Je change…

25 05 2011

J’encre mon coeur de rouge, de vie que j’ose, que je chéris. Je salis des pages et mon visage de temps qui passe. Je m’abreuve et je dévore mon corps et ce vide qui m’habite. Je pose et je m’interpelle de ces questions qui me laissent sans elle. Je fléchis et me réfléchis dans cette glace sans image. Je me déplace ou me déambule vers le plus grand des néants. Je me pousse et m’oblige à changer de vertige.





Comme un coup de masse

20 05 2011

J’ai été latent longtemps, l’espace d’un moment où confiant, je me suis laissé porter par le vent. Aujourd’hui c’est arrivé, comme un souvenir du passé avec la lourdeur d’une tonne de brique, s’écrasant en masse sur mes épaules. C’est fou de voir comment le temps n’y fait rien, comment à l’époque, les mots sont sortis simplement en disant « I know » sans leur compréhension première sinon la mienne. Pourquoi savais-je? C’est ainsi que je sens les gens, on pense tout caché mais c’est qu’à nous qu’on le fait. Aujourd’hui, c’était comme un dernier clou, une dernière claque, en fait une gifle inconfortable qui ne fait que remettre les idées en place. Je savais… Ce qui fait le plus mal aujourd’hui, c’est probablement d’avoir à certain moment ne pas voulut y croire, comme elle, comme eux, en silence tout c’est passé sans vérité dite. Les mots ne sont rien quand l’air est palpable d’une tension qui n’a rien de mystérieux. Aujourd’hui je sais que je savais, je sais que j’ai été longtemps celui qui a longtemps été caché. Je sais que je dois écouter et respecter ce que la vie me dit. J’ai l’impression d’avoir joué avec elle et de m’être aujourd’hui rendue au même point, mais en fait, j’ai compris, il ne me reste que la vie pour ne plus, ne pas… non… être!





Étourdi

9 05 2011

Je me suis réveillé, d’un rêve étrange, d’un rêve qui dérange. Je me suis senti perdu, un instant où j’ai fermé les yeux et que ton image a disparue. J’ai perdu mes repères et le vertige s’est emparé de moi, encore une fois, cette fois-ci sans raison. Aie au moins la décence de ne pas disparaitre chaque fois, chaque fois que je m’endors. J’ai l’impression que je me perds de moi,  de toi, de tout ce que j’ai souhaité dans ma vie. Mes passions meurtries me pointent du doigt, c’est toi, c’est toi. C’est moi qui de coté c’est laisser mettre pensant avoir raison. Mais la raison m’a quitté, peut-être en même temps que la passion. Aujourd’hui à découvert je me dis simplement que j’étais bien avant, avant que je ne ferme les bras, les yeux, mon coeur. Je ne sais plus reculer, retourner, tourner, m’étourdir comme lorsque j’étais enfant, lorsque mon corps perdait la tête et que mon coeur se soulevait, étourdi ou léger. C’était avant. Aujourd’hui, je ne suis pas triste ou malheureux, je cherche comment retourner en arrière, simplement pour que mon coeur explose de te voir, que ma voix ne crie que oui même si je ne connais pas ton nom.