Je suis passé, du sel à l’amer, de l’hier au présent, douloureusement. Dans la nuit cent pourquoi et comment, pour faire passé le temps. Mes larmes ont séché à la chaleur de mes joues, ça me rend fou. Chaque mouvement, chaque souvenir me rendent fou. Je suis fou, de toi, de ça, de ce qui a été un jour quelque chose qui devait ressembler à l’amour, mais qui s’est épuisé, qui a brûlé comme une traînée de poudre, comme une traînée de toi. Dans chaque parcelle de temps qui passe trop lentement tu t’es quand même consumée, enflammée dans un instant de liberté qu’avec moi tu t’es accordée. Puis tout s’est envolé avec le temps, avec toi et une partie de moi ne le sais-tu donc pas? Que c’est t’il passé entre vendredi et vendredi, entre hier et aujourd’hui entre toi et moi? Adolescente inconsciente tu as commis cet homicide involontaire d’une partie de ce que je suis, de ce que l’on était. À ne rien vouloir manqué, à vouloir tout garder, mon coeur, mon coeur comme j’ai toujours envie de te retrouver, comme le premier jour où tes yeux se sont posés sur moi, dévorant d’une bouchée tout ce que j’avais à donner. Qui a commis le crime? Du sel à l’amer, il ne me reste que le doux goût de tes lèvres, je suis donc coupable.
Quand l’ancre coule
17 07 2010J’en ai marre et il faut que j’amarre à bon port ou à port. L’importance de l’instant n’est plus importante, je suis simplement épuisé de la houle, de la mer et de ce vent épuisant qui souffle mes idées sans se stabiliser. Mais pourquoi ce vent amer que j’aimais tant m’est rendu si insupportable à présent? Pourquoi l’odeur de la mer m’est à ce point rendue amère. J’ai eu beau naviguer en grande mer facile et fragile, mais je n’ai pu trouver ce que j’étais parti chercher. Je suis là dans le vide d’une mer sans rive, mais qu’est-ce qui m’arrive. Je ne sais plus différencier le nord du sud, le haut du bas, tout est bleu, tout est moi. Dans ce grand vide mes yeux se perdent, un peu comme mes mots, qui depuis trop longtemps reste en cale, qui à double tour j’ai enfermé croyant de ne pas me blesser. Et ce temps qui passe dans mon espace n’est plus que l’illusion d’un rêve qui ne se veut plus réalité. De chimère à réalité mes idées ne font que passé et mes envies ne sont que pensées. Je n’en peux plus de rester là, au milieu de cet océan que je me suis pleuré au fil des années. Doucement mon ancre coule, tout au fond sans nécessairement le trouver. Et doucement mon encre coule, donnant un nouveau sens à mon monde, laissant pénétrer d’être immonde mon espace, mes espaces entre chaques maux qui s’effondre sur ce papier synthétique. J’ai envie de toi, envie de moi, envie de simplement vivre et laisser passer la vive envie d’être ici. Je peux maintenant me passer de muses que j’ai mes muses du passé. Mes mots exploseront un à un comme l’artifice d’un feu qui n’est pas de paille. C’est vrai, j’ai la clé, à moi de décider.
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Catégories : Bonheur, Me moi