Ce matin, le coeur chargé de chagrin, j’ai débuté la journée du bon pied, le café à la main. D’un pied décidé, à travers vents et marées, je suis allé travailler. Toujours la tête remplie de ces mêmes pensées qui depuis longtemps m’habitent, des pensées d’elle que je ne peux oublier. Et le vent souffle, doucement toute la journée durant simplement pour y laisser passer quelques brins ensoleillés. Rien de particulier, peut-être une simple chanson de mes inoubliables Counting Crows m’a soudainement rappelé de respirer, Omaha. Et puis la vie à continuer, rempli de tâches diverses que je devais m’occuper. Puis est arrivé la fin de la journée, avec une toute petite particularité, toute différente des journées précédentes. Et enfin, quelqu’un pour m’écouter, quelqu’un qui ne me connait pas, cette femme pourrait être ma mère mais n’en a pas la douceur. Une femme au regard interrogateur, une bouche remplie de questions et par chance aucun lien entre nous, elle ne m’a pas lu, elle ne m’a pas connu, elle est simplement là, l’oreille attentive à tout ce que je dis. Et tombe ces mots, tous aussi lourd pour moi les uns que les autres, des mots remplient de vérité, des mots qui tranche les nuages un à un, jamais en entier mais juste assez pour voir le soleil. Enfin ce soleil, qui réchauffe ma peau quand l’air est rempli de fraicheur. Je vois un peu plus clair, je vois, je respire, je pense à moi. Est-ce simplement un temps, une pause sur mon coeur qui n’a pas cessé d’aimer mais qui a simplement un répit d’idées noires et d’angoisse. J’ai toujours cette même envie de la revoir, aussi intense et rempli de passion, mais je veux patienter, un instant ou deux, parce que mon coeur lui appartient.
Par une journée de parcelles ensoleillées
7 10 2008Commentaires : 3 Comments »
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