Je me suis levé, plus sombre que mon ombre. En fait, elle avait l’air plus illuminée si je ne fais que comparer. Comment cela est-il arrivé? Hier elle a commencé à pâlir au même moment ou j’ai commencé à sombrer. Pourtant, mes idées claires auraient dû prévenir ce malêtre, il n’y avait pas raison d’être. Mon ombre à palie, au même moment pour je me suis couché pour penser. En fait, le but initial de l’activité m’était pas ça, n’était pas là, j’y allais simplement pour me divertir, d’une couverture me couvrir et d’images inondées ma tête, simplement pour qu’un peu elle s’arrête. Et là je me suis endormi, comme ça, je n’étais pas dans mon lit, mais j’étais avec Mi. Je me suis réveillé, Mi disparu, le film infini que j’ai repris depuis le début. Je me sentais sombre, était-ce mon sommeil ou simplement Mi qui m’avais assombri. Mais Mi n’a pas le dos large et de voix à bout portante n’ébranle même pas une plante. Mes yeux rivés sur la télé je n’ai cessé, de devenir d’abord argenté puis de plus en plus foncé. Ça m’a frappé d’un coup, le film terminé je me suis levé, le soleil lui commençait à ce coucher, je jure que lui et moi on est pas trop synchronisé. Me dirigeant vers la cuisine, un peu de lumière que je l’illumine, c’est là que ça m’a frappé, je suis bien sombre pour cette ombre. Je me suis frotté un peu les yeux, histoire d’y voir mieux, me demandant si c’est mon ombre qui disparaissait ou si qu’avec elle de place je changeais. Non, rien n’a rien, je suis sombre et elle est là, elle est ombre et je suis moi. Je ne savais que faire, de l’eau et du repos, je crois que tout ce guérit avec ceci. Mais non ce matin, je me suis levé, toujours plus sombre que mon ombre. La lumière du matin n’y fait rien, rien ne change, je suis de plus en plus noir. Déjà corbeau, carbonique et lunatique, me voici, l’ombre pâlie, incompris. Je me suis dit, peut-être la faim, mais enfin, un coup remplis je suis toujours aussi gris. Le temps ne fait rien à l’affaire, du même coup je ne sais plus comment me distraire, devrais-je tenter de l’oublier, si je ne pense plus à cette ombre sous moi, peut-être je pâlirai encore une fois. Et si je n’avais guère compris, si c’est moi qui disparaissais, peut-être que tout s’expliquerait, si mon ombre n’est que plus claire, c’est peut-être que c’est moi qui disparais, qui transparais, qui laisse passer la lumière. Peut-être me suis-je oublié quelque part sur le pavé, devenant plus sombre, me distançant de mon ombre. Tout à coup j’aperçois, dans le bas de page que sur laquelle je me bats, des mots qui enfin me raccroche à ce que je dois, me décroche un sourire même à la fois, des mots qui m’appellent encore une fois, mais que j’oublie, un peu trop parfois. Mon sourire s’élargit, avec le nombre qui grandit. Dans le coin il y a des mots qui me définissent bien, des mots dont j’ai souvent peur, auxquels je dois faire face, car j’y ai ma place. Je reprends vie doucement, je crois qu’il faut que j’y aille lentement, j’ai la mission qu’il me faut, je suis le compteur de mots.
Bojim: Content que mes écrits plaisent encore, ces temps ci, je me renie moi même en n’y venant plus. J’attendais l’automne et il est en train de se transformer en hiver… Merci!
Bonjour Scareceow, sa faisait un bout que je n’était pas venue ici, et j,avoue que je n,ai pas eu le temps de tout lire ce qui tu avait rajouter. Mais ce texte, franchement, je l’adore. Mélancolique et noir mais avec une lueur en fin de page. Continu et lache pas.
Amicalement Bojim.