Quand mon coeur bat, que mes yeux pleurent, que même le plus beau soleil ne fasse pas sécher mes larmes, je me sens en vie. Un ami me disait, tu sembles aimer te retrouver dans ce genre de situation, je crois qu’il a un peu raison. C’est avec tristesse que je le constate. À penser à ce que je vis, je n’y vois rien mais je suis en vie. Mes sens s’activent comme une boussole qui perd le nord, le vertige me prend et me rend léger, étourdi jusqu’à ce que mes yeux se brouillent. Puis mes yeux se mouillent à l’idée du futur, à l’idée de demain qui arrive bien vite. Du haut de mes quelques années d’adulte, j’ai envie de construire avec quelqu’un une famille. Mais où suis-je dans ce rêve que j’idéalise? En vie je perds de moi toute maitrise, en amour, mes rêves dorment ou existe laissant de coté le sens de la réalité. J’aime rêver, je suis rêveur au plus profond de mon être et tant que ma tête, dans les nuages, se laisse porter par le vent, je me réveille souvent, loin de ce que je rêve tant.
Les yeux fermés, songeur, je n’ai pas trop envie de prendre action aujourd’hui. C’est que je me sens en vie. C’est que ce sentiment de noeud, que les gens appellent aussi papillons, j’ai besoin de le sentir aujourd’hui et cette personne qui me donne ces papillons, je ne peux m’empêcher de l’aimer, l’adorer, de l’utiliser comme une muse.
Le temps ce joue de nous (Aliss – Patrick Sénécal), oui le temps ce joue de nous, il passe et dans sa froideur ne laisse sur nos vies que des traces indélébile du passé, des souvenirs que l’on pourra un jour raconter. La vie, c’est fait pour être ressenti, c’est fait pour être vécu, c’est fait pour aimer et ce découvrir et grandir. Chaque minute qui passe je les ressens, mon corps brûle et mon coeur se consume, doucement, me rappelant que je suis bien en vie.