Chronique urmaine: « Ça suffit les bras cassés! »

28 01 2009

Janvier, il fait froid, il neige abondamment. Le vent souffle en rafale près du métro Place d’Arme. Julien l’abominable homme des neiges marche lentement, ces petites jambes et sont habit de neige le ralentissent énormément. L’enfant de trois ans s’amuse dans cette tempête qui pour nous semble LA tempête de l’année. Julien lui glisse en s’esclaffant de rire à chaque descente dans la pente en angle devant le palais. En haut de la pente s’impatiente Pierre, le père, qui regarde le petit faire. À plat ventre Julien ressemble plus à une tortue sur le dos, incapable de se relever il rit, il crie, il gigote et se relève péniblement. Il s’élance vers le haut de la petite cote de quatre pieds, avançant de deux pas pour en reculer d’un. « Allez viens Julien, on rentre! » s’écrit Pierre autoritaire mais calme. Le petit n’écoute pas, dans la noirceur éclairé que de quelques lampadaire le petit près de son père esquive la poigne de Pierre pour dévaler à nouveau la pente cette fois ci en roulant sur le coté, son rire flotte dans les airs comme l’odeur des biscuits de fortune fait à deux pas d’où il se trouve. Les gens qui terminent le boulot évitent le passage de Julien qui déboule de neige vers le pied de la pente enneigée. Les gens semblent amusés, certain s’ils s’écoutaient vraiment se joindrait à Julien pour profiter du bon temps eux aussi, après tout c’est vendredi et pour beaucoup la semaine est finie. Se relève en bout de côte Julien qui titube étourdi d’avoir tourner sur lui-même ainsi. Et s’élance comme un remonte pente dans la neige, donnant le sourire au gens qui le voit faire, mais son père récidive « C’est assez, on doit rentrer! » fatigué de sa semaine, épuisé de la routine. Julien sourd par le bonnet, le foulard et le capuchon qui lui couvre la tête déjoue habilement son père pour dévaler, voir avaler la pente à nouveau avec un rire qui sonne écho dans cet endroit isolé où il glisse jusqu’en bas et tombe sur le coté. Pierre furieux, le suivait de près et quand Julien aperçoit la main de son père qui s’élance vers lui, ne peut que s’écrier de peur « Papa, ça suffit les bras cassés! ».