Ou le noir souci monte derrière le cavalier…
Quand l’ombre ne se discerne plus sur le sol détrempé par des larmes abondamment tombées, plus rien n’est clair. Ni la lune, ni le ciel, dans lequel elle s’y fond, ne sont vraiment clairs. Et doucement sur l’herbe noire, l’armure ruisselle encore d’une pluie un peu trop nouvelle. Assis à ces cotés le cavalier reste las de toutes ces batailles. Des idées noires ont rempli sa tête qui brusquement s’arrête, sur chaque parcelle de sa vie. Il n’est plus question de faire le tri de ce dont il a envie, il n’est plus question de repenser à ce qu’il veut aussi. Ses noires pensées sont simplement dues à un désespoir amer qui reste bien profond en travers de sa gorge, il tousse un peu, simplement pour que cela sorte. Ce cavalier n’est pas seul, sa monture à ces côtés sait quand il sera prêt à remonter en selle. Il n’aime plus cette noirceur où il semblait si confortable, ces nuages annonciateurs de pluie, de création, de vie. Sans muse il se retrouve aujourd’hui, mais il a compris que c’est la vie qui l’inspire, pas ces fleurs qu’il respire. Le noir souci monte derrière le cavalier, il empoigne son épée et lui tranchera la gorge pour simplement se libérer de ces idées, de ces chaînes auxquelles il était lié.