30 secondes avant de mourir

5 04 2009

Hier lors d’une soirée théâtre : Pièces pour emporter des Néos, plein de petites pièces ont été présenté à partir d’une présélection, le public choisissait ce qu’ils voulaient voir. Des pièces remplient d’expérience, d’une certaine lourdeur où les expériences personnelles passées étaient exposées par chacun des 10 comédiens tour à tour ou en groupe. Des pièces qui faisaient réfléchir, qui amenaient à se tourner vers soi-même. Des pièces qui étaient joué avec toute l’émotion vécu par le passé, craché par les douleurs encore présentes où les traces et le temps ont apporté la sagesse des mots choisies. Un 90 minutes de pur plaisir.

Une pièce s’intitulait : Pièce dont vous êtes le Néo, une personne de l’audience devait répondre à un défi, celui de s’exposer à l’audience et de répondre à une question durant 30 secondes. La question : Que diriez-vous s’il ne vous restait que 30 secondes à vivre. Et moi si j’avais été dans cette même position? Ça aurait peut-être été comme suit:

La vie, elle a passé vite, je n’ai pas eu le temps de tout faire ce que je voulais et maintenant je ne veux plus courir même si le temps me presse à mourir. Chaque jour j’ai tenté de vivre heureux. Chaque minute je me suis demandé comment faire. Ce sont les fois où je me le demandais le moins que ça fonctionnait le plus. Les fois où par instinct je prenais la décision de foncer, les fois où les yeux fermés je vivais de façon passionnés. C’est ce qui me manquera le plus, cette foutue passion qui brûle les tripes à vouloir dire simplement de concert arrête ou continue encore de me brûler le corps. Ces trente premières secondes où ses yeux ont croisé les miens, chaque fois, ainsi que celles qui ont suivit.





Ce que j’ai vu…

5 04 2009

La fin de semaine encore se termine dans quelques heures. Tant d’heure pour tant de mots que j’étends encore ici. Un weekend triste et de gris rempli. De gris mais avec un peu de percée au travers des nuages. Un équilibre parfait entre un sourire et une larme. Un vendredi en musique, Tricky, au Latulipe, pour une deuxième fois je me trouvais face à un passionné de sa musique, de la musique. Il est vivant, sa musique me fait entrer en transe et je danse. Je danse près d’une panthère au doux ronronnement. Par chance elle m’accompagnait, le coté plus sombre est que j’ai l’impression de combler ce que son copain ne lui donne pas, je partage le temps passé à ces cotés comme on le fait avec des enfants en garde partagée. On s’entend bien, il faut que j’y mette fin, car un homme, une femme, des ressemblances, une ambiance, la petite voix dans ma tête ne cesse de ma dire, ne bouge pas… ne bouge pas…

Samedi, 3 films, The wresler (triste), Madagascar 2 (plate) et The origin of wolverine (divertissant). Suivit d’un cauchemar et d’une pièce de théâtre tout à fait délicieuse, j’y reviendrai.

Dimanche, 4 heures de sommeil, debout à 6h00, le boulot m’appelle, dehors de gros flocon mélangés à la pluie, le soleil se lève doucement derrière les nuages. Je m’en vais rempli de stress vers un boulot que personne n’envie, même pas moi.  Mais par chance, je suis là maintenant, le café à coté, mes mots sur une page qui était toute blanche à profiter du temps qui passe.