Le passé imprimé

29 04 2009

Le temps passe, les choses change. J’ai reçu dernièrement un courriel de La Presse qui m’offre en format intégral mon journal en format numérique de la sections A à la section Sport que je ne saurai plus obligé de recycler de manière automatique. Je me dis à premier abord que c’est enfin une idée intelligente à voir écologique et me voici pris d’un énorme Flashback de mon passé, toutes ces années où j’ai moi même passé ce genre de bout de papier.

Déjà qu’à mon époque cette tâche de ce réveiller à 5h30 le matin pour allez passer des journaux était assez difficiles, elle avait le bien fait de former le caractère, le coté responsable et venait avec ça la gestion d’un budget parce que passé 50 journaux me donnait environ 70$ par semaine, pour un gars de 9 ans ce n’est quand même pas si mal. Bon ok pour le budget j’ai échoué avec succès en profitant de chacun des petits dollars que je possédais. Avec le temps j’ai développé un service à la clientèle hors pair qui me sert encore aujourd’hui. De nos jours, c’est des personnes plus âgées, aussi appelé adultes, qui passe les journaux. Je ne sais pas si c’est la rapidité d’exécution et volume de livraison qui influence. C’est vrai qu’en voiture c’est toujours plus rapide plus polluant mais en même temps efficace.

Cette nouvelle de journal complètement numérique, ça sauve bien des arbres je l’avoue, des arbres et de l’essence car si on arrête d’imprimer on aura plus besoin de livrer, donc plus de livreur, moins d’essence utilisé, moins de papier, tout ces moins donne un gros plus, j’ai manqué quelque chose de mes mathématiques  moi. Un jour peut-être je raconterai ce premier métier à mes enfants qui était camelot. Peut-être un jour ça deviendra aussi une espèce de légende, un mythe bien réel qui fait de moi ce que je suis aujourd’hui en certaine partie.

L’impact est grand dans les décisions où les vrais seuls gagnants sont ceux qui empochent le papier.





Lent vol

28 04 2009

Un temps de silence et me revoilà enfin. Moi, sur mon arbre perché. Je regarde autour de moi et sourit devant un soleil radieux qui reflète dans mes yeux. Une pause où je me repose, où je me suis reposer un moment simplement pour prendre conscience de l’être que je suis. Mes plumes ont repris cet éclat d’antan, enfin! Je vais bien. De la perfection de la vie, je suis, je suis vivant, je suis ici. Je condense dans ma tête des expériences où j’ai grandit. Le sourire au bec je suis heureux, seul sur cette branche j’admire la splendeur de cette parfaite imperfection qu’est la vie. Je coordonne mes mouvements avec mes pensées et mon cri se fait entendre de partout. Un cri que je n’avais pas entendu depuis longtemps. Un cri qui dit haut et fort que j’existe que je suis moi. J’émerge enfin de cette noirceur dans laquelle je me confondais si bien. À l’abri des regards, des paroles, je me faisais oublier simplement pour terminer une guérison qui n’en finissait plus. Je laisse maintenant ma tête diriger, de concert avec mon coeur qui doit exprimer cette passion qui lui est propre. D’une plume blanche dans mon plumage le temps fait son ravage. Encore une fois mai passera et solide sur mes pieds je serai pour affronter ce que j’admire le plus, la vie. D’un coup d’ailes prudent je m’envole à nouveau, la tête remplie de rêves et le coeur repli d’espoir.





Cette amie que je désire : quand la chimie s’emmêle

17 04 2009

Ça commencer il y a longtemps, pas très longtemps mais en même temps. Un premier regard et c’était fait, on savait déjà que c’était installé. Au début chacun de notre coté mais le même sentiment qui fait dire j’en envie d’aller vers l’autre. Puis il y a eu ces regards, en contexte travail, un regard qui en disait long, un regard qui a sont départ sonnait comme un … « Tu t’en vas déjà? ». Un regard comme il y en a eu plusieurs à la suite, un regard qui était toujours présent à chacune de nos rencontres. Puis il y a eu ces premières, en dehors du travail, formalisant simplement le fait que nos regards et ce qui trainait dans l’air ne nous avaient en rien mentis. Chaque minute, chaque discussion, chaque silence est pur plaisir. Les rencontres se multipliant au gré du temps, on se pose déjà plus de question sur le pourquoi on est là. Moi j’en pose qu’une : « Ton chum, il pense quoi du fait que tu passes autant de temps avec moi? », elle de dire : « Je lui cache rien, on se fait entièrement confiance! ». Une franchise appréciée, brulante, cruelle. C’est à ce moment pour la première fois de ma vie qu’une lumière se met à clignoter sur mon tableau de bord, « DANGER », je me retire, je pense. J’essais de voir se qui peut être fait pour ne pas casser cette amitié qui est vraie, sans calcul, remplie de respect, de confiance. Rien, un coté passionné en moi fait simplement me dire que je dois changer de direction, reculer, que les affinités entre nous sont trop présentes, que la situation ne peut que s’envenimée coté sentiment. Les pensées que l’on a de façon mutuelle, régulière, se manifestent chaque jour, on dirait que je suis le seul à le voir, des petits mots par courriel, des échanges de CDs, de DVDs de n’importe quoi pour inconsciemment signifier à l’autre que l’on existe, que l’on pense à l’autre. Il fait bon vivre, respirer, partager. Hier, j’ai décidé de mettre fin à tout ça, pour moi, pour mon coeur qui n’a plus envie de souffrir. D’une longue discussion face à face on c’est expliqué. D’un long face à face j’ai su que cette chimie était pas seulement de mon coté. Je décide de ne plus la revoir en dehors du boulot, elle comprend, elle semble triste de cette décision. La situation pourrait devenir complexe car son copain elle l’aime, moi je n’ai pas d’attache de mon coté, situation trop complexe pour un coeur qui se sort d’une blessure encore trop présente. Elle me donne mon cadeau d’anniversaire car elle sait que je vais tout faire pour ne pas écouté ce qu’à l’intérieur j’ai vraiment envie. Elle me donne des billets pour un spectacle d’un groupe que j’adore, Beirut. Je suis mal, je suis triste de voir la tournure des événements, de savoir qu’au fond de moi je n’ai pas envie d’allez contre mes envies de continuer de la voir. Pour la première fois de ma vie je décide avant qu’il ne soit trop tard de reculer. Pour la première fois de ma vie je décide de faire attention à moi et ce bien contre mon désir. La vie met sur notre route des épreuves ou des tests de vie, suis-je rendu mature au point de ne plus écouté cet instinct présent, constant. Puis-je tenir le coup? Seul le temps me le dira, je suis conscient et je prends action sur ma vie. Je n’ai de pouvoir que sur 50% de cette relation.





