Chronique urmaine: “Liquidation de Dieux”

29 03 2009

Le temps terne mais sans tâche tue de ses tourments les travailleurs troublés. Tous lisent des articles élégamment rédigés sur des pages grisés de papier recyclé. Ceux les mains vides mais les oreilles remplient se perdent dans les méandres d’histoires qu’ils aimeraient leur. Mon regard livide parcours la scène ni triste, ni joyeuse, mais le sourire aux lèvres de voir le parcours incompris des humains qui tristement voyage entre la maison et le boulot, espérant même plus de trouver un sens à ce qu’ils font. Le sens, si ce n’est qu’une direction de métro, ce n’est rien de plus. Les trente minutes entre une vie et puis une autre ne fait aucune différence quand dans un cas comme dans l’autre, cette vie n’est pas vraiment vécue. Mais avant, c’était comment avant? Je ne me souviens pas, peut-être n’y ai-je jamais participé? Peut-être simplement le vent à tout emporter? Mais au moins avant on pouvait simplement se dire que tout avait un sens, que si ça en avait pas, pointé du doigt le dimanche sur un grand banc on nous disait qu’il fallait faire des enfants, qu’il fallait les faire vivre, qui fallait travailler pour ça, qu’il fallait aussi donner une partie de notre salaire pour les judicieux conseils qu’on venait de nous apporter. Avant c’était comme maintenant, mais on n’avait pas le choix. Il fallait faire comme eux, comme lui, comme tous. Il fallait se mettre en rang et suivre. Maintenant on a le choix, les choix, trop de choix, tellement qu’on ne sait plus où allez. On ne sait plus où se lancer pour se retrouver enfin face à nous, face à ceux qui font comme nous. On décide quand même par sécurité de croire que peut-être qu’avant, c’était le meilleur moyen pour bien vivre, au moins on ne se posait pas de questions, on n’avait pas ce loisir car on pensait pour nous, c’était facile. Mais on a crié pour notre liberté, certains ce sont accrochés, mais lentement pouce par pouce, la liberté individuelle prend de la place, prend une place qui pour beaucoup rendent inssuportable et se laisse porter au fil d’un courant routinier le long d’une vie qui en fait ressemble à un néant constructif et rassembleur. On fait pareil à hier mais sans les croyances. On fait pareil à hier parce qu’on ne sait pas trop où se lancer. Certains crient d’une voix tonnante, mais peu réussissent à sortir de cette foule tassée qui ne s’intéresse à personne. Mes yeux parcours toujours, remplient de tristesse, pris au piège moi-même dans un tourbillon où c’est nous qui donnons le sens à toute chose. Chaque instance de notre vie, on croit que c’est le hasard, le destin, une coïncidence, un simplement moment où on a eu envie de donner un sens à une chose plutôt qu’à une autre, par intérêt, par simple besoin d’avoir une bouée ou une corde pour s’accrocher, encore un peu. Finie la vie éternelle. Finie la vie après la mort, la résurrection, le simple plaisir que l’on retrouvera, après la mort ceux qui nous ont été si cher. Au lieu de penser à eux maintenant pendant qu’on peut prendre le temps, on remet entre les mains de la pire incertitude le sort de toute une vie, l’espoir temporaire de ne pas mettre de coté, l’existence qu’à été une seule personne sur une vie qui était la notre en souhaitant la retrouvée en bout de ligne. Fini la réincarnation, on vit maintenant, aujourd’hui, jusqu’à ce qu’on meurt. Il faut y croire, notre existence n’est pas nécessairement symbolique et notre présence ici n’a que le sens qu’on lui donne. Dans cette élan de réalisme dépourvu de toute référence divine, il faut faire son chemin vers nulle part pour que chaque jour on puisse dire simplement que l’on meurt enfin. Mais mourir n’est pas si difficile, étant donné qu’on a connait rarement la date, reste à savoir si chaque jour on peut mourir heureux. Mes yeux scrutent les gens, leur expression, ce qu’ils tiennent dans leur main, le titre des livres, les journaux, les grands titres qu’ils contiennent et mon regard s’arrête, sur une page où il est inscrit 28-29-30 avril 2009, « Liquidation de di… », je souris, je peux mourir aujourd’hui.





Le temps passe, le vent souffle et la vie

25 03 2009

Cinq ans bientôt. Le temps passe si vite. J’ai fermé les yeux. Je les ai ouverts. Ils sont encore trempés des larmes du passé, du présent en pensant au futur.  Je pense à toi et j’entends encore ta voix. Tu me manques. Tu es toujours là mais mes pensées ne font que se tourner vers toi, une larme par jour pour me souvenir. Une larme simplement pour t’entendre me dire ou me faire sourire. Tu es maintenant dans mes pensées, dans mon présent, toujours présent, comme omniscient dans ce qui m’entoure, dans ma tête, des voix de ceux qui reste de corps et qui me ramène à toi encore. J’irai bientôt te saluer, près de ce gros rocher où ton corps consumés en cendres nous avons déversé simplement pour te dire que tu me manques terriblement. Que simplement ton odeur, dont on se rappelle tous, avait cet effet de réconfort, de sécurité, qui nous laissait croire que tout allait bien se passer car tu étais là papa.





