C’est parce que je sais plus écrire. C’est parce que je sais plus quoi écrire. C’est parce que les mots me manquent et que ma vie devient terne au fils du temps. Parce que ce que je vis je m’en culpabilise à ne plus savoir ou je me trouve. Parce que quand je pense m’avoir trouvé un peu, j’agis pour me perdre, comme un jeu que je joue avec moi même. Par chance que je suis conscient, je finis toujours par me déjouer. Maintenant je suis là… ou las. On me demande, une histoire, la mienne encore, mais je n’ai plus de mot à y mettre. On dirait que je me découvre jour après jour mais qu’en même temps je me sauve de moi. Pourquoi? Je pense que des vieilles douleurs ressurgissent simplement me donnant raison sur le passé, me disant que je n’ai pas de contrôle sur ma vie ou simplement que j’ai peur d’en prendre le contrôle. Mais doucement j’essais – erreur, chaque jour qui m’est donné. Je sais plus où donner de la tête, j’ai besoin simplement de repos. J’essais, je sais, je ne fais pas ce qu’il faut, j’essais encore mais je ne comprends pas fort. J’ai peur, j’ai l’impression d’être souvent seul et je sais qu’on m’entoure. Je sais plus trop ce qui est vrai, ce qui est pas vrai, j’ai l’impression que j’ai changé 1$ pour 4 trente sous quand dans ma vie j’ai pris la décision d’arrêter, d’arrêter cet amour pour trouver l’amour. C’est comme un grand paradoxe qui me donne, oui des cordes à mon arc, mais aussi beaucoup de réflexions. Tant que je pense, tant que j’y pense. Les vacances me feront le plus grand bien j’imagine du moins. Le dernier trois jours me fit bien du bien, j’ai besoin simplement de me retrouver pour me comprendre. Je suis sur qu’à Noël je vais me surprendre en me retrouvant enfin.
Comme une histoire d’amour
11 12 2008C’est comme une histoire d’amour. Le froid dehors c’est installé, le vent c’est levé pour gratter ma peau lorsque dehors je marche. Vers où je ne sais pas, mais il fait très froid. Armé de musique j’avance mon chemin comme dans un but précis mais je ne sais pas ma destination. Les minutes sont longue sous le froid bercé, mes pas avalant chaque bout de neige que recouvre le trottoir. J’ai trop froid, je dois me réchauffer. Dans un pub de quartier je suis entré, je suis si loin de chez moi, pourquoi? J’avais envie d’explorer, je n’ai pas de repère dans cet environnement dans lequel je suis. Je m’assois à une table, il fait déjà chaud, je me sens bien, je me sens moins loin. Je commande un cidre, pourquoi un cidre, j’ai comme un vague souvenir, comme s’il me rappelait noël, sans raison apparente. Le blanc du cidre m’obsède, son goût en moi me rassure. Les gens autour de moi, festif, vivant, comme tous les êtres me passionnent. Je suis bien, je suis comme un amoureux qui observe la vie simple d’ici. La porte s’ouvre, se referme, laissant entrer de plus en plus de convives plus les minutes passent. Le cidre descend, la chaleur monte, les cris, les rires, les sourires remplissent l’endroit où je me retrouve, c’est vivant, je suis vivant.
Puis entre une fille charmante, le sourire à la main. Elle me regarde, s’approche, s’assoit. Le blanc de mon cidre l’inspire tout à coup, elle se commande une pinte de noire. Cette différence nous rapproche, m’enchante. Les discussions démarrent, le temps passent sans qu’on ne puisse le saisir, sans qu’on ne veuille le saisir, sinon le désir de le suspendre, un instant seulement. Noire sur blanc, blanc sur noire, le nectar réconfortant nous accompagne, la musique nous rassure, nos discussions s’entremêle au rire, au regard qui parcours sans gêne l’autre, simplement pour en apprendre plus, se découvrir. Le temps passe et il faudra partir, déjà, car sinon dehors on nous jettera. Pour vaincre le froid, les couches s’empilent sur nos corps car dehors le froid pince encore. La marche à l’extérieur est courte, les marches vers sont appartement sont longue, à leur pied, je la salue, simplement. Les yeux dans les yeux, nos bouches se désirent, un court instant, un doux moment. Puis je lui souhaite bonne nuit, je reprends ma route, le sourire aux lèvres encore humides qui se matin on gercé, doux souvenir d’une merveilleuse soirée.
