Le bonheur

2 09 2008

Qu’est ce que le bonheur si ce n’est qu’une sensation de bien être. On se sent bien maintenant et on aime ce qui nous entoure. Je me suis dit, tiens, pourquoi ne pas me remémorer à moi ce qui me rend heureux, ces petites choses qui ne coutent rien et qui font se sentir mieux.

La musique de façon générale me transporte, tout ce qui est doux à mes oreilles me racontant des histoires que j’ai déjà vécu ou que j’aimerais vivre. Les odeurs, quelles sont les odeurs qui me viennent à l’esprit qui me réconforte? J’ai toujours aimé le gazon fraichement coupé, la senteur de la pluie rafraichissante au printemps. De passer sur une rue et de recevoir l’effluvent de la sortie de la sécheuse lancer son air chaud et rempli d’assouplisseur. J’hésite encore avec deux odeurs parfois forte et parfois pour certains dégoutant, celui de l’essence en station service, ça rappelle les voyages, les road trips et celui du goudron de toiture rappelant l’été. Une odeur que m’a partagé ma mère c’est celui de l’après rasage de mon père, le bon vieux Old Spice me rappelle mon père et quoi de plus réconfortant qu’un père et une mère? La poire pour d’anciens amours.

J’aime le vent qui souffle, un peu frais, qui semble me porter ailleurs, enveloppant. La pluie me calme parce qu’elle ne fait que tomber, sans que rien ne l’arrête, elle glisse sur tout. J’aimerais être la pluie. J’adore la chanson Rain King de Counting Crows. J’aime aussi les gros flocons qui tombent bercés par le vent les belles journées d’hiver. Le soleil entrecoupé du vent doux. J’aimerais être le vent. J’aime les nuits remplient d’étoiles en campagne, encore mieux sur le bord d’un lac où le bruit des vagues est si apaisant.

J’aime découvrir la nourriture. J’aime bien mangé. J’aime le chocolat, pour l’instant de plaisir qu’il me donne en me faisant oublié que la terre tourne. J’aime manger avec ma famille car elle est réconfortante. J’aime ma mère parce que malgré qu’elle pense qu’elle est nerveuse elle réussi quand même à me calmer, qu’elle est là pour moi et je crois qu’elle sait que je suis là pour elle aussi. J’aime ma soeur pour son coté rebelle, pour son coté rien ne me dérange, pour son coté qui ressemble aussi tant à mon père. J’ai pensé, parlé à mon père car même si je ne crois pas qu’il puisse m’entendre vraiment, je sais qu’il est en moi, 50% génétiquement et surement l’équivalent de mon éducation. J’aime les enfants, ceux de ma soeur en particulier parce qu’il me rappelle que c’est bien d’être enfant. Cette innocence inoffensive qui rappelle qu’on a déjà été nous aussi insouciant et que la vie était, il me semble, bien moins complexe. J’aimerais être un enfant à nouveau.

J’aime le cinéma, pour les mêmes raisons que la musique. J’aime ce que je suis, ce que je pense, ce dont je rêve quand je suis seul. J’aime ma solitude, qui revient toujours simplement pour que je fasse le point sur ma vie. J’aime contempler la vie pour ce qu’elle me donne, pour ce qu’elle ne me donne pas en me disant « Si tu penses que je vais tout te donner, travaille et rêve un peu ».

J’aime les gens, ceux que je connais, ceux que je ne connais pas, leurs réactions spontanées de la vie me fait sourire. J’aime tenter de comprendre ce qui leur passe par la tête quand ils agissent de la sorte. J’aime l’amour que les gens ont de nature les uns pour les autres. J’aime l’amour, le vrai, qui brûle les trippes, qui fait décoller les pieds de la terre. J’aime la photo, pour simplement montrer au gens ce que j’ai trouvé beau. J’aime la vie parce qu’elle est fragile.

J’aime le corps de la femme, parce qu’il est doux, parce qu’il sent bon. Parce que mes mains qui se livrent à des caresses ne font pas arrêter le temps même si c’est mon désir le plus ultime. Chaque forme si différente, chaque baiser si tendre, si unique.

Appuyé sur stop quand la vie nous est chère comme sur le VCR. C’est un rêve que bien des gens chérissent. En reprenant les paroles d’une publicité « J’veux pas que ça arrête! » c’est un peu comme ça qu’on se sent quand on vit le bonheur. Je crois qu’il est possible de le faire. Il suffit simplement de s’arrêter à ces bons moments, les savourer, ne pas penser à leur durée mais au bien-être qu’il nous procure. Le bonheur aussi est fragile et c’est de s’accrocher à chacun des petits moments qui nous font du bien qui nous rendra heureux.

J’écris peut-être ce texte parce que je sais que j’ai tout pour être heureux. Tout ce que j’ai écrit au dessus je peux l’avoir, tous les jours, sans même ne demander rien à personne. Je m’attarde ces derniers jours sur un point de ma vie qui est l’amour. Je crois que ça m’en prend pour être heureux mais je crois que si je suis réaliste, je sais très bien que ce n’est pas à n’importe quelle condition, que la vie est bonne en générale et que si ce coté de ma vie ne fonctionne pas, je dois m’appuyer sur les autres. Une ancienne copine me disait toujours « C’est important de pas tout mettre ces eux dans le même panier! » en parlant de sa vie car elle trouvait qu’elle mettait toutes ces énergies dans son travail. Je crois que c’est vrai cette histoire d’équilibre. Il faudrait que j’équilibre ma vie car dans toutes les sphères nommés et que j’ai oubliées, j’en ai assez pour être heureux.





