Je n’ai plus la force, je n’ai plus ma place, je n’ai plus ce que j’ai toujours voulu. Je n’ai plus l’essence, je n’ai plus de chance, je n’ai plus de sens. Je me suis enfoui derrière ce que je suis, ce que je veux, ce pourquoi je vis. Et cent nuits ne seront jamais assez pour me trouver, pour me retrouver. Cent nuits pour consoler ce qui est resté encore ouvert, encore blessé. Cent nuits qui m’ont transformé, qui m’ont informellement déformé simplement pour changer ce qui en moi est ancré. J’ai l’amour amer d’être souvent répéter et l’amour salé de ces chaleurs d’été. L’amour complètement gelé d’un passé écorché, j’apprends à petites bouchées, sans me précipiter, j’ai cette peur d’avancer et j’ai en même temps ce besoin de reculer. Reculer un tour, un jour, le temps d’un amour. Je n’aurai plus à partir, je n’aurai plus à mentir, je n’aurai qu’à sentir ce rire. Ce rire qui émerge de moi, encore une fois, car mon coeur retrouvera ces couleurs d’autrefois.