Les jours ne font que tourner les mois du calendrier, rien ne change, rien ne bouge, surtout pas moi. J’ose espérer que le temps passe plus rapidement, mais je n’embarque pas à son bord et je n’attends que toi. Comme le train qui s’arrête en gare, je le regarde passer encore. Pourquoi n’es-tu pas encore débarquer? Pourquoi ton corps, je n’ai pas encore vu déambulé doucement dans l’allée, comme cette chatte aux yeux de nuit, celle dont je m’ennuie. Mes yeux balaient doucement l’horizon, chacun des wagons à la recherche de toi. Ne m’en veut pas si tu me vois, mes yeux se noient doucement, de chaque pensée de toi, de chaque souvenir qui revient en moi. Mon sourire fendille doucement mon visage à chaque mirage de ton image, mais doucement dissipé quand mes larmes essuyées lèvent un voile qui ne te révèle pas. En désespoir de cause, je ne fais que boire, un verre de plus pour me noyer l’âme, temporairement car chaque fois tu reviens c’est évident. Tu reviens comme tu l’as toujours été, belle et passionnée, du moins de ce que j’ai conservé, de ce que je ne veux pas voir me quitter, chaque fois que la nostalgie se mélange à l’ennui. Le jour, comme la nuit, je reste las, je reste ici, j’ai l’impression que j’oublie ce que jour après jour j’ai instauré ici, quand mon coeur oblitéré c’est engagé à t’aimer.