Comme j’enrage de cet orage qui arrache les arbres, me les laissant de travers dans la gorge. Je brûle de rage mais ne les consume pas, ils restent là pris d’incompréhension. Comme ce rêve essoufflé qui me revient sans cesse, triste je m’assoie sur la grève et regarde la tempête qui s’achève. Ne te souviens tu pas de cette pluie d’été qui te rendait grise et morose? L’hiver habile a gelé le passé, figé sans bruit sans que tu aies vraiment compris. Aujourd’hui d’un ton obscur tu me reproches ton bonheur alors que je cherche le miens sans toi, sans foi. Ton insolence nocturne me met hors de moi et de rage je comprends enfin le manège et me libère de ce piège bien qu’il ne me laisse pas insensible.
Rêve est soufflé
20 02 2009Commentaires : 4 Comments »
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