui m’anime, je la transferts vers mes projets, je suis certain qu’ils avanceront. Me reste simplement à me donner un petit coup de pied au derrière pour faire avancer les choses. Peut-être un jour ces projets deviendront autre chose que des rêves.





Let Go

4 09 2008

Suite et fin d’une histoire. J’écris le coeur gonflé parce que le vent a tourné. La confrontation précédemment mentionnée à bien eu lieu, c’est probablement pour cela que je suis là aujourd’hui. J’ai ouvert mon coeur et elle a fermé la porte. Son coeur est de glace suite à une relation passée qu’elle m’a dit. À la question « Est-ce que tu aimes ce que tu vis avec moi? » elle a finalement répondu oui. Mais le je t’aime lui pesait. L’amour que je porte pour elle fait en sorte qu’elle ne peut répondre à des attentes peu importe ce qu’elles sont. Je n’attends rien, j’aime ça présence et je resterais dans cette situation malsaine pour moi.

C’est fou comme même quand deux personnes se rencontre, qu’elle s’entende le mieux du monde, qu’aucun point ne soit défaillant entre elles le temps fait que l’histoire n’a pas lieu. J’ai envie de me reprocher plein de trucs que je n’ai pas faits ou que j’ai faits mais je sais que rien ne changera à la situation. J’aurais dû est une phrase qui me revient en tête, sinon le seul fait aurait d’avoir été franc plutôt avec moi-même. J’ai peut-être gagné un peu de temps à ces cotés, le résultat final est le même donc je ne peux rien me reprocher à ce sujet. La discussion fut très émotive. Quand le silence venu les regards se croisèrent, une invitation à l’accompagner chez elle et je vous épargne les détails sur le reste. Puis le silence.

Pour reprendre une phrase que j’ai utilisé dans J’ai soif de toi « L’ouïe attentive ne dort plus sur un téléphone muet. « , j’en suis maintenant là. Mon coeur dit « appelle-moi », ma tête elle me dit « let go ». Seul le temps me fera accepter ce qui se passe dans ma vie présentement. C’est le deuil qui commence, je dois le vivre parce que c’est sain et je vais survivre parce que j’ai déjà survécu à des histoires d’amour.

Ce n’est pas sans peine que cette histoire ce termine. Ce n’est pas sans pleure que je passerai cette épreuve. Des histoires comme celle là, je m’y plonge tête première parce que je suis un passionné.

Les yeux fermés je rêverai d’elle une nuit encore, je rêverai de mes nuits à ces cotés, de ses yeux, son sourire, la douceur et la chaleur que son corps me procurait. Doucement, je fermerai les yeux pensant que la vie est belle, pour ces histoires qui existent et qui nous font sentir en vie.

Mais maintenant, I have to Let go…





La confrontation

3 09 2008

C’est fait, l’appel est lancé. Je devrai confronter celle que j’aime, lui dire ce que j’ai à lui dire au risque de tout perdre. La question lancée ce matin « Est-ce que tu es bien dans ce que tu vis avec moi? » restée sans réponse pour le moment à tout déclenchée. Le minute passe comme des heures à me demander comment lui dire, quels mots utilisés pour ne pas l’effrayer, pour qu’elle comprenne vraiment ce que je veux dire. Laisser parler mon coeur est probablement la meilleure des alternatives car sinon ça ne sera pas naturel. J’ai l’impression de faire une gaffe mais beaucoup m’ont demandé « Tu lui as dit? Tu lui as écrit? » mais j’ai encore rien fait de tout ça. Pas encore. Mon coeur bat à toute vitesse simplement à y penser. Simplement de dire les mots sera une délivrance. Peut-être que d’entendre les siens sera souffrance. Mais vaut mieux avoir les idées claires plutôt que de tout s’imaginer sans vraiment avoir les vraies réponses aux questions que je me pose.

Dans quelques heures je serai fixé. Dans quelques heures, un poids sur mes épaules me quittera laissant place à d’autres émotions. La peine? La joie? Ça importe peu. Peut-être aurais-je un dur moment. Mais plus tard je me souviendrai des bons moments, je continuerai ma vie avec ou sans ailes. Repartant sur d’autre base avec un apprentissage nouveau qui me servira toute le reste de ma vie.

Le reste… c’est à suivre parce que la fin de cette histoire je ne la connais pas encore et je ne peux l’écrire seul.





