Vent divers et mots roses

8 02 2009

Le souffle du vent glacial m’a irrité les yeux une fois de plus. Les larmes ne pouvant plus couler car crystallisées aux coins de mes yeux, sur le long de mes cils, par chance je ne suis plus aussi fragile.  Lorsque j’ai vue cette photo, je l’ai regardé, je me suis demandé par la suite si elle était en couleur tant que j’ai focussé sur le contenu et non le contexte artistique. Je me suis concentré comme sur un ciel étoilé sur l’ensemble sans vraiment me questionner. Je me suis dit que lorsqu’on est mort on ne sens quand même plus les coups de poignard nous transpercer, mais cette douleur de moins en moins vivre me rend tout de même morose le temps d’un silence, d’un respire, d’une dernière larme peut-être que se crystallise sur ma joue. Le temps passe doucement, le gris de l’hiver me dit simplement que j’ai besoin encore de temps. Je suis le voyeur masochiste qui pourrait se taire de voir plutôt que de souffrir encore. J’ai ce choix et je le prends à demi conscient ne sachant vraiment sur quoi je tomberai, comme le sportif extrême qui se lance en bas d’une falaise, mais moi sans vraiment jamais valider si j’ai quelque chose pour me retenir. C’est maintenant sur papier, « Mr. Scarecrow, vous êtes un extrémiste! » que la fille des RH m’a dit au bout de 216 questions, comme si j’avais besoin d’un test pour le savoir. Je cherche aujourd’hui comment donner un sens à ma vie, libre comme le vent j’attends, je pense en attendant. J’essais d’écouter mes pulsions mais jamais elle ne goute aussi bon que je le souhaiterais, tout goûte gris, où est ce plat de bonbon tout collé ensemble qui se tenait sur la table de grand-mère, où je me pose aujourd’hui la question à savoir si j’avais plus de plaisir à les manger qu’à les décoller les uns des autres. Je cherche à retrouver cet univers simpliste qui m’émerveillait tant. Émerveille-moi, laisse le sommeil me quitter enfin pour simplement que je t’apprécie, vie que je vis. Laisse le soleil entré chez moi, que ce vent gris et ces mots roses me quittent. À l’aube d’une vie plus calme, j’écris des mots roses ou gris pour faire passer se vent d’hivers qui m’a un jour refroidit.


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2 responses

9 02 2009
Scare Crow

@Francine: Je suis d’accord mais je me dis toujours qu’avant de tourner une page faut s’assurer qu’elle est bien terminée! Quand c’est le livre qui est terminé, c’est toujours plus difficile de passer au suivant si l’histoire nous as plu.

8 02 2009
Francine

Cours dans le vent à toute allure, émerveille toi devant la beauté de madame nature et ton coeur d’enfant se réactivera … crois moi.

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