Le temps lent, d’une longueur trop lourde pèse sur mes épaules aujourd’hui. La fatigue me nuit car je ne dors pas bien la nuit. Je vais marcher dehors, sous la neige, sur la neige, je ne m’y fis pas trop car sur le sol mais pas raisonnent. Mes pas raisonnent dans ma tête parce que sur le sol les pas feutrés, je ne peux les écouter. Mais pas garde la cadence de mes pensées, je ne sais pas où les diriger, à savoir si je parle de mes pas ou de mes pensées. L’ennui se mélange à la nuit simplement pour me noircir un peu plus les idées. Ai-je pris les bonnes décisions? Celle de marcher ce soir, celle de quitter hier, celle d’espérer demain? Souvent on ne sait pas ce qui nous attends, on ne sait pas souvent le résultat du « Et si? » et c’est tant mieux. Mes pas raisonnent comme des tambours plutôt sourd, comme la voix de l’horloge grand-père qui de son tic tac étouffé travers les murs du temps. Mes pas raisonnent mais je déraisonne seul à tenter d’expérimenter la vie, un tic à la fois et de me faire rabrouer le tac qui suit. Mes pas raisonnent et je ne suis pas, je ne suis plus, je ne me suis plus. Je me retourne et ne vois même plus mes traces de pas dans la neige fraîche. Où suis-je? Je ne suis pas à flotter mais je ne touche pas la terre. Irréaliste moment je ne sais plus où je vais mais je n’y suis pas totalement mal, ni totalement bien. Je dois remettre mes pieds sur le sol, retrouver l’équilibre qui fait que mes pas résonnent comme de la musique et non comme une cacophonie sans fin. Je dois établir mon rythme et le suivre enfin, sans fin.
Mes pas raisonnent
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Mieux dormir pour bien grandir
7 12 2008Jeudi 4 décembre 2008
Hier j’ai joué au scrabble, toute la nuit j’ai joué avec les mots sur la planche, dans l’obscurité totale. Le temps a passé et je ne l’ai jamais vu, il était absent dans cette pièce éclairée que de musique, d’un peu de lumière de cellulaire qui allait et venait tour à tour quand je jouais. Jamais je n’ai vu les yeux de l’adversaire, ni avant le match, ni pendant, ni après. Seule une voix, parfois un rire perçait le silence:
– C’est ta première fois?
– Comme ça? Avec une parfaite inconnue?
– Non ce n’est pas de ça que je parle!
– Tu veux dire l’obscurité?
– Totale!
– Oui, première fois dans l’obscurité totale avec une inconnue
– *rire*
– Et toi?
– *rire*
Ce soir là je n’ai pas gagné, je n’ai gagné que l’expérience d’une nuit noire et des lettres qui s’étalaient une à une pour former des mots, parfois innocents, parfois suggestifs. Les points augmentaient sans vraiment aucune importance sinon celle de délimiter qu’un niveau d’attention, d’intelligence, de chance et de fatigue. Les discutions se mêlant à la nuit, la présence ne faisant qu’éloigner l’ennui. Bien que cette présence fût présente elle n’eût pas le crédit d’être réconfortante. J’avais encore l’impression de chercher dans la nuit à tâtons quelque chose sans vraiment de conviction. Les attentes ne sont-elle pas fort inutile quand ont à du plaisir? Qu’est ce qui fait qu’on les génère automatiquement, notre passé, nos besoins criant, peut-être qu’on se pose pas la question. Nous sommes dirigé par nos attentes, elles nous rendent heureux, malheureux et pourtant rien de tout ça ne nous appartient. Un jour je ferai surement un texte, sur les attentes, les latentes, les inhérentes celle qui seront comblées, celles qu’on préfèrera oubliées.
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Sang froid, steak haché et service à la clientèle
7 12 2008Il est stupéfiant de voir que parfois on n’a pas les valeurs placés au bon endroit. On est dimanche 15h45, je reviens de ma journée délicieuse avec la famille, bien du plaisir et des rires. Je tourne le coin près de la maison et je crois sur ma route un McDo, c’est là que débute l’aventure.
