Ton odeur me réveille, en même temps que ton cadran qui sonne et ma tête qui raisonne. D’un seul geste, tu l’éteins et ton corps s’arrête soudain. Le mien ne peut que s’animer à la vue de ta peau qui me laisse miroiter sa douceur, le sais-tu que j’ai peur? Je n’y pense pas ou qu’après un instant, quand l’ombre de ton corps n’existe que dans ma mémoire. Hier encore, mon mutisme ne faisait qu’expliquer le désir de mes yeux sur toi posé. Tant de temps a passé, tant de larmes ont coulé me laissant desséché sur ce banc délaisser. Aujourd’hui, un matin frais, le sourire aux lèvres, je laisse mes mains parcourir ton corps une nouvelle fois encore. Magnétisme soudain il s’approche doucement de moi, comme à chaque fois. Je n’ai plus peur des mots qui occupent mes pensées, mon corps aime dormir contre le tien jusqu’au moment soudain où tout repart en vrille au son de la ville qui s’anime. Demain n’existe pas, n’existe plus, n’existe qu’en rêve tout au plus. D’une valse en trois temps, je regarde passé le vent qui souffle doucement sur la braise d’antan.
La valse familière
21 06 2011Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Attentes, Bonheur, Femmes