Te retourneras-tu, un jour, un soir ou une nuit, pour te rendre compte que je ne te suis plus? Te retourneras-tu pensant que je m’y trouve toujours, prêt à te décrocher la lune simplement parce que ton coeur j’ai envie? Te retourneras-tu un jour, simplement pour embrasser ma joue, me serrer dans tes bras ou me faire l’amour? Te retourneras-tu un jour de pleine lune, pour crier au loup et me dire que tu es prête à m’ouvrir ton coeur? Te retourneras-tu un jour, simplement pour constater que je n’y suis plus?
Je n’en doute pas, je suis certain que jamais ça n’arrivera!
Au matin je suis parti, après une nuit que je savais la dernière. Au matin je le savais, mais avant mon arrivé j’en avais aucune idée. Au matin j’avais compris, que ma place n’était pas ici. Au matin, sans chagrin, mes mains n’avaient plus cette soif de ta peau, rassasiées ou fatiguées par un trop peu de place dans une vie qui passe. Au matin j’ai compris, que malgré ma présence ici, l’espace que j’occupais n’étais pas le miens mais celui encore occupé par un ancien. Au matin je me suis dit, peu importe le passé, l’important c’est la chance qui m’est laissé. Au matin j’ai compris que je n’avais aucune chance d’avoir une place, pas un espace pour m’exprimer, pas un coin d’air à partager.
Puis doucement mes sentiments se sont transformés en souvenir. Je ne garde que les bons car le bonheur c’est un peu rempli de ça.
Trop tôt je suis arrivé dans ta vie, trop tard je suis reparti. Trop tôt j’ai consumé ce plaisir de la chair, trop tard j’ai compris que j’y étais accroché. Trop tôt j’ai ressenti pour toi le sentiment amoureux, trop tard j’ai compris que l’amour se vit à deux. Trop tôt le nirvana, trop tard la réalité. Trop tôt pour toi j’ai quitté dimanche en matinée, trop tard pour moi j’ai réalisé.
La plus belle des choses qui me soit arrivé de ma vie c’est toi. Pas toi parce que tu étais toi mais toi parce que j’étais moi. Un moi qui troublé a décidé de se réveiller. Un parcours qui fût difficile par des hauts et des creux de vagues impressionnants pour moi. J’ai su reculé, j’ai su regarder et j’ai continué d’avancer. Le temps est futile lorsque l’on s’occupe de notre être si fragile.