Des fois il est mieux de rêver que vivre, le réveil est souvent moins difficile.
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Catégories : Amour, Bonheur, Le Là
Un mardifférent
9 12 2008Bon un jeu de mot facile, je sais. Mais bon je me sens bien ce matin. J’ai envie de courir sous la neige la gueule ouverte pour manger des flocons. Je bois un bon café, enfin, j’ai remisé l’autre parce que son goût de fumée ressemblait plus à du bruler. Ce matin j’ai le calme, le repos en moi. Ma journée d’hier m’a été bénéfique en introspection. Je n’ai pas trouvé de compréhension où l’aide que je cherchais, mais je me suis débrouillé seul, je comprends que les préoccupations que j’ai, ne sont que ma responsabilité, j’aurais simplement aimé qu’elle me dise « prends-toi en main! Je sais que tu es capable! » mais c’était mes attentes, je n’ai rien demandé et ce matin je comprends. Aujourd’hui j’aurai une journée pas facile, je dois passer la souffleuse sur ma vie parce que j’ai laissé accumuler la neige dans mon entrée. J’ai l’habitude d’être radical et franc, alors je serai fidèle à moi même. Cette journée risque de grafignée de tout bord tout coté mais je me dois d’être vrai, moi, celui que j’ai envie d’être et pas un zombie dans ma propre vie. Quand je vais très bien comme quand je vais très mal, j’ai tendance à la création, tant mieux. Je sais que mes soirées souvent plus difficiles car je manque de gaz pour la terminer m’empêche de créer, je finis amorphe sur mon divan, mais je crois que si je dirige mes énergies vers du positif j’en serai que plus avantagé. De ce petit mardi sans vie, je serai l’opportuniste, je prendrai chacune des minutes qui m’appartiennent pour avancer vers demain. Demain, c’est une autre étape de ma vie qui sera difficile, je ne veux pas me faire peur mais c’est demain que je dois remettre les clés, seul symbole encore existant d’une relation passée. C’est demain que la boucle se fermera, demain que pour la dernière fois je verrai son visage, son sourire, ses yeux dans lesquels je me suis mainte fois plongés. Je dois dire que j’ai un peu peur, même si je vais bien, j’ai cette peur de cette rencontre comme la peste, c’est jamais évident la première fois, la première dernière fois, la fois où maintenant on sait que c’est peut-être la dernière car les fois d’avant possédaient cet espoir de revoir l’autre. J’en ai vu d’autre, ça m’est arrivé souvent par le passé de revoir l’ex être aimé et j’en suis encore en vie aujourd’hui. Maman disait « Il va falloir que tu focus sur ce que tu as, pas sur ce que tu n’as pas! », elle me dit ça a 3 jours de sa retraite, arrivée au bout de ce que tous espère aussi, le repos, on met de coté ce que la vie nous a obligé parce qu’on ne pouvait pas vraiment faire autrement dans cette vie ou les besoins en argent ne sont pas négligeable. Elle a raison, c’est clair c’est une maman, même si on ne l’écoute pas ou si on n’est pas prêt à l’écouter, elle a raison souvent, je ne dirais pas tout le temps tout de même, faut se garder ne petite marge d’erreur. Mais voilà, j’ai une grosse semaine devant moi, une belle semaine si je me tiens sur ce que je suis pour avancer vers l’avant, je ne crois pas que je suis au point où je sais vraiment ou je veux allez, mais quand le brouillard se lève, on voit quand même un peu en avant de nous. J’avancerai donc à pas prudent vers l’avant et je me dis que pour chaque pas devant il est possible de reculer dans toute occasion pour changer de direction.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Humeur, Le Là, Me moi, Un pas dans une direction
Cache les traces
