La plaie béante guérit lentement. Les mots manquent dans ce que j’ai à écrire. Je n’ai pas muse, j’erre l’âme légère au travers du vide. Où est cet afflux de mots, d’images où je puisais dans la douleur le meilleur de moi même, le douloureux. Et si je grattais un peu, juste un peu, ce qui guérit, un instant, aujourd’hui. Et si je laissais un instant envahir mes pensées d’elle, simplement pour me sentir en vie, être envie et triste d’être dans l’envie. Ça me frappe enfin, mais à quoi j’ai pensé, ça ne se refermera pas seul, ça devra encore guérir et prendre le temps de se faire. Pourquoi je l’ai fait? Probablement que ce sentiment me manquait en bout de ligne, que je le recherche en fin de compte. Comme les romantiques de l’époque où l’amour était impossible, où déchirés par la complexité, l’impossible, je laisserai porter mes plumes sur le papier simplement pour gueuler ma douleur. Je t’aime douleur, ne croyais tu pas qu’un jour j’allais m’en rendre compte, c’est toi que j’aime car tu m’inspires, tu me fais respirer d’un souffle entrecoupé de désir charnel, de tendresse, de volupté. Quand tu caresses ma joue, ça me rend fou, quand en moi tu t’infiltres, je n’en peux plus, je flanche, je fonce dans cet abysse sans fond, ce vertige m’envoute, m’hypnotise, me paralyse. À toi je pense parce qu’une autre je n’ai pas rencontré. Je gratte ma gale car de cette façon je peux me rappeler que je t’ai aimé, encore une fois.
@Francine: Ce qu’elle m’a fait? Elle m’a pris comme j’étais déjà du premier regard. Elle m’a écouté et ne m’a pas juger. Elle m’a fait découvrir ce que j’étais. Mais aussi, je lui ai donné sa chance parce que j’étais rendu la dans ma vie, je lui ai donné sa chance et je lui ai rendu la pareil, ce non jugement. En nous donnant notre chance, je n’ai pu la donner à d’autre pour le moment. J’aime aimer mais je ne veux personne blessé, mais quand je pense à moi, c’est parfois ce qui arrive.
Qu’est-ce qu’elle t’a fait pour que tu sois ainsi … le pire c’est que je te comprends, comme on aime se souvenir de si beaux souvenirs … bizou…
Ame: Merci bien petite âme! Câlins à toi aussi!
Je seconde et tersionne!!
Et non, c’est pas propre, hihihihi 😀
Je vous envois un gros câlins, chères âmes tout aussi tourmentées que la mienne que vous êtes…
-xxx-
@Fanny : ouais… mais c’est pas propre! 😛
ça crache et ça revit!
Images très percutantes, c’est tellement ça…merci…
@Fanny & Ame: ouais ca donne un certain rythme au coeur, ça bat, ça vit, ça étouffe ca pogne dans la gorge, ça crache et ça revit!
Wow! merci Â.T…Quel trio nous formons! On s’arrache tous les mots (maux) de la bouche!
Je me vois dans l’obligation de paraphraser intégralement Fanny, qui a dit tout ce que je désirais dire…
Et j’ajouterai combien, encore une fois, tes mots me coupent le souffle….
-xxx-
Oufff….Je comprends tellement ces mots, ces retours en arrière que l’on s’impose, comme pour revivre ces pincements au coeur qui nous font sentir en vie. J’aime à dire que je suis peut-être mazo, mazo de mes malheurs ou d’une certaine détresse du coeur. Tu sembles toi aussi te persécuter avec ces souvenirs, peut-être à la recherche de cette émotion qui te garde en vie…