Dans mon coeur, une fleur jamais ne se meurt, doucement je l’arrose, elle se repose. Sans fin, sans faim, elle reste là, un instant, avec un sourire qui lui appartient, un sourire que je lui rends bien. Et doucement, l’ivresse d’un instant, un instant d’amour, un instant du jour, mon coeur palpite, il a ce qu’il mérite. Et encore, sans que je le voie, je suis rendu là, un jour où doucement le temps passe, d’une caresse sur ma joue. Ce que je pensais disparu reste, un instant seulement, comme planifier à l’avance, comme si je le savais, car je sais. Aujourd’hui à fleur de peau, j’aime, je sens, je vis. La vie me fait sourire, un instant, pour toujours. Je regarde au loin et je ne vois rien, pas l’ombre d’un hasard venimeux, pas l’ombre de ce sentiment amoureux, je mens un peu. Dans le vague je m’emporte, me transporte vers un confort isoloir, seul, et je ferme la porte. Les plaies guérissent plus rapidement humide, alors je pleure dans le vide, le vide que contient la place que tu as laissée. J’affecte à ces pages des mots qui sommeillent, qui dorment, qui mourront si je ne les laisse pas prendre phrase sur ce blanc de mémoire, sur ce banc de mémoire. La douleur disponible je la disperse dans le dédale de discours au diapason de ma déraison. Et je me donne la vie, comme l’a fait ma mère, pour encore une fois voir le matin heureux de lendemain pluvieux.
Moon: merci à toi pour ce petit mot!
Mouaip … l’amour, lorsqu’il part, laisse toujours une trace qui demeure telle une cicatrice … jamais elle ne s’efface, parfois elle refait surface, douloureuse …
J’aime beaucoup ton texte … encore 🙂