Le bonheur

2 09 2008

Qu’est ce que le bonheur si ce n’est qu’une sensation de bien être. On se sent bien maintenant et on aime ce qui nous entoure. Je me suis dit, tiens, pourquoi ne pas me remémorer à moi ce qui me rend heureux, ces petites choses qui ne coutent rien et qui font se sentir mieux.

La musique de façon générale me transporte, tout ce qui est doux à mes oreilles me racontant des histoires que j’ai déjà vécu ou que j’aimerais vivre. Les odeurs, quelles sont les odeurs qui me viennent à l’esprit qui me réconforte? J’ai toujours aimé le gazon fraichement coupé, la senteur de la pluie rafraichissante au printemps. De passer sur une rue et de recevoir l’effluvent de la sortie de la sécheuse lancer son air chaud et rempli d’assouplisseur. J’hésite encore avec deux odeurs parfois forte et parfois pour certains dégoutant, celui de l’essence en station service, ça rappelle les voyages, les road trips et celui du goudron de toiture rappelant l’été. Une odeur que m’a partagé ma mère c’est celui de l’après rasage de mon père, le bon vieux Old Spice me rappelle mon père et quoi de plus réconfortant qu’un père et une mère? La poire pour d’anciens amours.

J’aime le vent qui souffle, un peu frais, qui semble me porter ailleurs, enveloppant. La pluie me calme parce qu’elle ne fait que tomber, sans que rien ne l’arrête, elle glisse sur tout. J’aimerais être la pluie. J’adore la chanson Rain King de Counting Crows. J’aime aussi les gros flocons qui tombent bercés par le vent les belles journées d’hiver. Le soleil entrecoupé du vent doux. J’aimerais être le vent. J’aime les nuits remplient d’étoiles en campagne, encore mieux sur le bord d’un lac où le bruit des vagues est si apaisant.

J’aime découvrir la nourriture. J’aime bien mangé. J’aime le chocolat, pour l’instant de plaisir qu’il me donne en me faisant oublié que la terre tourne. J’aime manger avec ma famille car elle est réconfortante. J’aime ma mère parce que malgré qu’elle pense qu’elle est nerveuse elle réussi quand même à me calmer, qu’elle est là pour moi et je crois qu’elle sait que je suis là pour elle aussi. J’aime ma soeur pour son coté rebelle, pour son coté rien ne me dérange, pour son coté qui ressemble aussi tant à mon père. J’ai pensé, parlé à mon père car même si je ne crois pas qu’il puisse m’entendre vraiment, je sais qu’il est en moi, 50% génétiquement et surement l’équivalent de mon éducation. J’aime les enfants, ceux de ma soeur en particulier parce qu’il me rappelle que c’est bien d’être enfant. Cette innocence inoffensive qui rappelle qu’on a déjà été nous aussi insouciant et que la vie était, il me semble, bien moins complexe. J’aimerais être un enfant à nouveau.

J’aime le cinéma, pour les mêmes raisons que la musique. J’aime ce que je suis, ce que je pense, ce dont je rêve quand je suis seul. J’aime ma solitude, qui revient toujours simplement pour que je fasse le point sur ma vie. J’aime contempler la vie pour ce qu’elle me donne, pour ce qu’elle ne me donne pas en me disant « Si tu penses que je vais tout te donner, travaille et rêve un peu ».

J’aime les gens, ceux que je connais, ceux que je ne connais pas, leurs réactions spontanées de la vie me fait sourire. J’aime tenter de comprendre ce qui leur passe par la tête quand ils agissent de la sorte. J’aime l’amour que les gens ont de nature les uns pour les autres. J’aime l’amour, le vrai, qui brûle les trippes, qui fait décoller les pieds de la terre. J’aime la photo, pour simplement montrer au gens ce que j’ai trouvé beau. J’aime la vie parce qu’elle est fragile.

J’aime le corps de la femme, parce qu’il est doux, parce qu’il sent bon. Parce que mes mains qui se livrent à des caresses ne font pas arrêter le temps même si c’est mon désir le plus ultime. Chaque forme si différente, chaque baiser si tendre, si unique.

Appuyé sur stop quand la vie nous est chère comme sur le VCR. C’est un rêve que bien des gens chérissent. En reprenant les paroles d’une publicité « J’veux pas que ça arrête! » c’est un peu comme ça qu’on se sent quand on vit le bonheur. Je crois qu’il est possible de le faire. Il suffit simplement de s’arrêter à ces bons moments, les savourer, ne pas penser à leur durée mais au bien-être qu’il nous procure. Le bonheur aussi est fragile et c’est de s’accrocher à chacun des petits moments qui nous font du bien qui nous rendra heureux.

