Ça faisait déjà plusieurs heures qu’ils roulaient. En direction d’une ville inconnue alors. La fraicheur de l’extérieur entrait doucement dans la voiture histoire de rester éveillés. Les dialogues étaient plutôt rare, mais quand il prenait forme, des échanges d’opinions prenaient forme dans l’habitacle qui les maintenant prisonnier l’un à l’autre. Marie était la fille ainé, ses dialogues prenaient souvent la forme de monologue long, comme si elle était resté sans parlé, pendant des années ou sinon pour combler un vide que seul la musique remplissait. Martin lui, ainé de la famille, toujours silencieux, perturbé par la vie, par une triste douleur qui lui avait laissé cette vilaine cicatrice sur le coeur écoutait. Dans un silence il se risqua à son tour, ayant besoin de sortir sa peine, de l’exprimer simplement pour la rendre un peu moins lourde. Mais elle aussi avait eu mal s’empressa t’elle de répondre, stipulant que le destin c’était jouer d’elle, mais que maintenant elle était bien heureuse de sa situation. Se mordant les lèvres Martin trouvait ça difficile de ne pas avoir une petite place pour placer un mot, sinon que : « Tu crois vraiment que tout est tracé? » et elle de s’empressé de dire que oui elle y croyait, sinon pourquoi les choses seraient-elles arrivées ainsi? Martin avait enfin sa place, il pouvait enfin lui dire qu’il croyait que tout dépendait du hasard et des décisions que l’on prenait face à des événements qui nous étaient présenté. La musique changea, laissant place à des souvenirs trop durs pour lui. Les larmes coulaient sur ces joues, la douleur était toujours bien présente, moins intense qu’elle ne l’avait été mais bien présente. Le silence n’étant comblé que par une chanson, la voiture avalait la route sans passion, sans vraiment remarqué qu’elle y était pour la première fois. Martin repris en disant que c’était nous qui donnait du sens à ce qui nous arrivait, ainsi qu’aux gens que l’on croisait. Marie lui donna enfin raison, elle comprenait son point de vue parce qu’elle l’avait enfin écouté, lui plus jeune qu’elle lui ayant pris un peu sa place quand elle avait six ans. La musique jouait fort, les larmes coulaient doucement sur les joues de Martin qui tenait fermement le volant, simplement se rappelant pourquoi il était parti ce matin là. Sur la voie de gauche passa un camion, il était écrit en toute lettre « Jesus calm trouble heart », Marie connaissant peu l’anglais lis à haute voix l’inscription sur le véhicule puis dit à Martin : « Et ça ? C’est vraiment du hasard? », Martin ne pouvant s’empêcher de réagir se mis à rire en appréciant simplement se moment qu’il est rare de pouvoir se souvenir toute sa vie.
Seuls les noms ont été changés!