Il neige encore

7 12 2009

Ce matin, un peu de blanc recouvrait ma rue. Un blanc léger comme un peu gêné de voler la place à l’été. Le vent soufflait doucement faisant danser les vagues de blanc entassé et ma tête n’a pu s’empêcher de s’envoler vers des pensées du passé. Quand je me réveillais de mon lit douillet pour simplement allez passer la journée à jouer. Où par des matins toujours trop froids, j’allais seul passé les journaux sous des centaines de flocons, c’était si beau. Ce temps où je ne connaissais rien à l’amour, où la peine était quelque chose qui arrivait quand j’avais mal physiquement ou quand avec un ami on se chicanait bien souvent pour rien. Où les soirées d’hiver, sortant de la douche, j’allai trouver refuge dans les bras de papa ou maman, simplement pour me faire réchauffer, me sentir en sécurité? Aujourd’hui encore, quand les premières neiges tombent, je me rappelle tout ça, je m’émerveille encore devant les gros flocons qui glissent doucement jusqu’à moi, tête vers le ciel mes yeux se remplissent de larmes, je me rends compte que ces flocons qui tombent ont se même charme qu’autrefois, ai-je en fait le même regard quand ma tête vers le ciel se lève. Mes pensées cherchent le réconfort de mes parents, la sécurité, la chaleur et l’odeur qui leur est propre, simplement un instant encore pour être enfant. Le temps passe si vite et l’on apprécie peu ce temps enfant où il était normal de se faire réconforter par ses parents. Ce temps qui passe qui prend son importance avec le temps, parce qu’on lui donne un sens qui n’en a pas. Encore aujourd’hui, tête vers le ciel, contemplant les flocons qui s’abattent sur moi doucement, les yeux remplis de larmes du passé, je me demande pourquoi a disparu cette innocence où rien n’avait d’importance, où de jouer dans la neige était la seule raison pour laquelle je me levais le matin. Ces jours sans attentes, sans peur, sans cette lourdeur de sentir le temps qui passe.





Le pied dans l’hiver

5 12 2009

J’ai sorti le nez de la couverture, il faisait froid, j’étais seul, trop seul pour ces matins où la chaleur est le véritable réconfort. J’ai perdu le sommeil, un jour ou deux, je ne m’en souviens plus, de fatigue je suis affecté et je ne trouve même pas l’énergie de m’endormir. J’ai tourné plusieurs fois sur moi même, dans les draps, simplement pour savoir dans quelle position je trouverais le sommeil. J’ai fermé les yeux, je les ai ouverts, j’ai tenté d’écouter le silence, la musique n’était pas plus réconfortante. J’ai mis le pied dans l’hiver trop vite. D’un vent glacial qui touche mon visage et me fige l’esprit. Je n’étais pas habillé, du moins pas assez. J’avais hâte de marcher dans la neige, de laisser mes pas derrière moi, avant tout le monde, mais je suis sorti avant la neige. Il n’y avait que moi, le froid, les arbres sans feuilles et cette odeur dans l’air qui n’appartient qu’à l’hiver. J’ai décidé après un moment de rentrer chez moi, ou il fait plus chaud, ou sous une couverture je lirais ton histoire et d’autre, pour passer le temps, pour laisser mes yeux se chargés de mots, s’alourdir, se fermer, pour enfin m’endormir.





À quoi rêves-tu?

1 12 2009

À quoi rêves-tu, la nuit à mes côtés, quand le sourire aux lèvres, ta main cherche mon bras? Dans toute cette douceur d’un geste inconscient, j’ai l’impression que tu me regardes, les yeux fermés. Ton corps se déplace, langoureusement près de moi, la chaleur que tu me procures, m’attire simplement vers toi. À quoi rêves-tu, quand je suis éveillé, silencieusement à tes côtés, simplement là à te regarder? J’aimerais arrêter le temps, un seul instant, pour pouvoir longtemps t’admirer. Dans ta douce beauté, si loin et si près, tu as sur moi cet effet qui ne me donne que l’envie de t’enlacer jusqu’au matin. Et quand le soleil se lève, que tous tes rêves s’achèvent, à quoi rêves-tu? Le temps passe et près de toi je suis si bien, même si je n’y comprends rien, j’accepte simplement l’instant présent qui passe doucement, le savourant à pleine dent en ta compagnie dans ma vie. Rêves-tu aujourd’hui à un demain avec moi? Rêves-tu de partir sur la plage en ma compagnie loin de ce que l’on a ici? Les jours sont si doux à partager ces sentiments que j’ai pour toi. La distance me donne envie de te retrouver et la proximité de te cajoler.





Temps danse: le drame

1 12 2009

D’une simplement phrase c’est créé des questions. Mille et une questions sur cette simple phrase, j’ai une tendance au drame, je ne peux pas dire non, car c’est un peu vrai. Pourquoi? Je n’en sais rien. Je serais bien plus heureux si je focalisais sur ce qui va bien dans ma vie, sur ce que je peux changer si je ne le suis pas, agir, bouger, vivre. J’ai cette tendance extrémiste à aimer me faire des idées, me faire peur à moi même, à l’exprimer autour de moi, à peut-être simplement chercher l’attention avec ces situations que j’envenime de façon exponentielle. Ces jours si, je devrais focaliser sur l’amour que j’ai pour cette douce beauté. Ces jours-ci, je devrais me concentrer à changer ce travail qui me fait suer. Je suis quelqu’un de positif, quelqu’un qui est toujours prêt à aider, quelqu’un de dévouer. Je donne tout ce que j’ai quand j’entreprends quelque chose, toujours fidèle à ce que je suis. J’ai cet inconfort qui revient parfois, comme un nuage noir sur une vie ensoleillée. Les idées s’entremêlent et je reste là, apeuré devant ce que j’amplifie sans raison particulière. Si je regarde ce que j’ai, j’ai beaucoup plus pour être heureux que pour être anxieux. Ma famille m’adore et c’est réciproque. Ma copine est toujours là pour moi, elle m’apaise, me comprend et rie de moi quand je m’emporte soudainement dans ces peurs non fondées. J’aime voir le pire de chaque situation, quand la réalité frappe, j’ai toujours l’impression que c’est moins difficile à digérer. Je me rappelle rarement cette angoisse que je vis, chaque fois que ma tête démarre dans ces idées bien à elle. Je dois changer, je dois comprendre, accepter et continuer à être ce que je suis dans toutes les facettes de ma vie. Aujourd’hui, demain, je compte au moins y porter une attention, d’où cela sort, où cela me mène et je sais que je ne serai pas seul pour enfin changer.