Thunder Storm

7 02 2010

Le ciel orageux recouvre désormais la ville. Moi je marche, les yeux vers cette grisaille qui au-dessus de moi se prépare. Dans un verre, on me jettera un peu de bonheur jusqu’à ce que la nuit se soit bien imposée et qu’à la rue on doive me jeter. J’aurai encore une fois rempli un cahier, un nouveau, simplement pour quelques mots que j’aurais eus en tête. Quelques mots qui un à un se répéteront, se mélangeront jusqu’à devenir une histoire déjà racontée dans bien d’autres cahiers. Des histoires comme le temps, bien grises, bien sombres, lavées par la pluie, les larmes et mes ennuis. Je ne suis jamais vraiment triste, j’ai simplement besoin de cette morosité pour pouvoir jeter des mots sur du papier. Des mots qui n’ont de sens qu’un instant, un seul, celui où je les écris, car ce n’est pas ce que je vis. J’aime cette lourdeur de faux tristes dans des mots qui existent que sur le papier, car ce n’est rien en vérité. Ces histoires brûlent doucement mon coeur, à petit feu comme le bois encore humide, les flammes me consument doucement, lentement, jusqu’à ce qu’elles m’emportent en fumée et qu’il ne restera que cendres au fond de mon être.

Retrouvé dans un cahier non daté


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4 responses

14 04 2010
Scare Crow

Bojim: Ah… la poésie… je n’y touche plus beaucoup… plus assez!

14 04 2010
bojim

 »Les nuages au-dessus, défilent
Et alors des mots s’enfilent
Comme une rivière mélancolique
Qui me sorte de mon sommeil léthargique
La tempête gronde dans le ciel
Mais, moi je la trouve belle
Car elle me donne la raison
D’Écrire de belle chanson »

7 02 2010
Scare Crow

Francine: Évidement! La chaleur ne fait pas toujours mal! 🙂

7 02 2010
Francine

Peut-être parfois les flammes te réchauffent-elles le coeur ! mmm

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