Chronique urmaine: “Angoisse Insulaire”

1 03 2009

Sur une toile j’ai vomis à l’aide de mes pinceaux, sur une toile toute blanche, ce qui se rapproche de la démence. Je la croyais au début bien grande, quand je lui fis face pour la première fois, mais je n’aurais jamais imaginé qu’il me manquerait de place. Cette place qui en moi débordait, de chaque coté de mon chevalet, comme si j’en avais trop mis, trop laisser déborder. J’étais bien seul quand c’est arrivé, un mois cela faisait qu’elle me regardait, montée sur trois pattes, me fixant du regard chaque fois que devant elle je passais, me défiant du regard, comme si j’étais incapable de lui faire face. Le temps à fait son oeuvre et seul sur cette île je me suis simplement dit que cette peur je ne pouvais plus subir. Je l’ai attaquée de tout mon âme, déversant sur elle les sentiments qui de moi émane. Dans cette peur de sa blancheur agressante, je l’ai peinte de manière indécente. À mesure que le blanc disparaissait, mon corps se dévêtait comme un équilibre incontournable, angoisse insulaire insupportable.

C’est sur une toile que j’ai attrapé ces mots.





La paix, le café et la douce

1 03 2009

Enfin je suis en paix, un peu en retard sur mon horaire mais le café déjà sur table, mes doigts piétines vers je ne sais où simplement tant de mot qui souvent de vont nulle part. Quand ils entreprennent leur marche sans fin, sans s’essouffler à force de marcher, parfois courir la bouche fermée, la destination n’est jamais bien précise en ces lieux souvent inconnus d’eux, de moi. Qu’est-ce qui fait jaillir un titre, une histoire, quelques mots sur le trop blanc d’un écran qui ne semble que projeter le trajet avant que je n’y sois vraiment allez. Pas à pas la route se trace derrière moi comme sur la neige fraiche d’un matin de printemps qui nous fait simplement dire que c’est probablement aujourd’hui la dernière de l’année. Maintenant que j’y pense je me demande ce qui m’amène encore ici, jour après jour, comme si à force de creuser je n’arrive jamais en atteindre le trésor au fond du trou, comme si dans un puits sans fond je m’enfonçais doucement, comme si la source ne verrait jamais la fin de ce périple de mots qui s’empilent les uns par dessus les autres, qui, quand la terre tremble, n’ont plus vraiment de sens. Mais je suis là, ai-je vraiment quelque chose à dire? D’une discussion alcoolisée j’ai parlé de ces mots que je trouvais important, partager un moment avec quelqu’un qui écrivait aussi. En échange d’un titre j’ai gardé le silence, par la force des mots ou par la force des choses, ai-je peur de mettre sur table ce que j’ai en tête de façon sérieuse? Il est où le risque de trébucher dans une marre de boue sans se relever et reprendre la route? Des idées j’en ai, j’en ai toujours eu, sont-elles bonne? Si je ne les garde que pour moi, je dirais que oui. Si je les partage, les juges et jugement ne seront que nombreux, variés et avariés. Mais c’est toujours la même histoire, pas la mienne mais celle du silence qui ne reste que présente dans les méandres d’un imaginaire qui n’appartient qu’à moi. À oui et j’en oubliais mon titre… j’étais pourtant bien parti avec ma paix, mon café mais il ne manquait que la douce.

La douce, elle me connait déjà mais elle ne le sait pas. Je ne la connais que de là, ou d’ici. Elle n’est souvent jamais même, elle n’est souvent jamais mienne. Elle est tout ce que je veux être, tout ce que je voudrais être qui transpire du plus profond de mon être. Laisse-moi t’utiliser, encore un peu, qu’à ton insu, l’effet que tu me fais dans mes mots transparait. Est-ce que d’un rêve imagé, un jour j’en verrai la réalité. Muse volatile de tes mouvements agile tu restes simplement la source qui inspire mes sentiments. Tu es femme et tu es belle mais jamais de ma plume je n’effleurai au passage la conscience tranquille de ta présence ici. Simplement parce que dans un coin silencieux j’aime, j’aime tellement imaginé ce que ça pourrait être si, si dans un avenir futur, d’un chatouillement discret, le duvet de mon arme ferait couler sur ces pages des larmes qui se révéleraient à toi comme découvert enfin, là. Ton nom n’est qu’un amalgame me rappelant le passé, je me vois espérer que tu ne portes qu’en toi le meilleur des deux mondes et que tes petites imperfections te rendent parfaitement humaine.





Faut-il y croire?

1 03 2009

Je dis souvent que la vie est remplie de hasard… aujourd’hui j’ai fait quelque chose de peu habituel chez moi, j’ai eu mon horoscope et voici ce que ça disait:

« Vous êtes capable de flairer dès le départ une situation qui finirait par troubler votre paix d’esprit; écoutez votre intuition. Ne compromettez pas votre bien-être à long terme pour satisfaire un caprice de courte durée. La sagesse et le bonheur vont main dans la main. De savourer pleinement le moment présent ne sous-entend pas qu’il faille hypothéquer l’avenir pour autant. »

C’est drôle parce qu’au début je me suis dit, ça y est! C’est un signe! Puis après je me suis dit, tout dépendait du sens que je voulais bien y donner. Je suis pas en amour ou j’ai personne en vue, donc on ne parle pas là de relation amoureuse latente ou qu’on traine sans fin en sachant très bien que ça mènera nulle part. (C’est dans mon cas ça et pas celui de quelqu’un d’autre). Mon travail me brûle toute mon énergie, ce matin je me suis levé en pensant au travail, pas dans mes habitudes, y a quelque chose qui cloche si je peux plus passer mon weekend tranquille. Bon alors l’horoscope pourrait s’y rallier, j’ai toujours voulu retourner au service à la clientèle et je suis allez dans une autre direction en pensant que ça ferait l’affaire jusqu’à ce que je puisse changer. Comme un cookie de forturne l’horoscope fait place à l’imagination en fonction de la réalité dans laquelle on se trouve. Je dirais que présentement j’ai de la difficulté à ne pas y croire du tout car c’est en lisant les annonces classées de la section carrière que je suis tombé sur mon horoscope!