Je suis comme un enfant quand je vais chez McDo, du coté bouffe c’est toujours les mêmes cheese burger que je prends, seulement ketchup depuis aussi loin que je me souvienne. Alors que j’ai hâte de rentrer chez moi, je passe au « service » à l’auto. Je passe ma commande, format gonflé, tant qu’à être là, puis je passe payer. Je repars sourire aux lèvres et le sac rempli de « bonne » chose dans mon sac. En conduisant je ne peux pas m’empêcher de plonger ma main dans le sac pour y valider la marchandise. Les frites de McDo, quel délice, mais pas là, ça goûte les frites de midi, mais il est 15h50. Je fais une croix la dessus, il neige, je ne retourne pas pour des frites un peu défraichie, ça reste du McDo quand même. Alors plus capable de m’en priver, je sors le premier cheese. J’ai pris l’habitude de l’ouvrir car je n’aime pas croquer dans la moutarde, oignons et cornichons. Deuxième surprise, c’est rempli de tout plein comme je ne l’aime pas! Je décide à ce moment de rebrousser chemin, ok des frites ça reste des frites, mais un repas complet aux poubelles, y a que McDo qui s’engraisse. Je suis de nature calme, surtout que cette fâcheuse expérience m’arrive à l’occasion, quoi que non pardonnable elle ne nécessite pas que je m’emporte. Je repasse au « service » à l’auto, « Bonjour, je viens de passer cherchez 2 cheeseburger Ketchup seulement et ils ne sont pas ketchup seulement! » suivit d’un passé à la caisse, je passe à la caisse. Elle me donne mes deux cheeses seulement ketchup, j’en profite pour faire changer mes frites causes de elles sont froide. Le tout de retour dans le sac ma voiture s’élance sur la rue, au coin je me dis… « Et si? ». J’ouvre cheeseburger #1 tout garni, pas besoin de dire que c’est la même chose pour le #2. Re-demi-tour dans les sens unique de Montréal, direction McDo. « Bonjour, je suis passé chercher deux cheese deux fois et ce n’est pas encore que du ketchup qu’il y a dedans! » que je dis à la boite métallique, qui me dit de passé à la caisse. Devant la petite fenêtre coulissante j’entends la caissière dire au cuisinier de se dépêcher parce qu’elle sait bien que ce n’est pas la première fois qu’elle me voit aujourd’hui. Enfin service plus que rapide, c’est le cuisinier lui même qui les livrent au travers de la fenêtre. Heureux je repars enfin pour les déguster, mais dans ma tête ca fait… « Et si? ».
Nouveau paragraphe car la suite, c’est de l’emportement pur et simple pour un cheeseburger!
J’arrête sur le coté de la rue, devant le McDo, parce que je me dis que si ce n’est pas la bonne affaire, je n’aurais pas à faire le tour mais je pourrai y aller tout de suite. J’ouvre mon sandwich et que vois-je? Et oui, c’était bien du ketchup. Si j’arrêtais là le texte aurait pas de but, mais bon pour les curieux qui se demandent maintenant ce qui c’est passé, voici la suite. Dans mon cheeseburger il y avait du fromage, du ketchup, beaucoup de ketchup, beaucoup trop de ketchup, du ketchup assez qu’on aurait pu en faire une donation dans les paniers de Noël, assez de ketchup que s’en était ridicule, impossible de toucher au sandwich sans en être souillé. Ça y est, ma patience à des limites, je ne paierai pas pour une guerre entre une caissière et un cuisinier, ce n’est pas vrai, je paie pour un cheese ketchup, je veux un cheese ketchup. Je stationne la voiture complètement, je pars de pas décidé vers le McDo, je vois noir je vous dirais, à y repenser je crois que j’ai beaucoup trop mis d’énergie dans mes sentiments envers ce cheeseburger et aussi envers cette situation sans intérêt. J’avance donc voyant noir vers le McDo, j’entre, je vais aux caisses, sans dépasser personne j’attends mon tour. À mon tour, je tente de garder mon calme avec mon « Je peux voir la personne en charge? », il arrive, me regarde, il ne me connait pas, moi non plus. La caissière qui m’a répondu à trois reprises me regarde, elle comprend que ça ne passe pas encore, elle doit se demander si je vais faire sauter le McDo par ma colère. Mais je la contiens, j’en ai envie d’exploser, mais je ne peux pas parce que