Pause… mais pas stop…

26 08 2009

Donne-moi encore cette envie de m’enfuir en corps. Je suis bien, pas heureux, mais bien. Je suis seul, pas heureux, mais seul. Le temps chasse à coup de balai, un trop-plein d’idées noires accumulées par dizaine sur le pas de ma tête. Je souris, voir je ris, mais je ne suis pas heureux, je suis bien, seul à penser. Je pense à tout, je ne censure rien au passage, chaque miette de ce qu’est moi y passera. Le temps passe et je ne suis plus ce que j’étais hier. Je tasse en masse compacte dans les coins des idées qui remontent à loin, à hier pour préparer ce que je ferai demain. Je ferai demain ce que j’ai voulu faire hier. Je n’étais pas et je ne suis pas prêt ou prêt, ça n’a pas d’importance réelle. J’ai parfois cette humeur aride et des mots qui sortent par millier que mes doigts n’ont pas le temps de taper. J’ai appuyé sur pause un soir sans le savoir, je dois m’être assis sur la manette sans m’en apercevoir. Je me suis réveillé et tout était statique, tellement statique que ma tête en était pleine, plus rien ne grouillait ne bougeait autour de moi, en moi, comme si le temps, le gros camion bleu et une chaise c’était immobilisé en même temps. Un instant encore, un instant où je ne pouvais vraiment pas comprendre ce qui se passait. Et maintenant le temps se joue de moi, immobile dans cet air. Au ralenti, j’attrape au passage des bouts que je n’ai jamais vus, je guéris à coup d’heure des plaies trop béantes pour être ignoré. J’imagine encore une fois, cette fois, ou dans mon lit douillet à la clarté de la lampe étoilée je suis endormi comme un contorsionniste dans le duvet. Ce mauvais rêve achève, je me fais confiance.