Mon lit sans toi

16 12 2008

Ce soir je vais dans mon lit sans toi. Il parait qu’aujourd’hui c’est mieux que dans un lit sans toit. J’y ouvre les draps tu n’y es pas, que le froid de la journée y est resté, pas de trace de moi, pas de trace de toi dans ces draps de soie. Quand j’y glisse mon sang se glace, un instant, puis je pense à toi et doucement le froid s’en va. Même les yeux fermés, les larmes réussissent à s’y infiltrer comme les sources dans les rochers. Mon coeur se serre et c’est sincère je me sens seul sans toi. Un jour dans ce lit froid, dans ce lit de soie, cette solitude me quittera. Quand enfin je te rencontrerai, mes draps seront enfin réchauffés de tes baisers, de la chaleur par ton corps dégagé. Un jour quand je t’aurai trouvé, nos enfants viendront un jour nous réveiller comme les rayons du soleil à travers les rideaux. Ce jour sera beau, ce jour sera chaud pour mon coeur et surement pour le tient. Un jour je te trouverai, dans mes rêves et dans la réalité. De ce jour enfin, me quittera le chagrin car tu ne quitteras plus ce qui était mon lit sans toi.


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3 responses

16 12 2008
Scare Crow

@Nath: Bien raison, je crois que l’on finit par trouver, à temps, un jour, l’amour.

@Fanny: C’est un plaisir et je dois dire que ton commentaire est tout aussi jolie! il ne faut jamais perdre espoir.

16 12 2008
Fanny

Cher Crow, ce texte est magnifique…Il me fait mal au coeur, probablement parce que je vis de ces mêmes douleurs. Il évoque cependant un espoir prochain, qui apaise un brin. Comment garder son coeur ouvert aux autres chemins, aux autres mains…Je ne sais pas, je ne sais plus…Je me sens perdue. Tant de solitudes éparpillées dans ce monde, tant de lit froid et vide sans l’autre à nos côtés. Tant de rêves d’amour qui semblent disparaitre. Qui sera là demain, à qui je joindrai ma main. Ton lit est froid, mon lit est froid et pourtant tant de chaleur nous aimerions donner à un autre que soi. Que nous puissions trouver réconfort et simplicité dans un avenir prochain, que nos cœurs enfin ce guérissent d’un chagrin…
Merci pour ce mot ce matin, malgré la douleur du vide qu’il contient…

16 12 2008
Nath

C’est très beau. Je dois avouer que mon lit sans « nous » est un lit vide de sens. Pour rien au monde je ne me réveillerais sans « nous » qui réchauffent ce lit. Je comprends si bien tes paroles pour y avoir pensé tant de fois avant de trouver… ce « nous » qui désormais ne quitte mon lit ;o)

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