Aujourd’hui c’est une journée spéciale, ce genre de journée où les gens qui ne vous écrivent jamais prennent le temps, ce genre de journée où les gens qui nous aiment prennent le temps aussi. Finalement c’est une journée comme les autres si on la regarde du bon sens. Je me suis levé fatiguer, je me suis dit, tiens il pleut, c’est toujours comme ça les réveils quand il pleut, on aimerait mieux procrastiné des heures plutôt que de se lever. J’aime la pluie, mais ce n’est pas ce que je me suis dit en me levant. Puis le temps a passé, avec un café, puis cri mon cellulaire, messages, je regarde un par dessus l’autre les envoyeurs de ces messages, quelle surprise, le passé se souvient lui aussi de moi et pas qu’à une reprise. Je suis à me demander si je l’ignore, si je continue comme je l’ai toujours fait, l’être nostalgique et le verbe facile sur des histoires qui ont eu lieu mais qui refont surface de temps à autre, simplement pour me rappeler à l’ordre. Peut-être dans des moments où j’avais oublié les leçons que me laissait le passé, peut-être parce que ce n’est pas encore finit (l’espoir est parfois une arme d’autodestruction massive). Je lis les messages, les gens qui ont connu le coté émotion de ma personne savent exactement comment me faire réagir. Cette journée sera comme les autres, comme celle que j’ai toujours vécu avec une certaine évolution mais surtout aujourd’hui une certaine attention particulière qui ressemble aux résolutions qu’on s’impose, mais avec la beauté du recule sur ma vie, un pas en arrière, regarder ce que j’aime de ce que je n’aime pas. Ce matin je me suis dit, je vais bien, ce qui est triste d’aller bien c’est que j’écris de moins en moins, mais ça, c’était avant de recevoir quelques courriels prévisibles qui me remuent la tête et le corps. Chez moi, la nostalgie est un plat qui s’écrit à chaud.