Fidélité?

25 03 2009

Nom Féminin singulier
– Qualité de celui qui est fidèle à ses engagements
– Qualité d’une chose conforme à la vérité, exactitude…

À ma grande surprise, je voir cette définition prise sur le-dictionnaire.com, une référence rapide que j’utilise fréquemment.

Pourquoi ce mot? Parce qu’hier(le 18 mars) lors d’un souper la discussion a tourné dans ce sens. Donc l’homme ou la femme qui trompe sa femme avec quelqu’un d’autre peut être fidèle, tant que c’est sa vérité? Baliverne!

La discussion tournait surtout autour de l’exclusivité, de n’être disponible que pour une seule et unique personne. Elle ne trouvait pas ça normal, moi je ne comprenais pas. Elle disait que c’était une invention de l’homme, je lui répondais que les pingouins nous avaient donc copiés. Elle n’avait jamais trompé ses copains, pareil pour moi, avec mes copines. Deux univers bien différent, des mots qui sont appuyés par leurs actions seulement dans une direction. Mais cette immense déception. Épuisement devant ce château de carte qui vient encore de s’effondrer, mais d’où vient ce foutu vent?





Rêve d’exister

12 03 2009

Je martèle de moins en moins ces lettres qui me semblent loin. D’un air hagard, je dispose d’autant de mots mais leur agencement sonne faux. Comme les notes d’une mélodie jouée au hasard sur ma vie, je reconnais parfois l’air mais n’ai simplement pas de vue d’ensemble, de cet ensemble que j’ose au moins imaginé. J’ai l’impression de jouer à l’envers de moi, entre ce que j’ai et ce dont je rêve, encore une fois. Mes pas clairs ne sont que mis en ligne les uns derrière les autres pour aboutir devant des lignes pas claires. Le réel touche l’irréel de si près présentement, comme jamais, une courte distance, un pas. Mon travail versus ce que j’aimerais faire, la femme de ma vie versus celle dont je rêve. À cheval sur mes frontières je réfléchis entre rêve et réel car le concret enlève tout espoir au rêveur et le rêve tout bonheur au réaliste. Seul le temps incertain aura raison de moi. Seul le vent sur mon chemin me poussera où je dois être car le rêve n’est pas un choix sur lequel je peux m’appuyer pour continuer avancer. Il n’y a que moi qui peux donner du sens à ce que je vis, même si ce sens n’existe que pour moi. Cette douce perception me regarde de ces yeux noirs, me sourit et repart, ne laissant place qu’à un soupir juste avant que j’inspire, par mes mots son odeur laisser dans mon bureau.





Laisse-moi me réinventer

6 03 2009

Laisse-moi, m’inventer une vie, d’un grattement sur la pierre, du bois de l’allumette. Donne-moi, la chance de sourire à tes cotés ou au tiens, simplement parce que je veux te respirer. D’une étincelle dans l’obscurité, fait revivre mon coeur qui repose en douce dans un coin de mon être, fais-moi renaitre. Le temps passe et seule la solitude m’apporte ses inquiétudes; « Suis-je en vie? ».  Je me connais sur le bout des doigts, j’aime ce que je retrouve en moi, puis-je me présenter à toi? Inconnue dans un univers que je n’ai pas visité, je ne te cherche plus, mais j’ose encore rêver.





Chronique urmaine: “Angoisse Insulaire”

1 03 2009

Sur une toile j’ai vomis à l’aide de mes pinceaux, sur une toile toute blanche, ce qui se rapproche de la démence. Je la croyais au début bien grande, quand je lui fis face pour la première fois, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il me manquerait de place. Cette place qui en moi débordait, de chaque coté de mon chevalet, comme si j’en avais trop mis, trop laisser déborder. J’étais bien seul quand c’est arrivé, un mois cela faisait qu’elle me regardait, montée sur trois pattes, me fixant du regard chaque fois que devant elle je passais, me défiant du regard, comme si j’étais incapable de lui faire face. Le temps à fait son oeuvre et seul sur cette île je me suis simplement dit que cette peur je ne pouvais plus subir. Je l’ai attaquée de tout mon âme, déversant sur elle les sentiments qui de moi émane. Dans cette peur de sa blancheur agressante, je l’ai peinte de manière indécente. À mesure que le blanc disparaissait, mon corps se dévêtait comme un équilibre incontournable, angoisse insulaire insupportable.

C’est sur une toile que j’ai attrapé ces mots.





