Ce matin, je me suis levé, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui s’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relations passionnelles, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! », mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui, le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vraie… c’est qu’ils n’existent pas.
À bien y penser
15 01 2010Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Absurde, Bonheur, Troubles, Un pas dans une direction