Tous contre un et un contre tous

1 12 2008

Bon ce texte sera censuré parce que par choix j’ai décidé de pas voté aux élections fédérales. Mais je fais un deuxième texte sur le sujet vu les événements que je ne semble pas comprendre parce que je n’écoute pas ce qui se passe. Ce que je peux dire c’est qu’en période pré-crise, pré-récession, j’ai commencé a mangé du riz de pauvre (pour les nulles en cuisine, parce que c’est quand même plus facile que de faire un pâté chinois, c’est un mélange de riz et de boeuf haché) et j’ai compris qu’en période de crise je pourrais m’en satisfaire et qu’il m’en couterait moins de 10$ par semaine pour manger ce plat délicieux ma foi. Laissons le culinaire de coté, quoi qu’un deuxième bol serait de mise, bon disons 15$ par semaine.

Alors je regarde la télé, trois hommes y sont aligné, en train de signer un papier pour dire « Je suis d’accord avec toi! Moi aussi! ». Si je récapitule, si je me souviens bien, la journée des élections, j’ai bu de la bière, probablement la meilleure décision que j’ai pu prendre vu les résultats que l’on voit s’en venir, tout le monde aura gagné, même les non-voteurs. Je n’ai pas fait mon devoir de concitoyen et maintenant ils nous prendront tous pour des cons. Est-ce pour nous? Est-ce pour eux? Est-ce pour un pouvoir qu’ils ne peuvent pas avoir seul, alors plutôt que de ne pas en avoir ils le partagent laissant tombé leurs idéaux pour nous donner le droit de parole sur la crise? Nous exclue la personne qui parle et dans ce cas ci tant mieux. Je n’échangerais en rien mon travail pour le leur même si je ne suis pas bien dans ce que je fais. Je ne veux pas avoir leurs responsabilités. Je ne comprends en la politique, je ne suis qu’un observateur qui se rend compte qu’il y a des gens qui se démènent pour ne pas que l’on se retrouve dans la merde. Je me demande à quelque part, si tout le monde doit de l’argent à tout le monde, à qui on le doit? N’y a t’il pas de façon que l’on nivelle un peu, pour donner une chance à tous? Y a-t-il vraiment en bout de ligne quelqu’un qui attend son chèque?

Moi je me demande, y a quelqu’un chose qu’on peut faire? Dépenser plus, dépenser moins, continuer notre train-train quotidien, s’acheter des REER, des bons du trésor, des immeubles à revenus, des bagels au fromage? Ils tentent de régler toute la question financière et on est des millions de gens à regarder, à attendre… Informez-nous et cessez de jouer à la guerre!





Big Bang

1 12 2008

Habit cravate et soulier vernis, mon coeur à exploser sous ma chemise. Le sang chaud imbibe dans mes vêtements. Je ne sais plus si je dois poser un pied sur le sol, poser un genou sur l’asphalte, poser mon être dans mon lit, une nuit. Deux jours, enfin deux jours presque sans malaise en moi. Seules les nuits trop proches, trop seules, trop noires ne me pèse un peu sur les épaules. J’ai détaché ma chaine depuis quelques temps mais je n’ai plus rien qui ne me raccroche à la terre. Je vole, j’erre, je digère ce que je mange dans la vie, des fois bien de travers, des fois bien conscient. Où suis-je bien? Dans quels bras je veux m’endormir ce soir? Et demain serais-je entre tes mains jusqu’au matin? Et après demain, quand la solitude m’aura rejoint, penserais-je que j’y suis mieux, simplement parce que c’est ce que je veux? Tant de questionnement, dans de nuit que je devrais dormir, tant de douceur dont je ne peux me passer. Je n’ai simplement pas envie d’être, de n’être qu’un jugé, qu’un incompris dans ma propre vie. Je préfère en dormir seul dans la tête de tous plutôt que de perdre une muse, qu’elle soit pluvieuse ou venteuse elle m’inspire le temps d’un sourire, d’un rire, d’une nuit, d’une vie, c’est simplement pas moi qui décide, ce n’est mon coeur qui explose dans ma chemise.





Par raccord à ma vie

1 12 2008

À des moments on s’oublie. À d’autre on se doit d’y penser, simplement un instant pour reprendre le pouls, pour reprendre le beat. Pour ça il y a la musique qui fait sourire. Puis il y a toi, toi qui est moi mais seulement quand je me regarde. Des fois je m’oublie, surtout la nuit, mais simplement parce que dans le temps je suis porté, je suis emporté, je me laisse allez. Aveugle, je vois que je ne suis là que pour l’autre et je m’oublie en tout point encore une fois. Ma présence me fait peur comme inconfortable face à ce que je suis. Et pourtant je sais que je suis bien, que même par de moment d’égarement je tente de rester intègre, de rester fidèle à moi même. Comme on dit dans le ciné, je tente d’être raccord entre la scène d’hier et celle d’aujourd’hui puis enfin pour être conséquent avec celle de demain. Je ne suis pas mal avec ce que je vis, avec qui je le vis, mais je le suis parce qu’ici je ne suis que l’ombre de moi-même. Tant de pages j’ai écrit, pourtant je reste si incomplet, mais parce que cela me plait. Parce que de raconter des histoires j’aurais du en faire ma vie. Suis-je capable de faire pencher la balance, est-ce que tout le monde s’en balance, sauf moi? Ne suis-je pas l’être le plus important pour moi? Pour qui je donnerais ma vie aujourd’hui sans hésitez, si j’avais à le faire maintenant? Vous êtes-vous déjà posé la question? Je pourrais être là pour beaucoup de gens jusqu’à leur mort, mais donner ma vie… Moi je le sais bien, aujourd’hui la liste n’est pas longue, elle se limite peut-être à 5 personnes, mère, soeur, neveux et nièce, c’est tout. Mes bases sont solides, je suis prêt à repartir, à bâtir sur ce plancher, brique par brique, sachant que je rencontrerai encore demain ou aujourd’hui, le vent, la pluie et la nuit. Sur des bases de béton je bâtirai ma maison, une brique à la fois, une brique à la main et une autre demain!