Aujourd’hui, malgré le soleil, les journées sont sombres. Je cherche dans un rayon donné la lumière que je ne reçois plus de toi. Toutes ces journées sans toi. Mais qui es-tu? Je repasse sans cesse toutes ces histoires qui n’ont pas fonctionné, je cherche sans cesse quelque chose que je n’aurais pas capté. Je repasse en boucle tout ce qui me reste de toi, de souvenir, de mes rêves à moi. Je panique en détresse, l’impression que le temps me délaisse, même s’il n’existe pas, les années ont un effet sur moi. Où est-ce tout qui ferait un toi, où est-ce tout pour moi. N’ai-je points jamais eu la chance d’aimer au point de vouloir en crever, n’ai-je pas d’un revers de la main essuyé cette larme qui t’étais destinée. En silence, le temps d’une danse, d’un simple regard sans au revoir. De rêve en rêve, j’ai espéré qu’un jour tout allait arrêter, toi sur moi, synchroniser avec le temps qui passe, qui m’agace. On parlait de nous aux majuscules, de toi auprès de moi, de nous dans le temps soufflé par le vent. Le vois-tu mon rêve délicat qui s’est brisé tant de fois? Je n’ai rien demandé, souvent qu’un baiser, mais sans arrière pensé, j’étais bien avec toi, je n’ai été que moi. Aujourd’hui, je tente de convaincre mes viscères que la passion à eu raison de ce que je suis, ce que j’étais, ce que je m’ennuie être. En moi s’écrie une voix étouffée par moi, une voix qui t’appelle toi, chaque fois. Pourquoi suis-je rendu là seul encore une fois? C’est comme si le monde s’était arrêté pour que je puisse le regarder, un instant, sans moi, sans toi, sans ce que j’ai toujours voulu de moi. J’ai eu peur, trop peur. J’ai eu mal, trop mal. Douleur et torpeur, je me suis empêché d’avancer vers ce que j’ai toujours rêvé. Je me suis poussé de toi simplement pour ne pas avoir froid. Aujourd’hui, assis seul devant tout ça, je me pose tant de questions, où est rendue cette passion. Je ne peux plus vivre de raison, elle ne m’appartient en rien, où est ce feu qui me consumait, où est ce feu qui m’enflammait à tout moment simplement parce que tes yeux sur moi se posaient. Ma raison en rage s’est transformée, je ne peux pas la supporter, je ne suis rien d’autre que cet animal, agile, fragile, qui ne demande qu’à s’exprimer. J’adresse cette maladresse avec un peu de tendresse et souhaite à ce jour que tout redevienne, de ce dont je me souvienne, pure passion jusqu’à ma réelle disparition.
Vivre… c’est mourir un peu
18 07 2011Commentaires : 7 Comments »
Étiquettes : espoir, mort, passion, Vie
Catégories : Amour, Attentes, Bonheur, Colère, Femmes, Solitude
La haine de ne pas vouloir se souvenir
3 07 2011J’enrage alors je vomis sur cette page. C’est passé, c’est fini, ne veux-tu pas l’accepter. Hier encore tu me disais doucement que c’était la dernière fois. Hier encore tu t’es foutu de moi. De torture en torture tu t’acharnes terriblement surtout sur moi. Toi, toi, toi… et moi je n’existe pas, je n’ai jamais existé et c’est pourtant moi qui ne comprends pas? Tu ne vaux pas l’encre que je t’alloue. Tant de mots, tant de douleur, temps de changer. J’ai cette haine de ne pas vouloir me souvenir, mais la sensation très présente que tout existe, que tout à exister, que rien n’a vraiment changé, que rien n’est à recommencer. J’ai la haine de me souvenir que je n’ai pas existé, pour quelqu’un, quelque part. Je donne du temps, encore trop longtemps à ne pas exister pour quelqu’un et cette haine c’est envers moi que je la porte. Les liaisons se coupe d’elle-même, mon silence, je te le laisse.
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Catégories : Colère, Troubles
Guérir un peu
3 07 2011Sur un sol gelé, ton pied m’a tendu la main. T’offrant mon coeur, j’ai déballé ce que j’avais de plus sincère. Mon être à nu, dans cette rue où je t’ai connu, tu as piétiné de façon délibérée. N’as-tu pas compris que je ne bougeais plus, n’as-tu point compris que je ne vivais plus? Le temps a passé et n’a rien réparé, mon coeur n’a que gelé quand l’hiver pris la place de l’été. Aujourd’hui doucement d’un vent chaud je sens le changement, ton corps distant offre plus de chaleur au temps, temps qui passe et tes traces qui s’éloignent dans la neige. Mon corps dégèle dans une douleur impossible. Dans mes côtes fracturées, tu as continué d’asséner des coups de pieds, simplement pour t’assurer que tu m’avais achevé. Immobile mon corps refait ses forces. Je ne me vengerai pas, je garderai simplement le silence, car c’est un peu de ma faute si je t’ai aimé.
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Catégories : Colère, Douleur, Troubles
Statue
3 07 2011D’un soubresaut, mon être divague dans une solitude perdue entre deux eaux. Le froid pénètre mes os et je cherche le chaud dans les yeux, dans tes yeux. Les vents divers repeignent le vert en blanc soyeux, le paysage et mes cheveux. Le silence persiste dans mon être tout entier et mon coeur subsiste de peine à continuer. J’ai arrêté de vivre, assis sur la rive, à regarder le niveau de l’eau monté, sans bouger. J’attendais, patiemment simplement pour faire changement, pour ne pas agir, pour ne pas m’embourber dans ces mêmes idées. J’ai arrêté simplement pour regarder, pour comprendre, pour réaliser qu’il ne se passe rien. Tout s’use, tout s’estompe, mon coeur bât à tout rompre : NON! Je ne veux pas me retrouver seul, triste, plat dans un désert sans sourire. J’ai pris les mois pour couper ce que j’avais comme lien créer bien souvent autour d’une humeur, d’un amour ou d’une histoire de cul. J’ai trop oublié ce que moi je voulais, j’ai trop souvent laissé parler la bête en moi. Comme le sable entre mes doigts, mes amours sont partis, je les ai laissés s’enfuir ou le vent les a soufflés. Maintenant mon corps ne répond plus, mon coeur non plus, je me donne du mal à rester immobile, pensant que c’est plus facile. J’étouffe doucement mes passions pour me réduire, me taire et m’endormir. Je vis, mais n’existe plus, en silence je ne pense plus, je ne bouge plus, il n’y a le temps qui passe et moi qui le regarde. Je brûle les moindres parcelles de ma vie devant l’écran. J’en suis triste aujourd’hui, enfin, maintenant, où conscient je confirme mon état atteint de stoïcisme intense. Immobilisé par la frayeur de vivre, de changer cette routine qui s’est installée, je me suis permis d’imaginer qu’il n’était quand même pas trop tard, car il n’est jamais trop tard. J’ai l’impression d’être statue et de voir simplement ce qui tournoie autour de moi, en silence. Il est pourtant temps de briser ce plâtre, ce marbre, ce verre dont je suis fait. Première étape, écrire…
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Catégories : Tout gris, Troubles, Un pas dans une direction