J’écris peut-être ce texte parce que je sais que j’ai tout pour être heureux. Tout ce que j’ai écrit au dessus je peux l’avoir, tous les jours, sans même ne demander rien à personne. Je m’attarde ces derniers jours sur un point de ma vie qui est l’amour. Je crois que ça m’en prend pour être heureux mais je crois que si je suis réaliste, je sais très bien que ce n’est pas à n’importe quelle condition, que la vie est bonne en générale et que si ce coté de ma vie ne fonctionne pas, je dois m’appuyer sur les autres. Une ancienne copine me disait toujours « C’est important de pas tout mettre ces eux dans le même panier! » en parlant de sa vie car elle trouvait qu’elle mettait toutes ces énergies dans son travail. Je crois que c’est vrai cette histoire d’équilibre. Il faudrait que j’équilibre ma vie car dans toutes les sphères nommés et que j’ai oubliées, j’en ai assez pour être heureux.





Un jour sans ailes

2 09 2008

Un jour sans ailes, c’est un jour qui ne vole pas haut. Un jour sans elle c’est plutôt noir mais si c’est la décision qu’on y prend, je crois que c’est pour le mieux. Je regarde passé les minutes de ma journée, souhaitant un signe, un seul, d’elle. Mais rien ne vient. Seul l’envie de fondre en larme. Je ne donnerai pas de nouvelles, parce que c’est plus facile que d’en donner. Parce que j’espère que comme ça le temps passera et fera digérer les choses plus facilement. Et puis merde je lui écris. Je lui écris comment je me sens, qu’est ce que je vis, qui je suis. Mais qui suis-je? J’arrête mon message et je me pose la question. Me suis-je oublié à un certain moment dans cette relation? Je crois bien que oui. Mes 350 mots qui forment un texte émotif se mettent en veilleuse un instant, sauvegarde en brouillon s’impose. Mais à quoi bon écrire l’estomac vide. J’ai remarqué un jour que quand j’ai fait je suis plus émotif, alors allons se remplir l’estomac. Devant le comptoir du Culture, ces mots retentissent d’une sonnerie que je connais bien, « Bon matin AZ, xxxx » à non pas ça. Par chance le courriel n’est pas parti. Des becs… Elle est de bonne humeur, elle pense à moi. Non, moi qui pensais que c’était enfin le signe que c’était fini. Je me laisse prendre dans ce texte, mes émotions s’emmêlent, je n’y peux rien, hors contrôle. Retour à la case départ, espoir, une nuit encore contre son corps nu, à sentir son doux parfum, à ressentir cette chaleur qui dégage de nos corps enlacés qui ne cesse de se réclamer. J’aimerais être capable de me détacher de mes sentiments, misé sur ce qu’on s’apporte l’un à l’autre. Profiter de cette sexualité si parfaite qui existe entre nous. Parce qu’au cours d’une vie, quand on se rend compte que la sexualité ce n’est pas la même chose d’une personne à l’autre et que quand on tombe sur une personne avec qui ça clique en tout point on apprécie.

Et si ce n’était que ça. Un besoin de faire l’amour. Un besoin de caresses partagées, les phéromones qui s’excite à la seule vue de l’autre. Est-ce possible? Je dois y croire un peu car sinon ça ne me traverserait pas l’esprit. Je ne suis pas vagabond et de tenter de trouver quelqu’une d’autre avec qui l’histoire serait peut-être différente ne me traverse même pas l’esprit parce que c’est dans ces bras que je suis bien. Pour ce qui est du reste, qui suis-je, je crois que je le sais bien, je sais ce que je veux, où je vais et qui je suis. À ce point si je devrais me réveiller car il n’est jamais trop tard. Je tente de me dire « Be yourself » et je sais que je le suis, un peu ennuagé par des sentiments qui ne peuvent sortir pour ne pas effrayer l’autre. Mais pourquoi avoir cette peur qui pourrait en fait tout changer. Si je disais « Je t’aime. Je t’aime parce que tu es toi, avec tes défauts et tes qualités que j’aime autant les uns que les autres. Je t’aime parce que je partage avec toi des moments inoubliables, des discussions interminables. Je t’aime parce que tu me fais voir la vie sous un autre angle et tu prends le temps d’écouter ce que j’en pense. Je t’aime parce que je sais que je peux être moi-même mais je n’y arrive pas parce que ce sentiment que je ressens me fait devenir maladroit. Depuis la première fois que je t’ai vue, je me suis dit simplement que je t’aimais. ». Comme dans les films j’aimerais que ça déclenche cet instant seul où le temps s’arrête sur les regards de chacun, où le désir de l’un et de l’autre ne font qu’un pour simplement s’aimer. Mais ma vie n’est pas un film. La réalité est faite autrement. Que cette passion qui brûle me fait mal au trippe. Que si je fais abstraction de mes sentiments, de cette odeur de fin, probablement que je vivrai mieux avec tout ça, sinon pourquoi elle reviendrait à la charge si elle ne ressentait pas un peu la même chose que moi. J’ose y croire. Je ne peux pas toujours vivre dans cette peur de demain. Je dois vivre maintenant et arrêter de penser, de me faire des idées. En suis-je capable?