8 12 2008Balai, balayeuse et moppe ne frotteront jamais assez fort les traces qui restent partout. Tous les jours je trouve une nouvelle façon de me rappeler, une nouvelle façon de me le cacher. Rien aujourd’hui ne brouille ma tête sinon que la musique qui parfois m’apaise, parfois fait jaillir les larmes de mon corps tout entier. Aujourd’hui je fais face à moi même, enfin. Y a rien de facile à faire le ménage et d’avoir comme seul compagnon sa vie. Les traces sur ma vie laissées derrière moi, certaines que j’ai tenté de couvrir d’un grand manteau de déni, de rêve et de sexe. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre ce manteau, pour voir ce qui se trouvait en dessous ou parce que j’avais très froid dû à mes larmes qui se glace sur mes joues, mes pieds qui deviennent bleus et des frissons à chacune des pensées qui passent dans ma tête. Je faisais une course à relais entre les différentes composantes qui m’aidaient à garder dans ma vie le son, l’odeur, les mots et les images. Je laissais toujours un petit bout de vaisselle, une petite tâche sur un plancher souillé par une nuit mouvementée, un verre, un élastique que moi seul je connaissais et qui était caché dans ce passé et dont je voulais garder la trace. De sexe en sexe, je courais pour ne pas perdre la sensation, pour tenter de la faire changer, disparaitre ou simplement exister. De femme en femme tenter d’oublier, tenter de retrouver ce que j’avais perdu, ce que je n’avais jamais eu. De femme en femme, je trouvais parfois ses mains, ses bras, son corps ou son sexe, mais jamais en même temps. Chaque matin, chaque nuit, unique, l’envie de disparaitre, enfin, sans fin de la surface de ma vie pour en avoir une nouvelle. Je cache les traces pour ne pas oublié, je cache les traces pour me rappeler mais aussi parce que je n’ai pas envie d’avancer, quelle trace je vais maintenant former maintenant sur la neige? Mes larmes en glaçons formeront t’elle un lac gelé où je pourrai marcher? J’ai peur de la douleur et pourtant je la recréer sans cesse! « Get over it! » c’est tout ce que j’ai à me dire. Pourquoi aujourd’hui je m’en rends plus compte? Simplement parce qu’avec moi je suis, qu’avec moi j’ai décidé de nettoyer les traces, une à une, cessant de les recouvrir, de les camoufler, de les dissimuler, sous l’oreiller ou sous mon pied. Je retourne à moi, je n’ai pas encore fini!
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Mes pas raisonnent
7 12 2008Le temps lent, d’une longueur trop lourde pèse sur mes épaules aujourd’hui. La fatigue me nuit car je ne dors pas bien la nuit. Je vais marcher dehors, sous la neige, sur la neige, je ne m’y fis pas trop car sur le sol mais pas raisonnent. Mes pas raisonnent dans ma tête parce que sur le sol les pas feutrés, je ne peux les écouter. Mais pas garde la cadence de mes pensées, je ne sais pas où les diriger, à savoir si je parle de mes pas ou de mes pensées. L’ennui se mélange à la nuit simplement pour me noircir un peu plus les idées. Ai-je pris les bonnes décisions? Celle de marcher ce soir, celle de quitter hier, celle d’espérer demain? Souvent on ne sait pas ce qui nous attends, on ne sait pas souvent le résultat du « Et si? » et c’est tant mieux. Mes pas raisonnent comme des tambours plutôt sourd, comme la voix de l’horloge grand-père qui de son tic tac étouffé travers les murs du temps. Mes pas raisonnent mais je déraisonne seul à tenter d’expérimenter la vie, un tic à la fois et de me faire rabrouer le tac qui suit. Mes pas raisonnent et je ne suis pas, je ne suis plus, je ne me suis plus. Je me retourne et ne vois même plus mes traces de pas dans la neige fraîche. Où suis-je? Je ne suis pas à flotter mais je ne touche pas la terre. Irréaliste moment je ne sais plus où je vais mais je n’y suis pas totalement mal, ni totalement bien. Je dois remettre mes pieds sur le sol, retrouver l’équilibre qui fait que mes pas résonnent comme de la musique et non comme une cacophonie sans fin. Je dois établir mon rythme et le suivre enfin, sans fin.
