J’ai écrit il y a déjà quelques années une simple ligne à ce sujet, une simple ligne pour me rappeler, une simple ligne qui ne meurt jamais car c’est ainsi que les mots sur du papier déjà usé par le temps, par l’encre qui les lignes, demeurent dans le temps comme suspendus à un fil aussi fragile et parfois fort.
L’amour muet: Un sentiment inavoué qui fane comme la plus belle des fleurs sans soleil.
J’ai écrit ça par dans un instant de ma vie où le silence était plus présent. J’ai écrit ça suite à une conversation avec une amie. J’ai écrit ça parce que le temps fait souvent ravage quand on le laisse prendre la place. N’avez vous point remarquer le ménage est nécessaire même si on ne touche à rien? J’ai toujours dit que j’allais écrire sur l’amour muet… maintenant? En ce moment où mon coeur ne fait que battre par nécessité et non par amour. Où le désert aride à pris place dans mon être où j’occupe mes journées à meurtrir mes doigts sur un manche de guitare simplement parce que ma tête fatigué, triste n’y croit plus, aujourd’hui. Où ici je commence des textes qui font leur nid dans mes brouillons. J’ai l’impression que mon coeur à fait comme mes doigts, qui à force de se blesser sur les fines cordes de la guitare se sont couverts de cornes créant une insensibilité. Outre le coeur qui ne répond plus la tête elle se souvient, comme si de l’envers à l’endroit, ils avaient tout deux changer de rôle. Ma tête se souvient des amours passés, souhaite les amours futurs, désespère dans cette solitude qu’elle soit à deux ou seul.
L’amour muet meurt sans mot devant un miroir qui ne réfléchit plus.
Ce texte qui n’a pas la portée de ce qu’il devrait être simplement parce que cet amour à cette époque n’avait rien de muet, il a été tué dès les premiers jours de l’été. Tué parce que la demande était présente. N’allez jamais dire à quelqu’un qui n’a pas soif que vous lui offrez ce verre d’eau. Cet amour qui n’a jamais été muet mais simplement que bâillonné puis couvert de baisers. J’étais l’oasis, mais je n’étais pas les papillons, rafraichissant mais avec le but ultime de n’être qu’un point d’arrêt dans ce désert qui allait devenir le miens. Je n’ai rien écouté, comme par défi, j’ai tenté de prouver que j’étais celui, simplement celui. Plus mon coeur s’enflammait plus le siens se refermait. Tant de fois j’ai voulu dire les mots mais à tout coup elle me rappelait à l’ordre. Cet amour muet s’est construit et nous as tout deux détruit. Le temps, le même qui à un point nous a rapproché, c’est chargé de nous éloigner. L’expérience a-t’elle value la peine? Oui comme dans chaque histoire que j’ai vécu. Triste, je garde en mémoire des tas de souvenirs, les meilleurs car je ne veux pas deux autres, ceux qui rendent amer. Je ne suis pas toujours en paix de mes anciennes histoires car j’aimerais parfois m’expliquer, faire comprendre, mais ces mots n’existent plus car je veux avancer. Peut-être que je génère un immense boulet à ma cheville car je ne suis pas nécessairement en paix avec tout ce passé, j’ai parfois aussi besoin de comprendre ou d’oublier.
L’amour muet meurt amer.
J’ai parfois aimé en silence, quand devant une porte fermée, il ne me servait à rien de crier, que personne n’allait entendre, que personne ne voulait entendre. On nous demande seulement d’être à l’écoute, mais on ne fait souvent pas attention à ce qu’on dit. Les mots ont leurs poids, leurs portées qui s’ils sont écoutés ne donne peut-être pas le résultat escompté. Et moi dans tout ça? Je ne me suis jamais écouté car si je l’avais fait je me serais sauvé. Attention à ton coeur Crow, tu cours à ta perte.
L’amour muet rend la raison sourde.
Quand l’amour perd l’ouïe, les mots demeurent dans ma tête, chaque mot servit un à un, mois après mois, me disant de ne pas avancer, de ne pas parler. « Tu sais Crow, rien à changer » c’était le jour de mon anniversaire. Une confirmation pure et simple qui revenait. On ne peut courir sans cesse derrière une indifférence qui jamais ne s’essouffle. Tu me donnes le temps de me retourner, un instant, simplement pour confirmer que j’ai pris le bon choix d’enfin faire demi tour, d’oublier, de calfeutrer cette fenêtre qui maintenant fermée laissait encore passé un peu de vent. Pourquoi me regardes-tu maintenant au travers?
L’amour muet c’est aussi contagieux.
Je ne t’avais pas dit que quand je fermais la fenêtre, j’installais aussi des barreaux? J’ai cette conscience qui ne s’épuise jamais que les ruptures, les deuils, sont d’une douleur atroce et que simplement de penser que je pourrais revivre encore et encore ces mêmes histoires est insupportable.
L’amour muet parle même quand on ne l’écoute pas
Je dis souvent à un ami qui fait du cinéma, scénario, « On veut le voir, on ne veut pas le savoir! », simplement pour qu’il comprenne que les mots ont souvent peu d’impact quand les images sont bien construites. Tu ne te souviens pas tout ce que j’ai pu faire pour être toujours là, près de toi? C’est fou comme les mots rassurent en bout de ligne, mais la beauté de l’esprit se perd quand il ne peut plus imaginer. Mes gestes ont remplacés mes silences et tes mots me confirmaient que je faisais le bon choix.
L’amour muet regarde par la fenêtre, simplement pour se rappeler.
L’étrangeté de la chose c’est que malgré le fait que je sois là, assis, seul, plein de pensées du passé qui reste là. Tu apparais encore dans cette simple fenêtre où je ne te vois presque plus. Ça confirme le fait que la télépathie existe. Si on envoi dans les airs des pensées pour une personne, elle pense aussi subitement à nous, sans même qu’elle ne comprenne pourquoi. C’est difficile de penser que les gens pensent à nous parce qu’on pense peut-être aussi à eux. Il y a des choses qui font peur quand elles ne s’expliquent pas. Elles rendent surtout inconfortable.
L’amour muet se construit sur le vide créé par le temps.
L’amour muet prendra sont temps.
L’amour muet foutra le camp.
L’amour muet
…
Il ne faut pas! Le silence c’est terrible dans certain cas… Et soyeux dans d’autres…
Magnifique, ça laisse sans voix !
Francine: Il ne faut pas oublié, il faut apprendre pour cesser de tourner. Quand on se prend dans le tourbillon de nos idées on risque de ne plus voir vers où on veut allez…. Capter les repères, s’y accrocher… Merci d’être là, ici et partout.
J’aime bien mais ça m’attriste … tout ce que je pense actuellement est une chanson de C Aznavour … ‘le temps le temps le temps et rien d’autre, et laisse toi allez … à oublier
Cath: vrai… mais le sens n’est plus… je chevauche des fantomes et ce n’est pas nécessairement ce que je souhaite!
«Tu cesseras de craindre, si tu as cessé d’espérer!».