Et le ciel devient gris, plus de bleu, disparu, car tout s’est assombri. Les mots prenaient le poids des nuages qui s’entassaient dans le paysage. Je les recevais comme ce vent glacial qui déchirait mon visage. Comme les vagues qui se fracassent sur les rochers, tes paroles se brisaient une à une sur mon dos, sans vraiment que je bronche un instant. Des mots qui semblaient choisis au hasard, dans le simple but de m’épargner un instant. La pluie sur mon corps tombait sans arrêt, me donnant froid jusqu’aux os. Je sais, je te l’ai déjà dit, je sais. C’est pour cela que je ne me briserai pas, que j’attendais ce moment, cet instant qui a été planifier depuis que l’averse à commencer. Assis nu je reste là, je n’ai même pas froid, je me suis préparé, un parapluie je me suis acheté. Les raisons de ta raison n’ont pas de façon de rejoindre le sol qui reste sec. La différence, la ressemblance, comme si ce n’était pas ainsi la vie. Les raisons tu les connais, mais tu ne les affrontes pas. Et moi là, je souris, j’attends, j’observe l’évolution, ta progression. L’amour, la passion, cette envie de moi, les phéromones qui s’entrechoquent sans arrêt comme des animaux au printemps, à chaque instant. Toutes ces raisons qui font que tu restes là. Et moi dans tout ça, mon coeur palpite, j’ai ce que je mérite, j’ai fait mes choix, j’ai fait ce que je croyais bon pour moi. Si d’expérience on vit ce que l’on a à vivre, je suis le plus riche des hommes. Après la pluie, je me retrouverai dans un moment paisible, calme, serein pour reprendre mon chemin. J’aurai derrière moi l’expérience supplémentaire d’une vie, savoir apprécié ce qu’est aujourd’hui. Mes attentes étant depuis longtemps inexistantes, je suis dans l’attente latente de la résultante. Un jour l’amour que je te porte, ne sera simplement qu’un souvenir de toi.
Bojim: Ouais, Mélancolie, Nostalgie, c’est un peu la nourriture de l’écrivain… 😉 Merci
La morne pluis nous douche parfois. Elle si apaisante, mais froide. J’aime beaucoup, un soupçon de mélancolie mais beaucoup d’acceptation d’un fait qu’on ne peut empêcer. La paix avant l’acte. Jolie, j’aime beaucoup.