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Catégories : Bonheur, Fatigue, Me moi, Solitude
Mieux dormir pour bien grandir
7 12 2008Jeudi 4 décembre 2008
Hier j’ai joué au scrabble, toute la nuit j’ai joué avec les mots sur la planche, dans l’obscurité totale. Le temps a passé et je ne l’ai jamais vu, il était absent dans cette pièce éclairée que de musique, d’un peu de lumière de cellulaire qui allait et venait tour à tour quand je jouais. Jamais je n’ai vu les yeux de l’adversaire, ni avant le match, ni pendant, ni après. Seule une voix, parfois un rire perçait le silence:
– C’est ta première fois?
– Comme ça? Avec une parfaite inconnue?
– Non ce n’est pas de ça que je parle!
– Tu veux dire l’obscurité?
– Totale!
– Oui, première fois dans l’obscurité totale avec une inconnue
– *rire*
– Et toi?
– *rire*
Ce soir là je n’ai pas gagné, je n’ai gagné que l’expérience d’une nuit noire et des lettres qui s’étalaient une à une pour former des mots, parfois innocents, parfois suggestifs. Les points augmentaient sans vraiment aucune importance sinon celle de délimiter qu’un niveau d’attention, d’intelligence, de chance et de fatigue. Les discutions se mêlant à la nuit, la présence ne faisant qu’éloigner l’ennui. Bien que cette présence fût présente elle n’eût pas le crédit d’être réconfortante. J’avais encore l’impression de chercher dans la nuit à tâtons quelque chose sans vraiment de conviction. Les attentes ne sont-elle pas fort inutile quand ont à du plaisir? Qu’est ce qui fait qu’on les génère automatiquement, notre passé, nos besoins criant, peut-être qu’on se pose pas la question. Nous sommes dirigé par nos attentes, elles nous rendent heureux, malheureux et pourtant rien de tout ça ne nous appartient. Un jour je ferai surement un texte, sur les attentes, les latentes, les inhérentes celle qui seront comblées, celles qu’on préfèrera oubliées.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Fatigue, Femmes, Me moi, Solitude
Sang froid, steak haché et service à la clientèle
7 12 2008Il est stupéfiant de voir que parfois on n’a pas les valeurs placés au bon endroit. On est dimanche 15h45, je reviens de ma journée délicieuse avec la famille, bien du plaisir et des rires. Je tourne le coin près de la maison et je crois sur ma route un McDo, c’est là que débute l’aventure.