c’est comme ça, je n’aurais pas aimé qu’on me tape sur la tête non plus avoir été dans la position inverse. Je le regarde et tente de respirer et en expirant je lui dis, sortant mes emballages jaunes de mon minuscule sac brun « Je suis ici pour une 4e fois, je veux savoir si c’est normal qu’à 2 reprises on se trompe dans ma commande et que quand on finit par me donner ce que je voulais, mes cheese burgers ressemble à ceci! » en lui montrant mes piscines de ketchup au cheese burger. Après m’avoir dit de patienter, il part cheese burger à la main, l’air moins furieux que moi mais en même temps pas l’air contant, a côté un gars me sourit avec sa copine, voyant la situation, il arrête de sourire quand il voit que je ne vois rien en fait. Le gérant revient, deux cheeses à la main, un billet de courtoisie, un désolé en bouche et me remercie d’avoir passé chez Mc Do. Je suis bleu, noir, je ne comprends pas, je ne sais pas en fait quelle était mes attentes rendu là, je voulais juste passer ma colère et je ne l’ai pas laissé sortir parce que j’avais devant moi des êtres humains. Dépareiller je regarde le gérant, qui a fait exactement ce qu’on lui à appris. Je lui dis en remettant les cheeses et le billet sur le comptoir, « Garder tout, j’ai plus faim, je trouve cette situation ridicule! », lui de rétorquer « Vous voulez que je vous rembourse? », il s’exécute à mon approbation, « Vous pouvez prendre le billet et les cheeses si vous voulez! » ce que je fais. Je le regarde et lui dit quand même « Vous savez monsieur, ça fait 20 minutes que je tourne en rond autour d’ici pour manger des cheeses burgers, je trouve le service inacceptable qu’en 3 reprises on ne soit pas capable de combler un besoin si simple. Je sais que ce n’est pas de votre faute mais je tiens à vous en faire part, c’est inconcevable! ». Mes talons tournent sur mes dernières paroles, je pars d’un pas décidé vers ma voiture où je mangerai deux cheeses burgers empochant un remboursement ainsi qu’un prochain lunch gratuit. Je compte trouver un itinérant prochainement et lui remettre ce bon de repas parce que je me trouve ridicule de prendre panique pour un foutu cheese burger quand il y a des gens dans la rue qui se serait contenter de n’importe quel des 6 cheeses burgers qui se ramasseront dans les vidanges…
Mea Culpa! Je crois que je suis dû pour une cure de vraie vie, d’aider les gens dans le besoin et d’arrêter de me sentir sur les besoins que je me crée. J’en tire quand même du bon, un texte qui reste une belle petite histoire quand même rigolote, la conscience de mes besoins et ceux des autres.
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Jour et Nuit
7 12 2008Perdu sur une mer sans nom où mon bateau dérive toujours. Des fois bien alerte sur ce qui se passe, des fois dans le grand brouillard. Les matins à coeur léger sont d’un parfait contraste avec les nuits noires et lourdes où je marche à tâtons vers je ne sais où. J’attends encore que le matin arrive, chaque nuit. Ces matins doux où tout m’émeut, tout me touche. La musique, les gens, j’ai le coeur léger mais l’être nostalgique à la vu de jeunes amoureux qui s’embrasse. Je les envie un peu, en fais j’ai simplement hâte de retrouver ce sentiment d’amour, d’être là pour l’autre, d’être l’autre là. Les journées passent, se termine parfois dans la solitude, ou dans l’ivresse, rendant les jours qui suivent plus difficiles à vivre. C’est dans ce temps où je me dis que je dois simplement faire attention à moi, car il est facile de perdre la tête. J’ai beaucoup de temps à prendre pour moi, déjà cette journée fût pour moi quand même une belle journée. L’imprévisible est on pour le bonheur, j’ai renoué avec une amie, j’ai revu mon gros matou qui je crois m’a reconnu. Le temps est bon quand on le laisse passé doucement, quand on ne le force pas. Maintenant fatigué je vais allez dormir, les idées noirs et la tristesse de cette solitude pèse sur mon être de tout son poids. Demain ce sera une journée famille, ca me fera le plus grand bien!
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