30 secondes avant de mourir

5 04 2009

Hier lors d’une soirée théâtre : Pièces pour emporter des Néos, plein de petites pièces ont été présenté à partir d’une présélection, le public choisissait ce qu’ils voulaient voir. Des pièces remplient d’expérience, d’une certaine lourdeur où les expériences personnelles passées étaient exposées par chacun des 10 comédiens tour à tour ou en groupe. Des pièces qui faisaient réfléchir, qui amenaient à se tourner vers soi-même. Des pièces qui étaient joué avec toute l’émotion vécu par le passé, craché par les douleurs encore présentes où les traces et le temps ont apporté la sagesse des mots choisies. Un 90 minutes de pur plaisir.

Une pièce s’intitulait : Pièce dont vous êtes le Néo, une personne de l’audience devait répondre à un défi, celui de s’exposer à l’audience et de répondre à une question durant 30 secondes. La question : Que diriez-vous s’il ne vous restait que 30 secondes à vivre. Et moi si j’avais été dans cette même position? Ça aurait peut-être été comme suit:

La vie, elle a passé vite, je n’ai pas eu le temps de tout faire ce que je voulais et maintenant je ne veux plus courir même si le temps me presse à mourir. Chaque jour j’ai tenté de vivre heureux. Chaque minute je me suis demandé comment faire. Ce sont les fois où je me le demandais le moins que ça fonctionnait le plus. Les fois où par instinct je prenais la décision de foncer, les fois où les yeux fermés je vivais de façon passionnés. C’est ce qui me manquera le plus, cette foutue passion qui brûle les tripes à vouloir dire simplement de concert arrête ou continue encore de me brûler le corps. Ces trente premières secondes où ses yeux ont croisé les miens, chaque fois, ainsi que celles qui ont suivit.





Ce que j’ai vu…

5 04 2009

La fin de semaine encore se termine dans quelques heures. Tant d’heure pour tant de mots que j’étends encore ici. Un weekend triste et de gris rempli. De gris mais avec un peu de percée au travers des nuages. Un équilibre parfait entre un sourire et une larme. Un vendredi en musique, Tricky, au Latulipe, pour une deuxième fois je me trouvais face à un passionné de sa musique, de la musique. Il est vivant, sa musique me fait entrer en transe et je danse. Je danse près d’une panthère au doux ronronnement. Par chance elle m’accompagnait, le coté plus sombre est que j’ai l’impression de combler ce que son copain ne lui donne pas, je partage le temps passé à ces cotés comme on le fait avec des enfants en garde partagée. On s’entend bien, il faut que j’y mette fin, car un homme, une femme, des ressemblances, une ambiance, la petite voix dans ma tête ne cesse de ma dire, ne bouge pas… ne bouge pas…

Samedi, 3 films, The wresler (triste), Madagascar 2 (plate) et The origin of wolverine (divertissant). Suivit d’un cauchemar et d’une pièce de théâtre tout à fait délicieuse, j’y reviendrai.

Dimanche, 4 heures de sommeil, debout à 6h00, le boulot m’appelle, dehors de gros flocon mélangés à la pluie, le soleil se lève doucement derrière les nuages. Je m’en vais rempli de stress vers un boulot que personne n’envie, même pas moi.  Mais par chance, je suis là maintenant, le café à coté, mes mots sur une page qui était toute blanche à profiter du temps qui passe.





Parce que le café ça goûte bon

2 04 2009

Les journées commencent et se ressemble. Un même goût qui en fait ne goûte rien, pas même un soupçon de soleil dans le ciel caverneux. Seul le matin réconfortant aux arômes de café me fait sourire. La vie m’est quand même bonne mais d’un calme plat. J’en ai surement besoin. Les gens autour ont l’air triste, stressé, dans leurs pensées les plus profondes à se demander peut-être le chemin du bonheur. Ont-ils pris leur café? Au travers des nuages doucement se pointe le soleil tiède timide d’un printemps encore jeune. Demain encore ça ira beaucoup mieux, car aujourd’hui je n’ai plus de café.





Archives : Mon premier texte à vie… 7 ans

1 04 2009

Mon Crayon

Il travaille toute la journée et souvent dans la soirée
Il aime écrire des poèmes et des lettres d’amitiés
Il aime jouer avec ses amis de toutes les couleurs
Il n’aime pas se faire tailler car il a peur
À la longue, de devenir trop petit
Et que je n’aie plus besoin de lui

J’étais en 2e année… hehehe