Je suis comme un enfant quand je vais chez McDo, du coté bouffe c’est toujours les mêmes cheese burger que je prends, seulement ketchup depuis aussi loin que je me souvienne. Alors que j’ai hâte de rentrer chez moi, je passe au « service » à l’auto. Je passe ma commande, format gonflé, tant qu’à être là, puis je passe payer. Je repars sourire aux lèvres et le sac rempli de « bonne » chose dans mon sac. En conduisant je ne peux pas m’empêcher de plonger ma main dans le sac pour y valider la marchandise. Les frites de McDo, quel délice, mais pas là, ça goûte les frites de midi, mais il est 15h50. Je fais une croix la dessus, il neige, je ne retourne pas pour des frites un peu défraichie, ça reste du McDo quand même. Alors plus capable de m’en priver, je sors le premier cheese. J’ai pris l’habitude de l’ouvrir car je n’aime pas croquer dans la moutarde, oignons et cornichons. Deuxième surprise, c’est rempli de tout plein comme je ne l’aime pas! Je décide à ce moment de rebrousser chemin, ok des frites ça reste des frites, mais un repas complet aux poubelles, y a que McDo qui s’engraisse. Je suis de nature calme, surtout que cette fâcheuse expérience m’arrive à l’occasion, quoi que non pardonnable elle ne nécessite pas que je m’emporte. Je repasse au « service » à l’auto, « Bonjour, je viens de passer cherchez 2 cheeseburger Ketchup seulement et ils ne sont pas ketchup seulement! » suivit d’un passé à la caisse, je passe à la caisse. Elle me donne mes deux cheeses seulement ketchup, j’en profite pour faire changer mes frites causes de elles sont froide. Le tout de retour dans le sac ma voiture s’élance sur la rue, au coin je me dis… « Et si? ». J’ouvre cheeseburger #1 tout garni, pas besoin de dire que c’est la même chose pour le #2. Re-demi-tour dans les sens unique de Montréal, direction McDo. « Bonjour, je suis passé chercher deux cheese deux fois et ce n’est pas encore que du ketchup qu’il y a dedans! » que je dis à la boite métallique, qui me dit de passé à la caisse. Devant la petite fenêtre coulissante j’entends la caissière dire au cuisinier de se dépêcher parce qu’elle sait bien que ce n’est pas la première fois qu’elle me voit aujourd’hui. Enfin service plus que rapide, c’est le cuisinier lui même qui les livrent au travers de la fenêtre. Heureux je repars enfin pour les déguster, mais dans ma tête ca fait… « Et si? ».
Nouveau paragraphe car la suite, c’est de l’emportement pur et simple pour un cheeseburger!
J’arrête sur le coté de la rue, devant le McDo, parce que je me dis que si ce n’est pas la bonne affaire, je n’aurais pas à faire le tour mais je pourrai y aller tout de suite. J’ouvre mon sandwich et que vois-je? Et oui, c’était bien du ketchup. Si j’arrêtais là le texte aurait pas de but, mais bon pour les curieux qui se demandent maintenant ce qui c’est passé, voici la suite. Dans mon cheeseburger il y avait du fromage, du ketchup, beaucoup de ketchup, beaucoup trop de ketchup, du ketchup assez qu’on aurait pu en faire une donation dans les paniers de Noël, assez de ketchup que s’en était ridicule, impossible de toucher au sandwich sans en être souillé. Ça y est, ma patience à des limites, je ne paierai pas pour une guerre entre une caissière et un cuisinier, ce n’est pas vrai, je paie pour un cheese ketchup, je veux un cheese ketchup. Je stationne la voiture complètement, je pars de pas décidé vers le McDo, je vois noir je vous dirais, à y repenser je crois que j’ai beaucoup trop mis d’énergie dans mes sentiments envers ce cheeseburger et aussi envers cette situation sans intérêt. J’avance donc voyant noir vers le McDo, j’entre, je vais aux caisses, sans dépasser personne j’attends mon tour. À mon tour, je tente de garder mon calme avec mon « Je peux voir la personne en charge? », il arrive, me regarde, il ne me connait pas, moi non plus. La caissière qui m’a répondu à trois reprises me regarde, elle comprend que ça ne passe pas encore, elle doit se demander si je vais faire sauter le McDo par ma colère. Mais je la contiens, j’en ai envie d’exploser, mais