Doux dimanche

28 02 2009

Je pense que c’est la seule journée à laquelle j’ai hâte ces temps ci. J’aime cette routine que je me suis établi. Je me lève tôt et je vais écrire, dans un resto, à l’abri de ma vie, à l’abri de tout ce bruit. Je prends du café jusqu’attend que j’en tremble en surdose de caféine. Je mange un repas copieux, équilibré, qui fera que je n’aurai plus à manger avant la soirée. Un simple et doux moment de ma vie que j’apprécie un instant. La musique y est bonne, la serveuse y est belle, je crée mon univers autour d’une spirale sur des pages blanches, sur les touches d’un clavier qui ne compte plus combien de fois mes doigts s’y sont arrêté. Et maintenant, je ne pense qu’à dormir pour que ce soit aujourd’hui demain dimanche.





Panse tes plaies, Pense s’il te plait

24 02 2009

Panse tes plaies, laisse les guérir un peu. Prend le temps et pense s’il te plait avant de te relancer dans ce que t’as laissé le passé. Sur tes plaies attend que les marques disparaissent autant de la surface qu’au fond de ton être et qu’enfin tu puisses renaitre. Ne pense pas au passé, que pour te rappeler des bons moments et met sur les mauvais un baume pour un moment. La vie n’est elle pas déjà complexe assez pour que tu puisses avoir le choix de ce que tu contrôles vraiment. Même si cette lame de métal froid a un jour transpercée ton coeur, laisse tes larmes encore une fois guérir cette douleur. Mais souviens toi, pense s’il te plait, que tout ça a existé, panse tes plaies, avant que le passé puisse te rattraper.

P.S. Je vais bien encore aujourd’hui, mais ce texte dormait en tête et dans mes brouillons depuis quesque temps.





Perdre le nord

23 02 2009

Ce matin je vais bien, c’est drôle parce que quand on ne va pas bien pendant une longue période et que PAF on va bien sans raison un matin, on se pose plusieurs questions, comme « Demain est-ce que ça veut dire que je vais allez comme de la merde? ». Faudrait simplement ne pas me poser la question. L’autre chose que je fais c’est d’analyser le pourquoi ce bonheur ce matin? Je regarde les gens qui ont l’air triste et je suis heureux, pas qu’ils aient l’air triste mais de me dire que je pourrais peut-être changer leur vie, leur accroché un sourire. Il ne fait pas beau, j’ai bu du vin et du porto hier, je me suis endormi dans l’alcool et le Perrier (pas littéralement ne vous inquiétez pas). J’ai passé une journée tranquille hier avec maman lui disant que j’étais stoïque, ni heureux, ni malheureux, comme sur une ligne droite d’électrocardiogramme, je l’ai même fait jouer à Rock Band, elle a vraiment aimé. Sinon ce matin j’ai trouvé encore plus drôle de croiser un homme qui ressemblait à Nil Leblanc (de Triolax) que je trouve toujours très drôle mais sans raison particulière, peut-être parce qu’il aide les gens à faire caca en fait. Sinon je ne sais pas, peut-être ne pas me poser de question et simplement vivre ce petit moment.

Ah oui, pour le titre… J’ai simplement pensé que c’était drôle cette expression, perdre le nord, comment on peut perdre quelque chose qui ne change jamais de place! 😛 J’aime ça pensé au premier degré!

P.S. J’ai sur-utilisé drôle dans ce texte…





Rêve est soufflé

20 02 2009

Comme j’enrage de cet orage qui arrache les arbres, me les laissant de travers dans la gorge.  Je brûle de rage mais ne les consume pas, ils restent là pris d’incompréhension. Comme ce rêve essoufflé qui me revient sans cesse, triste je m’assoie sur la grève et regarde la tempête qui s’achève. Ne te souviens tu pas de cette pluie d’été qui te rendait grise et morose? L’hiver habile a gelé le passé, figé sans bruit sans que tu aies vraiment compris. Aujourd’hui d’un ton obscur tu me reproches ton bonheur alors que je cherche le miens sans toi, sans foi. Ton insolence nocturne me met hors de moi et de rage je comprends enfin le manège et me libère de ce piège bien qu’il ne me laisse pas insensible.





C’est comme ci

19 02 2009

Dans la poste un paquet, il m’attend dans son lit douillet qu’est l’enveloppe capitonnée dans lequel il est emballé. Je m’emballe aussi car qui n’aime pas recevoir par le courrier un paquet qui lui est adressé. Je l’ouvre et à l’intérieur j’y trouve un livre, Écrire une chanson. Ce livre vient d’une amie, d’une muse, par surprise, quelque chose que je pourrai lire.

Dans mon lit je lis, simplement la préface parce que j’ai déjà un livre de commencer, chercher le vent qui vient me chercher énormément, me fait rêver, je me sens concerner. Je lis donc la préface, mais je déteste les préfaces alors l’attention n’y est pas, je pense simplement à autre chose.

C’est comme si mes doigts sur ces pages caressaient ses doigts. Comme si en ouvrant les pages de ce livre,  je pouvais sentir son cou, son corps qui à parcouru une à une les pages de ce bouquin. Comme si mes yeux qui parcourraient les mots vu par ses yeux établissent un regard entre nous, discret, présent, secret. Comme si c’était tabou, non dit, comme si chacun des mots lus ou écris formaient une histoire qui ne doit pas exister, ou simplement cachée, comme dans le temps passé. Comme si j’étais dans une roue, comme un hamster qui ne peut se sortir de ce paysage émotionnel continue, simplement parce que mes repères précieux de vie, son ce que le passé remet dans le présent sans futur.





