Je marche dans la rue, la tête remplie de musique, je ne pense qu’à toi. Je marche dans la rue et mon regard se prend soudain devant cette femme qui marche avec une poussette. Son amour est mort, je la connais. Son amour est mort trop vite, un soir où il rentait, un soir où pressé d’aller la retrouver il s’est fait frapper par le destin, par cette voiture qui roulait trop vite dans cette rue trop noire. Elle me sourit, un sourire franc, elle me reconnaît. Sa marche vers où je ne sais l’entraînait. Elle poussait devant elle, non pas des cris, mais son fils, leur fils qui ne connaîtra jamais son père. Ne le connaîtra pas, car mort trop vite, il n’a même pas pu assister à sa naissance. Elle sourit paisiblement, comme d’un amour naissant, comme l’amour de cette mère pour cet enfant, celui qui à jamais représentera celui qu’elle a aimé. Trop vite elle a connue la tristesse de perdre celui qu’elle aimait. Trop tôt, elle a dû se mettre à faire un deuil qui laissera sa trace à jamais. Et le temps passe, les yeux de son fils lui rappelleront à jamais ce père, ce mari, cet homme qui était le sien. On perd tous un jour un amour, cet amour qui restera graver à jamais en nous. On perd toujours trop rapidement cet amour qui souvent naissant se fait avorter contre notre volonté. Le temps passe, mais ne nous fera jamais oublié ces sentiments puissants qui donnent à la vie cette sensation que l’on existe vraiment. Cette sensation que son amour qui est mort vivra à jamais.
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