je ne peux pas parce que c’est comme ça, je n’aurais pas aimé qu’on me tape sur la tête non plus avoir été dans la position inverse. Je le regarde et tente de respirer et en expirant je lui dis, sortant mes emballages jaunes de mon minuscule sac brun « Je suis ici pour une 4e fois, je veux savoir si c’est normal qu’à 2 reprises on se trompe dans ma commande et que quand on finit par me donner ce que je voulais, mes cheese burgers ressemble à ceci! » en lui montrant mes piscines de ketchup au cheese burger. Après m’avoir dit de patienter, il part cheese burger à la main, l’air moins furieux que moi mais en même temps pas l’air contant, a côté un gars me sourit avec sa copine, voyant la situation, il arrête de sourire quand il voit que je ne vois rien en fait. Le gérant revient, deux cheeses à la main, un billet de courtoisie, un désolé en bouche et me remercie d’avoir passé chez Mc Do. Je suis bleu, noir, je ne comprends pas, je ne sais pas en fait quelle était mes attentes rendu là, je voulais juste passer ma colère et je ne l’ai pas laissé sortir parce que j’avais devant moi des êtres humains. Dépareiller je regarde le gérant, qui a fait exactement ce qu’on lui à appris. Je lui dis en remettant les cheeses et le billet sur le comptoir, « Garder tout, j’ai plus faim, je trouve cette situation ridicule! », lui de rétorquer « Vous voulez que je vous rembourse? », il s’exécute à mon approbation, « Vous pouvez prendre le billet et les cheeses si vous voulez! » ce que je fais. Je le regarde et lui dit quand même « Vous savez monsieur, ça fait 20 minutes que je tourne en rond autour d’ici pour manger des cheeses burgers, je trouve le service inacceptable qu’en 3 reprises on ne soit pas capable de combler un besoin si simple. Je sais que ce n’est pas de votre faute mais je tiens à vous en faire part, c’est inconcevable! ». Mes talons tournent sur mes dernières paroles, je pars d’un pas décidé vers ma voiture où je mangerai deux cheeses burgers empochant un remboursement ainsi qu’un prochain lunch gratuit. Je compte trouver un itinérant prochainement et lui remettre ce bon de repas parce que je me trouve ridicule de prendre panique pour un foutu cheese burger quand il y a des gens dans la rue qui se serait contenter de n’importe quel des 6 cheeses burgers qui se ramasseront dans les vidanges…
Mea Culpa! Je crois que je suis dû pour une cure de vraie vie, d’aider les gens dans le besoin et d’arrêter de me sentir sur les besoins que je me crée. J’en tire quand même du bon, un texte qui reste une belle petite histoire quand même rigolote, la conscience de mes besoins et ceux des autres.
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Jour et Nuit
7 12 2008Perdu sur une mer sans nom où mon bateau dérive toujours. Des fois bien alerte sur ce qui se passe, des fois dans le grand brouillard. Les matins à coeur léger sont d’un parfait contraste avec les nuits noires et lourdes où je marche à tâtons vers je ne sais où. J’attends encore que le matin arrive, chaque nuit. Ces matins doux où tout m’émeut, tout me touche. La musique, les gens, j’ai le coeur léger mais l’être nostalgique à la vu de jeunes amoureux qui s’embrasse. Je les envie un peu, en fais j’ai simplement hâte de retrouver ce sentiment d’amour, d’être là pour l’autre, d’être l’autre là. Les journées passent, se termine parfois dans la solitude, ou dans l’ivresse, rendant les jours qui suivent plus difficiles à vivre. C’est dans ce temps où je me dis que je dois simplement faire attention à moi, car il est facile de perdre la tête. J’ai beaucoup de temps à prendre pour moi, déjà cette journée fût pour moi quand même une belle journée. L’imprévisible est on pour le bonheur, j’ai renoué avec une amie, j’ai revu mon gros matou qui je crois m’a reconnu. Le temps est bon quand on le laisse passé doucement, quand on ne le force pas. Maintenant fatigué je vais allez dormir, les idées noirs et la tristesse de cette solitude pèse sur mon être de tout son poids. Demain ce sera une journée famille, ca me fera le plus grand bien!
