Désormais

24 05 2010
Simplement parce que c’est un grand maître des mots…
Désormais
On ne nous verra plus ensemble
Désormais
Mon cœur vivra sous les décombres
De ce monde qui nous ressemble
Et que le temps a dévasté
Désormais
Ma voix ne dira plus je t’aime
Désormais
Moi qui voulais être ton ombre
Je serai l’ombre de moi-même
Ma main de ta main séparée

Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s’enfuir notre bonheur
Et du reste désormais

Désormais
Les gens nous verrons l’un sans l’autre
Désormais
Nous changerons nos habitudes
Et ces mots que je croyais nôtres
Tu les diras dans d’autres bras
Désormais
Je garderai ma porte close
Désormais
Enfermé dans ma solitude
Je traînerai parmi les choses
Qui parleront toujours de toi

Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s’enfuir notre bonheur
Et du reste désormais

(c) Charles Aznavour





L’eau d’heure

24 05 2010

Comme une odeur de toi, envoûtante qui tournoie autour de moi, comme le doux vent au printemps. Comme une odeur de toi, qui demeure chez moi, que le temps ne chasse pas, mais que je surprends de temps en temps. À ces odeurs s’accrochent des souvenirs, auxquels je tiens et que je ne veux laisser partir. Et que l’heure qui tourne et tricote, que l’eau qui s’écoule de mes yeux, ne change rien à l’affaire, je n’éprouve maintenant que colère. Comme une odeur de déjà vu, je me suis pris les pieds comme par le passé. J’en veux à ce que je suis, mais en même temps je me remercie. Je n’oserai crier les trucs qui me passe en tête, sans cesse, car ces mots qui sommeil en moi ne donnerait aucun résultat, sinon que l’exorcisme d’un moment et culpabilité pour plus longtemps. Je m’en veux de ne pas m’être écouté, mais j’ai appris en même temps avec le temps, que je ne pouvais pas faire autrement, j’avais besoin de cet exemple, ce dernier pour me réveiller. Aujourd’hui, je suis assis, je pense à tout ceci. Près d’un an, à un an près, la continuité d’une leçon il y a bien longtemps entamé, celle qui disait seulement de m’écouter. Par le temps passé, tout s’est tassé, dans une histoire qui avait mal commencé. Une histoire commencée d’une intense intuition, passion, toujours grandissante, mais peu à peu mourante. Une relation qui avançait laissait des traces, toujours plus profonde chaque fois. Une relation qui était remplie de reproches, de projections, de ce que je n’étais pas, mais qui m’était lancé tour à tour pour me rappeler. Me rappeler à l’ordre que je suis grand, je suis moi, je suis quelqu’un que tu ne connaîtras jamais, car à s’appuyer sur le passé on oublie souvent le présent. Aujourd’hui, j’ai besoin de tourner la page, je ne trouve même plus le livre, mais je sais.