Il y a longtemps

19 12 2010

Je me suis réveillé sur ton sein, ça n’aurait jamais dû arriver, me réveiller, à quoi j’ai pensé.





Maintenant tu peux te taire

19 12 2010

J’ai gratté des pages de vieux papiers, pour donner un sens à ma vie. J’ai encré tout mon être de mots pour mieux renaitre. J’ai tenté disparaitre, sans même chercher pourquoi, j’ai cherché dans tout mon être pourquoi je le faisais pour toi. Aujourd’hui, la moitié de ma vie à rêver et pleurer, j’ai passé. Maintenant, mon coeur dans la neige, mort de froid trop de fois. Je n’ai même plus la force du temps qui passe, même plus le vent qui fait sourire mon visage. Je ne comprends pas, je ne veux plus comprendre. Je suis là, debout, horizontal ou vertical, sans vraiment que ça m’achale, je n’ai plus envie de tout ça. Je regarde au loin qui n’en finit plus, je regarde, je ne cherche plus où je vais, qui je suis. Je n’ai plus envie de laisser ma vie s’influencer doucement par les humeurs des autres. J’aime, j’aide, j’écoute, mais je ne suis pas le porteur de douleur de ce que tu vis. Je trimbale avec moi plus d’histoire que je n’ai de doigts pour les compter, des histoires tristes, d’amour qui n’a peut-être jamais eu lieu. Aujourd’hui, j’ai envie de faire cavalier seul. Je n’ai jamais demandé de te taire, peut-être aurais-je dû! Quand tu as tenté de me réexpliquer ce qui t’était arrivé, pensais-tu que je ne t’écoutais pas ou tentes-tu de te réinventer de la tristesse pour mieux la vivre cette fois? Tu peux me casser tout le sucre sur le dos que tu voudras, mais rappelle-toi, je vis dans ma carapace… RAPACE!





La balade triste des blogs morts

19 12 2010

Je me promenais sur mon blogroll, comme un dimanche matin rendu midi… Tant de blogues morts sans comprendre pourquoi. Je me suis déjà dit, OK j’arrête, j’abandonne, je cesse de me plaindre, car ma complainte sonne toujours du même ré mineur. Est-ce qu’un jour on se lève et qu’on prend vraiment cette décision? J’arrête d’écrire… ici peut-être… tant de mots partagés ont toujours cette portée que l’on doit assumer. Je peux cesser quelques jours simplement dans le but de me ressourcer, de reprendre mon souffle ou de prendre mon temps. J’ai l’oeil triste quand il s’agit de laisser de coté quelqu’un que je lisais souvent, mais je comprends que chaque chose fait sont temps. J’aime imaginer la suite de ces idées, toutes ces idées laissées en plan, pour un instant, pour toujours, ils ont trouvé l’amour tous ces auteurs du coeur? N’ont-ils pas simplement changer d’identité, pour se faufiler, pour que leurs écrits d’amour pour un n’affectent pas délicatement l’amour des autres. Parce que par tristesse débordante, les larmes lancinantes ont fini par mouiller ce papier électronique? J’aime rester là, à me demander, où ils sont passés. La balade triste des blogues morts, ils existent plus de mots que de douleur empilée. Dans la balade triste des blogues morts réside une mélodie entre la nostalgie et la mélancolie. Et bien des années encore, je lirai ce qui a été ce que vous êtes.





J’ai arrêté de fumer…

19 12 2010

Je n’ai pas eu vraiment le choix, c’est arrivé comme ça, sans que je demande rien à personne, il faut dire que la grippe n’a pas aidé. C’était un mardi, j’avais de la fièvre et je voyais bien que je ne pouvais pas continuer à m’envenimer l’existence avec ces petits bâtons chimiques. Y a des fois, on ne se bat pas, même si c’est pas un choix qui a entrainé la décision, la résultante ne reste sans qu’on ait vraiment besoin d’y revenir.

J’ai aussi arrêté d’aimer. Ça aussi ce n’était pas un choix, c’est arrivé comme ça, au lendemain d’un cauchemar trop longtemps mâchouillé. Comme ces bâtons surmontés d’un bonbon, une espèce de papier bien enrouler sur lui même, qu’on garde bien humide entre nos mandibules, jusqu’à ce qu’on se rende compte que finalement ce n’est pas bon, qu’on le recrache et qu’on recommence.

Quelqu’un a éteint le feu, cette petite flamme qui doucement brûle, qui doucement consume la rencontre la plus simple que l’on peut faire. La seule chaleur qui me reste, mes mots, bien souvent oublié un a un dans ma tête, dans l’espoir de plus revisiter ce qui a déjà été. Pourquoi ai-je fait payer les autres de ce que j’ai souffert? Bien contre mon gré, j’ai essayé, mais essayer ce n’est pas naturel. Quand j’ai atteint la fin de la mèche, personne ne m’en avait parlé, personne n’avait vendu la mèche, quand c’est terminé, on revient plus en arrière. J’ai l’impression que mon coeur libre de tout s’est simplement fait emboiter le pas dans du cannage, sinon il n’a pas survécu à ce carnage. Des mille coups d’épée aléatoirement donnés, Goliath est décédé, du moins je le crois sincèrement, depuis deux ans je cherche son corps pour m’en assurer. Peut-être je me le suis caché pour simplement le laisser récupérer.

Je suis dans le vide, le vide dans moi, le vide comme si je ne connaissais plus ce qui avait déjà existé, que je devais tout réinventé. Dans cette solitude, je ne peux plus chercher ce que je ne connais pas. Ni heureux, ni malheureux, mon coeur suit simplement mon corps, ma tête a tué mon coeur, mon coeur où es-tu? Livide dans ce froid qui s’étend autour de moi, seuls mes pieds se réchauffent, un peu, quand doucement d’une main, on touche mes cheveux. Cette main connue, celle qui me rendait me même réconfort les années où j’étais enfant. Je laisse tout allez, tout s’en aller, s’en m’en occuper.

À l’aube d’une année 2011 différente, je regarde ce qu’il me reste, les rêves que je caresse ne font pas partie de toi, ne font pas partie de cette nature qui doucement se dénature avec le temps, l’usage, le vent et ce que j’ai déjà appelé l’amour. Blasé dans mon blazer, coude sur table et mains sur joues, je n’ai même plus de larme pour exprimer ce que chez moi on a brimé. J’ai laissé m’emporter mon être parce que je me suis oublié. Je tente maintenant de me souvenir, de me soutenir.