Un jour sans ailes

2 09 2008

Un jour sans ailes, c’est un jour qui ne vole pas haut. Un jour sans elle c’est plutôt noir mais si c’est la décision qu’on y prend, je crois que c’est pour le mieux. Je regarde passé les minutes de ma journée, souhaitant un signe, un seul, d’elle. Mais rien ne vient. Seul l’envie de fondre en larme. Je ne donnerai pas de nouvelles, parce que c’est plus facile que d’en donner. Parce que j’espère que comme ça le temps passera et fera digérer les choses plus facilement. Et puis merde je lui écris. Je lui écris comment je me sens, qu’est ce que je vis, qui je suis. Mais qui suis-je? J’arrête mon message et je me pose la question. Me suis-je oublié à un certain moment dans cette relation? Je crois bien que oui. Mes 350 mots qui forment un texte émotif se mettent en veilleuse un instant, sauvegarde en brouillon s’impose. Mais à quoi bon écrire l’estomac vide. J’ai remarqué un jour que quand j’ai fait je suis plus émotif, alors allons se remplir l’estomac. Devant le comptoir du Culture, ces mots retentissent d’une sonnerie que je connais bien, « Bon matin AZ, xxxx » à non pas ça. Par chance le courriel n’est pas parti. Des becs… Elle est de bonne humeur, elle pense à moi. Non, moi qui pensais que c’était enfin le signe que c’était fini. Je me laisse prendre dans ce texte, mes émotions s’emmêlent, je n’y peux rien, hors contrôle. Retour à la case départ, espoir, une nuit encore contre son corps nu, à sentir son doux parfum, à ressentir cette chaleur qui dégage de nos corps enlacés qui ne cesse de se réclamer. J’aimerais être capable de me détacher de mes sentiments, misé sur ce qu’on s’apporte l’un à l’autre. Profiter de cette sexualité si parfaite qui existe entre nous. Parce qu’au cours d’une vie, quand on se rend compte que la sexualité ce n’est pas la même chose d’une personne à l’autre et que quand on tombe sur une personne avec qui ça clique en tout point on apprécie.

Et si ce n’était que ça. Un besoin de faire l’amour. Un besoin de caresses partagées, les phéromones qui s’excite à la seule vue de l’autre. Est-ce possible? Je dois y croire un peu car sinon ça ne me traverserait pas l’esprit. Je ne suis pas vagabond et de tenter de trouver quelqu’une d’autre avec qui l’histoire serait peut-être différente ne me traverse même pas l’esprit parce que c’est dans ces bras que je suis bien. Pour ce qui est du reste, qui suis-je, je crois que je le sais bien, je sais ce que je veux, où je vais et qui je suis. À ce point si je devrais me réveiller car il n’est jamais trop tard. Je tente de me dire « Be yourself » et je sais que je le suis, un peu ennuagé par des sentiments qui ne peuvent sortir pour ne pas effrayer l’autre. Mais pourquoi avoir cette peur qui pourrait en fait tout changer. Si je disais « Je t’aime. Je t’aime parce que tu es toi, avec tes défauts et tes qualités que j’aime autant les uns que les autres. Je t’aime parce que je partage avec toi des moments inoubliables, des discussions interminables. Je t’aime parce que tu me fais voir la vie sous un autre angle et tu prends le temps d’écouter ce que j’en pense. Je t’aime parce que je sais que je peux être moi-même mais je n’y arrive pas parce que ce sentiment que je ressens me fait devenir maladroit. Depuis la première fois que je t’ai vue, je me suis dit simplement que je t’aimais. ». Comme dans les films j’aimerais que ça déclenche cet instant seul où le temps s’arrête sur les regards de chacun, où le désir de l’un et de l’autre ne font qu’un pour simplement s’aimer. Mais ma vie n’est pas un film. La réalité est faite autrement. Que cette passion qui brûle me fait mal au trippe. Que si je fais abstraction de mes sentiments, de cette odeur de fin, probablement que je vivrai mieux avec tout ça, sinon pourquoi elle reviendrait à la charge si elle ne ressentait pas un peu la même chose que moi. J’ose y croire. Je ne peux pas toujours vivre dans cette peur de demain. Je dois vivre maintenant et arrêter de penser, de me faire des idées. En suis-je capable?

Habituellement quand je me fais vraiment à l’idée d’une histoire impossible, quand je décroche totalement de cette histoire, il n’y a pas de retour en arrière. C’est écrit en grosse lettre FIN et c’est la fin. Souvent à ce moment je reviens aux sources, je suis moi sans l’ombre d’un doute car le feu éteint, mes yeux ne brûlent plus à la fumée. Peut-être pourrais trouver une façon de bien doser tout ça. À voir…