Habituellement quand je me fais vraiment à l’idée d’une histoire impossible, quand je décroche totalement de cette histoire, il n’y a pas de retour en arrière. C’est écrit en grosse lettre FIN et c’est la fin. Souvent à ce moment je reviens aux sources, je suis moi sans l’ombre d’un doute car le feu éteint, mes yeux ne brûlent plus à la fumée. Peut-être pourrais trouver une façon de bien doser tout ça. À voir…





Une odeur de fin

1 09 2008

Pas de post depuis au moins 6 jours. Rien en fait de publié. Que des débuts, que je désespère. Je suis un peu tanné de me plaindre, de geindre sur une situation dans laquelle je me suis mis, dans laquelle je reste comme un abruti simplement parce que j’ai un confort quelconque et des espoirs qui s’estompent lentement. On dirait que j’attends simplement que tout éclate de façon majestueuse pour qu’au lieu de juste sentir, ça le soit la fin. Je pars en vacances pendant deux semaines dans pas très longtemps, serait-ce ma porte de sortie? Une fuite majestueuse où seuls les silences s’expliqueront d’eux même? J’aimerais avoir le courage de dire « Salut, j’ai passé du très bon temps avec toi. Je sais que l’on cherche pas la même chose et qu’on serait peut-être mieux de s’arrêter là, avant que tout éclate et que je me fasse mal la dedans. », mais impossible de le faire parce que j’ai toujours cette envie de retourner dans ces bras. Ces bras maintenant mais je sais très bien qu’en laissant le temps passé ça un jour les bras d’une autre, celle qui sera rendu au même stade que moi. Pour l’instant je tente de ramasser mes forces, j’aimerais tellement agir mais c’est fou comme mon coeur ne m’écoute pas dans certaine situation. Tantôt heureux et tantôt le coeur rempli de chagrin. J’aime a croire que ça s’arrangera… mais personne ne change. Je n’ai qu’à entamer le deuil, a me résilier que cette histoire avait une odeur de fin dès le début, c’était écrit en toute lettre « Je ne te propose absolument pas un grand tour mais bien une mini-ride » qui était supposé de se terminer à l’aube, il y a déjà un mois!

Voici tout de même la première version de cet article.

C’est comme une odeur de fin. C’est terrible à imaginé mais c’est ce que ça sent. C’est comme un vertige, cette peur du vide qui arrive dans les trippes sans trop qu’on comprenne. J’ai beau rêvé d’autre chose mais seul le temps fera qu’on s’habitue à cette sensation. Qu’est ce qui c’est passé? Pourquoi j’en suis arrivé là. Une histoire qui commence se termine toujours un jour mais pourquoi maintenant? Tant de question qui me laisse sans réponse. Le plus grand des pourquoi sans réponse. En fait sans réponse qu’on ne veuille vraiment voir. Cette envie de fuite simplement pour ne plus penser à tout ce qui arrive. L’envie d’aller vers et en même temps d’aller à l’opposer. Pourquoi ce n’est pas clair? J’ai besoin de ce coup de hache qui fend le bois trop sec. Et pourquoi ce n’est pas moi qui le donnerait? Simplement parce que j’espère encore. Je sens la fin mais j’espère que ca n’arrête jamais. Toutes ces idées qui passent sans s’arrêter, je les couches maintenant sur papier, un papier trop clair, trop blanc.