Quand les pores de peau parlent, il n’existe que le silence, comme une danse, deux corps qui entrent en transe. La friction de la peau, l’une contre l’autre fusionnée, ne laissant place à aucun froid, même si dehors tout est gelé. Mon corps prend ce que tu lui donnes, jusqu’à ce qu’au matin tu l’abandonnes, seul, calme et satisfait, sais-tu seulement ce que tu lui fais? Ce manège commencé la veille, d’une invitation maladroite, où l’alcool ne t’apporte jamais la même ivresse que mon corps et mes caresses. Les paroles doucement défilent, comme les paroles d’une chanson qui s’anime, le temps suspendu à tes lèvres, souhaitant que jamais la nuit ne s’achève. Une fois nos corps enlacés, comme ils l’étaient par le passé, incapables de les en empêcher, nos pores s’expriment de mots qu’ils nous ont volés. Lorsque la passion consommée, que nos corps étendus, épuisés, ne peuvent quitter le contact, nos chairs se racontent des histoires, pour étirer la nuit jusqu’à ce que le sommeil s’en suit. Et le matin pressé, quand nos corps doivent se quitter, ce n’est qu’en silence que cela puisse se passer, tu le sais, car quand les pores de peau parlent, c’est en silence que le contact est toujours inévitable.
Quand les pores de peau parlent
12 06 2011Commentaires : Leave a Comment »
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