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En fin de semaine…
5 12 2008Certain me demande, qu’est ce que tu fais en fin de semaine. Les dernières fins de semaine me laissent croire que je suis mieux de rien me planifier. J’ai dormi, très bien dormi la nuit passé et j’aimerais ce weekend me reposer. Je ne suis pas capable d’imaginer ce que je pourrai faire, la tête vide, épuisé des dernières semaines je n’ai envie que de douceur et de calme, la dernière fois que j’ai voulu me retirer, on sait comment ça c’est terminer. Ce weekend j’aimerai peut-être remettre ça, car de me mettre les pieds solidement par terre quand je suis sur un bateau c’est plus difficile, je dois m’arrêter un instant pour me recentrer. Les semaines passées on été mouvementées et se sont bien passées mais comme dans de l’eau boueuse je n’ai pas eu l’impression de voir à travers. Même si j’ai arraché ma gale elle ne m’a pas donné l’effet escompté, celui de vivre. Je dois donc arrêter de courir partout, me laisser me rattraper, me regarder et me demander « Qu’est-ce que je fais maintenant? ». Les paradis artificiels ne m’apporteront pas le bonheur, ça j’en suis certain car les lendemains ne sont que toujours plus vide. J’ai eu beau tenté de mettre sur la plaie, la vraie, un bandage mais elle est béante et j’en suis conscient. Je dois y enfoncer les doigts et sentir la douleur, savoir qu’elle existe, prendre le bobo par les cornes, je vieillis, par où je m’en vais? Hier un collègue me demandait, « Ça te fait peur de vieillir? Ça te fait peur de vieillir seul? De vieillir célibataire? » j’ai répondu non à toute ces questions, ce qui me fait dire sincèrement que j’en suis rendu là, je suis rendu dans une étape de ma vie où j’accepte cette solitude. Il est certain que j’aurais quelque peu de difficulté à me voir sans enfant mais pour l’instant je ne peux me voir avec qui que ce soit et cela c’est bien parce que plus je suis seul, plus je suis avec moi, quand j’y serai vraiment bien, je pourrai reprendre la route de ma vie, la vraie, pas l’expérimentale. J’ai cette semaine repris contact avec le passé, de façon saine, surprenante sans attente. Je ne peux pas me permettre d’enterrer les vivants, ils existent. Ils font parti d’une ancienne tranche de ma vie, mais ils existent, sans le regard nostalgique, il faut simplement faire la paix, parce qu’on veut que tout le monde soit bien et zen avec hier. Ce weekend je ne veux pas abuser de la vie, je veux un peu me recentrer sur ce que je suis, voir la famille un peu, je m’ennuie d’eux. Mon neveu m’a même demandé de partir avec lui, un petit voyage, au début c’était le Mexique, maintenant c’est la France, ça me plait d’avantage! On regardera ça pour la fin de l’hiver. Je dois me satisfaire de ce que la vie m’apporte, les opportunités se présentent à moi, il ne me reste qu’à les saisir.
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Gratter la gale
3 12 2008La plaie béante guérit lentement. Les mots manquent dans ce que j’ai à écrire. Je n’ai pas muse, j’erre l’âme légère au travers du vide. Où est cet afflux de mots, d’images où je puisais dans la douleur le meilleur de moi même, le douloureux. Et si je grattais un peu, juste un peu, ce qui guérit, un instant, aujourd’hui. Et si je laissais un instant envahir mes pensées d’elle, simplement pour me sentir en vie, être envie et triste d’être dans l’envie. Ça me frappe enfin, mais à quoi j’ai pensé, ça ne se refermera pas seul, ça devra encore guérir et prendre le temps de se faire. Pourquoi je l’ai fait? Probablement que ce sentiment me manquait en bout de ligne, que je le recherche en fin de compte. Comme les romantiques de l’époque où l’amour était impossible, où déchirés par la complexité, l’impossible, je laisserai porter mes plumes sur le papier simplement pour gueuler ma douleur. Je t’aime douleur, ne croyais tu pas qu’un jour j’allais m’en rendre compte, c’est toi que j’aime car tu m’inspires, tu me fais respirer d’un souffle entrecoupé de désir charnel, de tendresse, de volupté. Quand tu caresses ma joue, ça me rend fou, quand en moi tu t’infiltres, je n’en peux plus, je flanche, je fonce dans cet abysse sans fond, ce vertige m’envoute, m’hypnotise, me paralyse. À toi je pense parce qu’une autre je n’ai pas rencontré. Je gratte ma gale car de cette façon je peux me rappeler que je t’ai aimé, encore une fois.
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Catégories : Amour, Bonheur, Douleur