Paf Tik Pow

27 06 2010

Comme pris dans un étau, une enclume et un marteau, je sens chaque coup qui s’abat sur moi à chaque fois que mon coeur bat. Le tintement métal me brise les dents, me déchire en lamelles fines et douloureuses, chaque fois. Et je me sens déchirer, comme ce vieux papier ayant trop existé, ne résistant plus au pli qu’on lui a infligé. Pendant des heures qui tournent dans ma tête, la musique sur laquelle on m’a écrit, me consolant doucement. Je m’effrite peu à peu comme ce gros caillou fouetté par les vagues amères. Et le vent souffle peu à peu ce qui reste de moi. Existerai-je après, partout et nulle part à la fois, ou je n’existerai pas? Quand j’aurai cessé d’être cet être qui demandait simplement de te connaître et à qui t’as tout simplement demandé d’oublier, de t’oublier, t’ennuieras-tu de moi? Et je partirai doucement, sans regarder, simplement car j’en aurai eu assez, que m’as-tu demandé? Quand mon amour blessé ne pourra que les yeux fermer sur toi, comme cette poupée de porcelaine si fragile que l’on couche. Comme si le temps tardait doucement, simplement pour que je digère un à un ces mystères, mes mystères, mes pourquoi qui reviennent chaque fois, mais pourquoi ça revient chaque fois? J’existe, j’exorcise, j’inspire, j’expire et je respire encore, le temps que tu t’expires. À quand cette date où je verrai la possibilité de vider, de rincer, de jeter ou recycler. Demain un jour peut-être nouveau, un jour certain qui n’existe pas encore, je vivrai donc aujourd’hui. La tête dans tout ce qui existe qui ce trouve dans ma tête, j’arrête, je pause, je me repose. Donne-moi encore ce choix, me demandais-je à moi, donne-moi ce choix de rester ce passionné et non cette carcasse vidée par ce chasseur écervelé. Empalé, désemparé, dénudé, désarçonné, désarmé, il est grand temps pour moi de me relever.

Pour savoir si relever finissait par É ou ER j’ai dû dans ma tête le remplacer par battre.


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