Cent mots

18 02 2009

Une image vaut mille mots mais une douleur me laisse sans. Chacune des lettres alignées les unes à la suite des autres peuvent exprimer ce que je peux ressentir par moment. Aucun mot ne peut vraiment faire ressentir ce mal que m’afflige parfois la vie. Je cherche aveugle comment reprendre l’air de cette chanson qui me berçait avant mais les yeux vers le ciel, les yeux mouillés, l’air amer passe sans bruit, sans goût comme insipide face à ce qui m’entoure. Donne moi simplement la chance de renaître, de revivre, encore simplement parce que j’en ai envie aujourd’hui, encore, longtemps.





En corps

17 02 2009

N’as-tu point pensé au passé? Un instant seulement où doucement ton corps sur le miens resplendissait encore de la chaleur de nos corps. Où ton respire encore accéléré par une nuit mouvementée où je ne t’avais que réveillé pour te baiser. Où avant le coucher cette passion palpable rendait la fuite improbable. Où quand tu t’es endormie, la tête sur le lit, le sourire aux lèvres, pensant que c’était le soleil qui te réveil. Mais la passion plus forte que la raison, ton sommeil délicat, j’ai interrompu en fracas. Que par mon envie bestiale, enveloppée de mes draps, jamais tu n’y échapperas. Mais à quoi bon y penser, simplement d’y rêver, mon regard de se poser, sur ta chair encore tiède. Prends-moi, aime-moi et quitte-moi avant que je ne m’éprenne de toi!





Clair Obscur

15 02 2009

J’aime ce clair obscur, cette sensation d’ivresse d’une nuit d’hiver où les femmes aussi belles les unes que les autres remplissent l’espace de mes yeux.





L’alcool et me

15 02 2009

Il a de ces soirs où seule mon âme compose des mots sous l’influence de l’alcool, j’en communique un ici avec vous simplement pour me réchauffer les jointures de cette froidure.

Quand le soleil las s’enlace sans fin simplement pour mieux t’aimer, te voir, t’apercevoir. Doucement, laisse moi t’aimer un peu, peu importe la complexité du moment où dans le temps tu t’évades lentement. Jamais, à jamais convaincu de glorifier ton être immonde de ce que tu es de plus vil, de plus agile, cette mante religieuse assise simplement pour m’ennuyer, me décapiter. Sans voix, je resplendis encore une fois, tu souris et la voie libre s’ouvre devant Mona Lisa dans le Louvre. La musique me distrait simplement comme j’ai attrapé le temps qui passe sans moi, sur ou saoul.





Vivre ma muse

12 02 2009

Il me semble qu’il est si facile de composer avec la muse. Tant de gens s’y se sont frotté qu’on dirait le sujet épuisé. Là n’est point mon sujet, malgré ce jeu de mot facile, la situation en est bien plus complexe.

Ma vie, mes sentiments me donnent souvent bien des interrogations. Je suis dans un moment de ma vie où je croyais que mon coeur rigide suite à la dernière relation acide m’avait brûlé ce qui était en moi si sensible. J’erre sans cesse, les yeux scrutant d’autres yeux, sans cesse, sans y trouver vraiment ce que je cherche. Je rêve un instant dans le bleu, le brun, le vert d’un regard et tout s’évanouis rapidement. C’est plus fort que moi, je nage dans la complexité de ne pas être capable de m’attacher à une histoire simple et pourtant ça ne serait que plus simple, plus sain plus terne selon ma vision de l’amour. Je nage dans un océan où je cherche à me noyer dans l’amour. Et si ce n’était pas ça ma vie? Le haut de coeur que j’ai, en pensant que je ne peux que baiser facilement, docilement me fait comprendre que j’en suis plus là, je sais que ça existe, j’ai déjà donné. Aujourd’hui, devant cette solitude qui n’est que mienne, je m’assois un instant et regarde au loin en voulant voir au travers du brouillard qui ne se dissipe pas. Vivrai-je seul pour le restant de mes jours? L’idée me traverse l’esprit et ne me laisse pas indifférent mais ne me rend pas triste non plus. Pourquoi?

J’ai cette muse qui me fait rêver, loin d’être disponible, loin d’avoir l’envie que cette situation change, autant pour elle que pour moi, je crois,  je me surprends à sourire quand elle m’écrit, quand elle me propose de travailler avec elle, quand elle me dit qu’elle pense à moi simplement parce que l’on est tout simplement capable de vivre cette relation remplie de respect, remplie de projet. J’imagine que ce n’est sain ni pour elle ni pour moi, j’imagine que l’on à tous les deux besoin de se sentir là pour l’autre, comme une énergie qui est toujours présente, on se sent à distance, je sais qu’elle pense à moi à ce moment précis où j’écris ces mots. Certains penseront que c’est que fabulation, mais je le sens dans tout mon être. Capable de diriger l’énergie d’une simple pensé vers une personne en particulier. Les messages se multiplient, d’un message aller-retour nous en sommes rendus à trois, autant de conversations simultanées simplement pour se sentir, se souvenir, se raconter. Je suis conscient de tout ça, je suis heureux de ce que je vis, cette énergie je la transforme en mot, tout simplement parce qu’elle m’inspire. C’est plus fort que tout, cette relation je l’adopte, je l’adore.