Comme une histoire d’amour

11 12 2008

C’est comme une histoire d’amour. Le froid dehors c’est installé, le vent c’est levé pour gratter ma peau lorsque dehors je marche. Vers où je ne sais pas, mais il fait très froid. Armé de musique j’avance mon chemin comme dans un but précis mais je ne sais pas ma destination. Les minutes sont longue sous le froid bercé, mes pas avalant chaque bout de neige que recouvre le trottoir. J’ai trop froid, je dois me réchauffer. Dans un pub de quartier je suis entré, je suis si loin de chez moi, pourquoi? J’avais envie d’explorer, je n’ai pas de repère dans cet environnement dans lequel je suis. Je m’assois à une table, il fait déjà chaud, je me sens bien, je me sens moins loin. Je commande un cidre, pourquoi un cidre, j’ai comme un vague souvenir, comme s’il me rappelait noël, sans raison apparente. Le blanc du cidre m’obsède, son goût en moi me rassure. Les gens autour de moi, festif, vivant, comme tous les êtres me passionnent. Je suis bien, je suis comme un amoureux qui observe la vie simple d’ici. La porte s’ouvre, se referme, laissant entrer de plus en plus de convives plus les minutes passent. Le cidre descend, la chaleur monte, les cris, les rires, les sourires remplissent l’endroit où je me retrouve, c’est vivant, je suis vivant.

Puis entre une fille charmante, le sourire à la main. Elle me regarde, s’approche, s’assoit. Le blanc de mon cidre l’inspire tout à coup, elle se commande une pinte de noire. Cette différence nous rapproche, m’enchante. Les discussions démarrent, le temps passent sans qu’on ne puisse le saisir, sans qu’on ne veuille le saisir, sinon le désir de le suspendre, un instant seulement. Noire sur blanc, blanc sur noire, le nectar réconfortant nous accompagne, la musique nous rassure, nos discussions s’entremêle au rire, au regard qui parcours sans gêne l’autre, simplement pour en apprendre plus, se découvrir. Le temps passe et il faudra partir, déjà, car sinon dehors on nous jettera. Pour vaincre le froid, les couches s’empilent sur nos corps car dehors le froid pince encore. La marche à l’extérieur est courte, les marches vers sont appartement sont longue, à leur pied, je la salue, simplement. Les yeux dans les yeux, nos bouches se désirent, un court instant, un doux moment. Puis je lui souhaite bonne nuit, je reprends ma route, le sourire aux lèvres encore humides qui se matin on gercé, doux souvenir d’une merveilleuse soirée.

Des fois il est mieux de rêver que vivre, le réveil est souvent moins difficile.