Criss chu où?

27 06 2011

Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).

Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.

Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.

Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde

Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.

Je vais dodoter…





La brume et le vide

27 06 2011

Ça fait plusieurs jours que j’ai la tête dans la brume. Je tente doucement de la chasser, mais sans trop savoir par où commencer. Il manque quelque chose, quelque part. Je me suis mis à chercher, ici, là, rien n’y est. J’ai tenté de tout remplir, mais je me suis rendu bien compte qu’il y avait des fuites, la mienne la première. On a beau pointer du doigt les gens qu’on croit en mouvement, mais on a l’air un peu débile quand on se rend compte que c’est eux en fait qui sont immobiles. Je me suis donc arrêté, sans constat et sans mouvement constant. J’ai eu envie de ça, de toi, de tout et je me suis rendu compte que je ne voulais rien. Je ne veux rien que j’ai en fait. Drôle de sentiment de ne pas avoir besoin de ce que l’on a quoi qu’on peut trouver cela bien normal dans certain cas. Je n’ai vraiment rien choisi dernièrement dans ma vie, me laissant imposer chaque petite pulsion par la vie apportée. On peut dire que je piétine cette même merde, que je mâche cette vieille gomme, pourquoi je ne la jette pas… on sait jamais, des fois qu’il resterait encore un peu de goût que je n’aurais pas encore gouté. Ma vie elle, elle goute quoi? Ma vie goutte la brume, une sorte d’amertume insipide, c’est comme de l’eau, mais sans le coté rafraichissant. Tout cela parce que je n’ai pas choisi, j’ai laissé allez parce que j’ai eu à un certain moment peur d’avancer, de changer, de m’écrier de tout mon être la folie que j’étouffe doucement en vieillissant, ce coté enfant, passionné, insouciant. À force de m’être exploser le coeur, le corps à aimer, j’ai plus voulu réessayer, écraser dans mon coin, je garde le silence, je regarde mon existence et je me dis simplement qu’il serait temps que je me lève, mon corps réclame le droit de se tenir droit et ma tête celui de tout simplement s’abandonner.





La valse familière

21 06 2011

Ton odeur me réveille, en même temps que ton cadran qui sonne et ma tête qui raisonne. D’un seul geste, tu l’éteins et ton corps s’arrête soudain. Le mien ne peut que s’animer à la vue de ta peau qui me laisse miroiter sa douceur, le sais-tu que j’ai peur? Je n’y pense pas ou qu’après un instant, quand l’ombre de ton corps n’existe que dans ma mémoire. Hier encore, mon mutisme ne faisait qu’expliquer le désir de mes yeux sur toi posé. Tant de temps a passé, tant de larmes ont coulé me laissant desséché sur ce banc délaisser. Aujourd’hui, un matin frais, le sourire aux lèvres, je laisse mes mains parcourir ton corps une nouvelle fois encore. Magnétisme soudain il s’approche doucement de moi, comme à chaque fois. Je n’ai plus peur des mots qui occupent mes pensées, mon corps aime dormir contre le tien jusqu’au moment soudain où tout repart en vrille au son de la ville qui s’anime. Demain n’existe pas, n’existe plus, n’existe qu’en rêve tout au plus. D’une valse en trois temps, je regarde passé le vent qui souffle doucement sur la braise d’antan.





Quand les pores de peau parlent

12 06 2011

Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.