La paix, le café et la douce

1 03 2009

Enfin je suis en paix, un peu en retard sur mon horaire mais le café déjà sur table, mes doigts piétines vers je ne sais où simplement tant de mot qui souvent de vont nulle part. Quand ils entreprennent leur marche sans fin, sans s’essouffler à force de marcher, parfois courir la bouche fermée, la destination n’est jamais bien précise en ces lieux souvent inconnus d’eux, de moi. Qu’est-ce qui fait jaillir un titre, une histoire, quelques mots sur le trop blanc d’un écran qui ne semble que projeter le trajet avant que je n’y sois vraiment allez. Pas à pas la route se trace derrière moi comme sur la neige fraiche d’un matin de printemps qui nous fait simplement dire que c’est probablement aujourd’hui la dernière de l’année. Maintenant que j’y pense je me demande ce qui m’amène encore ici, jour après jour, comme si à force de creuser je n’arrive jamais en atteindre le trésor au fond du trou, comme si dans un puits sans fond je m’enfonçais doucement, comme si la source ne verrait jamais la fin de ce périple de mots qui s’empilent les uns par dessus les autres, qui, quand la terre tremble, n’ont plus vraiment de sens. Mais je suis là, ai-je vraiment quelque chose à dire? D’une discussion alcoolisée j’ai parlé de ces mots que je trouvais important, partager un moment avec quelqu’un qui écrivait aussi. En échange d’un titre j’ai gardé le silence, par la force des mots ou par la force des choses, ai-je peur de mettre sur table ce que j’ai en tête de façon sérieuse? Il est où le risque de trébucher dans une marre de boue sans se relever et reprendre la route? Des idées j’en ai, j’en ai toujours eu, sont-elles bonne? Si je ne les garde que pour moi, je dirais que oui. Si je les partage, les juges et jugement ne seront que nombreux, variés et avariés. Mais c’est toujours la même histoire, pas la mienne mais celle du silence qui ne reste que présente dans les méandres d’un imaginaire qui n’appartient qu’à moi. À oui et j’en oubliais mon titre… j’étais pourtant bien parti avec ma paix, mon café mais il ne manquait que la douce.

La douce, elle me connait déjà mais elle ne le sait pas. Je ne la connais que de là, ou d’ici. Elle n’est souvent jamais même, elle n’est souvent jamais mienne. Elle est tout ce que je veux être, tout ce que je voudrais être qui transpire du plus profond de mon être. Laisse-moi t’utiliser, encore un peu, qu’à ton insu, l’effet que tu me fais dans mes mots transparait. Est-ce que d’un rêve imagé, un jour j’en verrai la réalité. Muse volatile de tes mouvements agile tu restes simplement la source qui inspire mes sentiments. Tu es femme et tu es belle mais jamais de ma plume je n’effleurai au passage la conscience tranquille de ta présence ici. Simplement parce que dans un coin silencieux j’aime, j’aime tellement imaginé ce que ça pourrait être si, si dans un avenir futur, d’un chatouillement discret, le duvet de mon arme ferait couler sur ces pages des larmes qui se révéleraient à toi comme découvert enfin, là. Ton nom n’est qu’un amalgame me rappelant le passé, je me vois espérer que tu ne portes qu’en toi le meilleur des deux mondes et que tes petites imperfections te rendent parfaitement humaine.





Faut-il y croire?

1 03 2009

Je dis souvent que la vie est remplie de hasard… aujourd’hui j’ai fait quelque chose de peu habituel chez moi, j’ai eu mon horoscope et voici ce que ça disait:

« Vous êtes capable de flairer dès le départ une situation qui finirait par troubler votre paix d’esprit; écoutez votre intuition. Ne compromettez pas votre bien-être à long terme pour satisfaire un caprice de courte durée. La sagesse et le bonheur vont main dans la main. De savourer pleinement le moment présent ne sous-entend pas qu’il faille hypothéquer l’avenir pour autant. »

C’est drôle parce qu’au début je me suis dit, ça y est! C’est un signe! Puis après je me suis dit, tout dépendait du sens que je voulais bien y donner. Je suis pas en amour ou j’ai personne en vue, donc on ne parle pas là de relation amoureuse latente ou qu’on traine sans fin en sachant très bien que ça mènera nulle part. (C’est dans mon cas ça et pas celui de quelqu’un d’autre). Mon travail me brûle toute mon énergie, ce matin je me suis levé en pensant au travail, pas dans mes habitudes, y a quelque chose qui cloche si je peux plus passer mon weekend tranquille. Bon alors l’horoscope pourrait s’y rallier, j’ai toujours voulu retourner au service à la clientèle et je suis allez dans une autre direction en pensant que ça ferait l’affaire jusqu’à ce que je puisse changer. Comme un cookie de forturne l’horoscope fait place à l’imagination en fonction de la réalité dans laquelle on se trouve. Je dirais que présentement j’ai de la difficulté à ne pas y croire du tout car c’est en lisant les annonces classées de la section carrière que je suis tombé sur mon horoscope!